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Boostez votre mémoire : Mémorisez l’impossible en vous amusant

La faculté la plus importante pour maîtriser une langue étrangère est la mémoire. Pour les langues asiatiques comme le chinois et le japonais, qui ont moins de mots apparents, une écriture différente et une grammaire différente, avoir une bonne mémoire est presque un prérequis. Mais que faire quand on a une mémoire de poisson rouge ? Savez-vous qu’il existe des techniques pour mieux retenir et mieux gérer les informations ? Et qu’elles sont basées sur les mécanismes naturels du cerveau ? Dans le cadre de mon défi sur le chinois mandarin et le japonais, je me devais d’aborder un ouvrage sur l’art de la mémoire. J’ai donc sélectionné un livre sur le sujet qui me semble être l’un des plus complets en français : « Boostez votre mémoire : Mémorisez l’impossible en vous amusant ».

Résumé du livre : On ne naît pas avec une bonne ou une mauvaise mémoire, on la construit ! Car la mémoire, c’est entraînable. L’auteur du livre a déjà été invité sur plusieurs plateaux de télévision pour faire la démonstration de ses prouesses de mémorisation. Cependant, ce qu’on ignore, c’est que quelques temps auparavant, il avait une mémoire « ultra ordinaire » et que l’apprentissage par cœur ne fonctionnait pas sur lui. C’est quand il a découvert l’art de la mémoire et ses techniques qu’il est arrivé à retenir des informations impossibles pour le commun des mortels.

Ces techniques fonctionnent comme une boîte à outils : suivant le type d’information à retenir, il y a un système spécifique, le tout basé sur le fonctionnement naturel du cerveau. Le résultat est une rétention des informations plus longue et un apprentissage plus rapide. Ça marche pour les langues étrangères, mais aussi pour la guitare, les cours de médecine, l’apprentissage du code pénal ou toutes sortes d’informations utiles dans la vie quotidienne et professionnelle. L’auteur nous dévoile pas moins de 50 domaines avec leurs techniques appropriées.

Boostez votre mémoire : Mémorisez l’impossible en vous amusant, de Jean-Yves Ponce, 310 pages, 2016.

Chapitre 1 : Introduction

1-1 : Quelques mots de l’auteur

L’auteur a été invité à une émission TV de Christophe Dechavanne. Il explique brièvement qu’il fait des associations mentales entre ce qu’il doit mémoriser, en l’occurrence ici des empreintes digitales, et ce qui a du sens déjà pour lui. Car rien n’est plus semblable à une empreinte digitale qu’une autre empreinte. Il réussit le défi de l’émission et explique que tout le monde peut parvenir au même résultat en utilisant les bonnes techniques.

Il souligne que quand il était plus jeune, il avait un manque de mémoire et des difficultés à apprendre, ce qui lui posait des problèmes plus tard dans son travail, incapable de suivre les mises à jour de sa profession.

Un jour, alors qu’il se détend devant un documentaire sur la mémoire, il découvre une technique qui, à sa grande surprise, lui permet de mémoriser un jeu de cartes entier. Lui-même étonné par ce qu’il vient de réaliser, il commence à s’intéresser au sujet et se demande s’il existe des techniques similaires pour apprendre plus rapidement. Sa quête commence et se transforme en passion, et il décide de créer un blog sur la mémoire et d’écrire un livre sur le sujet.

Tout le monde a des capacités extraordinaires de mémoire. Il suffit d’apprendre des techniques ludiques et efficaces pour mémoriser des informations apparemment impossibles à retenir dans tous les domaines de la vie.

1-2 : VOTRE MÉMOIRE EN DANGER ! LE XXE SIÈCLE ET SES RÉPERCUSSIONS SUR VOTRE CERVEAU ET VOTRE VIE

Le XXIe siècle et l’abondance d’informations ont un impact sur notre mémoire. Une mémoire non sollicitée s’atrophie, ce qui rend difficile la réflexion en profondeur et la compréhension. De même, la perte de confiance en soi est liée à une mauvaise mémoire, et cela peut avoir des conséquences néfastes dans la vie privée comme professionnelle. Oublier un dossier important pour le travail peut coûter du temps, de l’argent et même sa place.

Le système éducatif tel qu’on le connaît maintenant n’a quasiment pas changé depuis 150 ans. Aujourd’hui, avec les découvertes et les techniques modernes, le système éducatif est obsolète. On profiterait à intégrer les techniques de mémorisation pour aider les élèves, car les examens ne sont ni plus ni moins que le répertoire du contenu d’un cours. Il s’agit donc bien d’un exercice de mémoire.

CHAPITRE 2 : COMMENT FONCTIONNE VRAIMENT VOTRE MÉMOIRE

2-1 : Les erreurs du quotidien et les idées reçues sur votre mémoire qui vous empêchent de réussir

L’apprentissage par cœur est une méthode inefficace, car elle se base uniquement sur la répétition des informations sans favoriser la compréhension. Au lieu de cela, pourquoi ne pas rendre l’apprentissage ludique et agréable, en utilisant des techniques qui correspondent au profil d’apprentissage de chaque individu ?

L’idée que certaines personnes ont naturellement une mauvaise mémoire est remise en question. La mémoire n’est pas intrinsèquement mauvaise, mais elle peut être mal entraînée. Les distractions modernes, telles que les smartphones et les notifications constantes, peuvent affecter notre mémoire, mais il est possible de la rétablir avec un entraînement adéquat.

L’un des pièges qui bloque nos capacités de mémoire est l’idée qu’avoir compris quelque chose ne signifie pas qu’on s’en rappellera pour toujours. Comprendre, c’est juste comprendre. Stocker dans la mémoire à long terme, c’est autre chose. Pour cela, la répétition est aussi un facteur clé. De même, bien qu’il puisse sembler utile, le surlignage excessif finit par noyer les informations importantes et n’apporte qu’une illusion d’apprentissage. Il est recommandé de privilégier des méthodes plus efficaces, telles que la réécriture synthétique sur papier en utilisant des mots-clés ou un surlignage léger mais ciblé.

Aussi, la croyance que la mémoire décline avec l’âge est une confusion avec d’autres aspects cérébraux. En réalité, la mémoire ne décline réellement qu’en cas de non-utilisation. Les personnes âgées ont tendance à penser que leur mémoire est moins bonne, mais des exercices d’entretien peuvent maintenir une bonne mémoire à tout âge.

En ce qui concerne la mémoire photographique, à l’exception de cas très spécifiques comme celui de Stephen Wiltshire, un artiste autiste, l’idée est fausse. Il en va de même avec l’idée selon laquelle nous n’utilisons qu’une petite partie de notre cerveau. Le cerveau n’est pas allumé ou éteint. En réalité, toutes les zones du cerveau sont actives, c’est juste qu’elles sont plus ou moins sollicitées selon les tâches. Ainsi, les techniques de mémorisation demandent du temps pour rééduquer le cerveau, mais elles sont bénéfiques à long terme. En outre, répéter un cours plusieurs fois sans concentration ne favorise pas la mémorisation. Enfin, même si la mémoire des odeurs est considérée comme la plus puissante des mémoires, bien qu’elle puisse évoquer des souvenirs de notre vie, elle n’est pas efficace pour mémoriser de longues pages d’informations.

2-2 : LES FAITS SURPRENANTS À PROPOS DE VOTRE MÉMOIRE

Incroyable mais vrai, la mémoire peut fabriquer des faux souvenirs ! Elizabeth Loftus, une psychologue, a mené des expériences montrant que la suggestion peut induire de faux souvenirs. Par exemple, dans une expérience, les participants ont été convaincus que des photos de souvenirs d’enfance leur avaient été fournies par leurs parents, mais l’une de ces photos était truquée et représentait un souvenir qui n’avait jamais existé. Lors d’entretiens ultérieurs, certains participants ont commencé à se souvenir de détails de cette scène truquée, même s’ils n’avaient jamais eu lieu.

De plus, la suggestion peut également influencer des témoignages oculaires. Les policiers posant des questions dirigées peuvent induire des fausses images dans la mémoire du témoin, qui commence à imaginer une scène en fonction des suggestions reçues. En outre, l’imagination peut également conduire à la création de faux souvenirs. Par exemple, dans une expérience, les participants ont été invités à imaginer une scène détaillée dans laquelle ils trébuchent et brisent une fenêtre, et par la suite, certains participants ont affirmé que cet événement s’était réellement produit dans leur enfance, alors qu’en réalité, ils l’avaient seulement imaginé lors de l’expérience.

Concernant les différents types de mémoire, nous avons la mémoire de travail, qui permet d’apprendre de nouvelles informations, mais elle a une capacité limitée de stockage (environ 4 à 7 types d’informations). Ensuite, les informations qui sont suffisamment maîtrisées sont transférées à la mémoire procédurale. C’est elle qui, par exemple, lorsque nous apprenons à conduire, fait en sorte que les actions qui étaient initialement difficiles deviennent automatiques grâce à ce type de mémoire, car elle enregistre les procédures et la logique.

Enfin, la « mémoire séquentielle » ou la mémoire des mouvements, concerne les séquences de gestes et de mouvements, comme les codes de carte bleue ou les gestes pour changer les vitesses d’une voiture. Ces mouvements deviennent automatiques avec la pratique.

Concernant les jeux vidéo, ils ont certaines vertus pour la mémoire. Les jeux vidéo stimulent l’imagination et aident à créer des associations mentales puissantes, ce qui facilite la mémorisation. Les joueurs réguliers peuvent se servir des scènes vécues dans les jeux pour se souvenir de choses de la vie quotidienne. De plus, les jeux vidéo améliorent la concentration, la précision et les réflexes, ce qui peut avoir des bénéfices dans d’autres domaines, tels que la chirurgie.

À noter que gribouiller pendant qu’on écoute active un réseau neuronal qui améliore l’enregistrement des informations. Il est plus efficace d’écrire à la main plutôt qu’au clavier pour mieux mémoriser les informations. (Fait très intéressant pour les apprenants en langue et particulièrement les langues avec des caractères chinois ou japonais 😊)

Enfin, les techniques de mémorisation peuvent augmenter le QI de 10 points. En effet, les tests de QI évaluent différents domaines, y compris la mémoire à court terme et la mémoire des chiffres. La maîtrise des techniques de mémorisation peut améliorer les performances dans ces domaines.

Tout ceci est possible car la mémoire fonctionne comme une bibliothèque, où elle effectue de la veille culturelle, de l’archivage d’informations et les range à des emplacements précis. Tout comme un bibliothécaire, la mémoire filtre les informations importantes, les recherche lorsque nécessaire et crée différents itinéraires pour y accéder. Ainsi, tout comme quand vous cherchez un livre dans une bibliothèque, vous pouvez le retrouver par différents éléments : son titre, son auteur, son genre, ses éditions, son année de parution, etc. La mémoire a donc plusieurs possibilités pour retrouver une information, contrairement à un ordinateur qui utilise des chemins plus directs. Cette forme d' »itinéraires bis » dans notre mémoire permet plus facilement de retrouver les données.

2-3 : LES 4 ÉTAPES D’UNE MÉMORISATION INDESTRUCTIBLE

Les quatre étapes essentielles pour une mémorisation efficace et durable sont la motivation, la compréhension, la mémorisation et l’ancrage.

La motivation consiste à avoir envie d’apprendre quelque chose et à se sentir compétent dans le domaine.

La compréhension implique de synthétiser et de compresser les informations avant de les mémoriser. La mémorisation nécessite l’utilisation de techniques appropriées pour retenir les informations, car il est impossible de tout mémoriser par cœur. Enfin, l’ancrage consiste à stocker les informations dans la mémoire à long terme en utilisant des techniques d’ancrage et de réactivation.

L’ensemble de ces étapes forme une checklist essentielle pour un apprentissage efficace et permet de surmonter les problèmes de mémoire.

1ère partie : Le noble art de la mémoire : Les bases pour mémoriser efficacement

Chapitre 3 : Ce que vous devez savoir avant de commencer

3-1 : L’ÉTAT D’ESPRIT À ADOPTER POUR AVOIR UNE EXCELLENTE MÉMOIRE

L’art de la mémoire ne consiste pas seulement en un ensemble de techniques à appliquer qui mènent inévitablement à un résultat. La qualité de l’effet qu’elles vont produire dépend d’un aspect essentiel : l’état d’esprit. Celui-ci permet d’appliquer les techniques avec un maximum d’efficacité et peut même faire carrément la différence entre obtenir des résultats et ne rien obtenir du tout. De plus, comme pour toute tâche, certaines parties sont moins agréables que d’autres. Pour parer à cela, maintenir un état de curiosité et d’action sera le levier de la réussite dans l’utilisation des techniques de mémorisation.

Un autre point qui s’avère être une révélation, c’est le cycle de la confiance. Cependant, il ne faut pas l’employer de n’importe quelle manière. Au fil du livre, on apprend que la source de l’abandon provient le plus souvent d’une perte de motivation. La théorie du cycle de confiance propose de remédier à cela en augmentant notre sensation de compétence.

Le concept est de prendre une tâche ou une compétence que l’on souhaiterait réaliser et de la diviser en parties plus petites, car plus faciles à accomplir individuellement. (Pour des exemples spécifique pour le chinois ou le japonais, je vous renvoie à l’article sur la méthode DiSSS de Tim Ferriss). À chaque fois que l’on termine l’une de ces petites parties, on acquiert un sentiment d’accomplissement, ce qui nous encourage à continuer et à nous attaquer à la prochaine étape. Finalement, après avoir terminé toutes les étapes, le sentiment d’accomplissement n’a jamais été rompu, et nous avons atteint notre objectif. En chemin, nous avons appris des choses et donc acquis une compétence. Cette compétence nous donne plus de confiance pour progresser, et en répétant ce cycle, on évite la perte de motivation et l’abandon.

Bien entendu, mettre cela en place demande du temps au début, mais c’est un investissement qui nous fera gagner beaucoup plus par la suite.

3-2 : COMMENT DEVENIR LA PERSONNE LA PLUS CONCENTRÉE SUR TERRE

La concentration aussi s’apprend et s’améliore. La concentration dépend de trois facteurs : la fatigue, l’environnement et les habitudes.

La fatigue comprend la fatigue physique, mais aussi la fatigue mentale. Une bonne hygiène de vie et de sommeil non seulement vous aidera dans votre vie, mais vos capacités cérébrales seront optimisées. Le sommeil est composé de cycles, et s’arranger pour les respecter se traduira par une meilleure mémorisation.

Le stress et le fait de penser à autre chose sont autant d’éléments qui viennent pomper votre énergie mentale. Ils laissent moins d’énergie pour mémoriser ce dont vous avez besoin. Donc, faire un peu de ménage dans sa vie ne peut pas être nuisible.

L’environnement, c’est trouver l’endroit le plus propice au travail et qui stoppe les distractions. C’est un pilier pour améliorer ses performances. Les habitudes qui nous mettent des bâtons dans les roues, voire qui sont toxiques, doivent être changées le plus vite possible. Cela peut être très simple, mais sachant que le cerveau est à son meilleur entre 20 et 45 minutes maximum, vous pouvez ajuster votre emploi du temps et arrêter de travailler comme un robot sur des blocs de 3 à 4 heures, qui finalement sont moins productifs. Ce n’est pas le nombre d’heures qui compte, mais combien vous pouvez accomplir dans le temps imparti. Il vaut donc mieux utiliser le cerveau quand il est au meilleur de ses capacités.

3-3 : COMMENT NE JAMAIS OUBLIER

Pendant le sommeil, notre cerveau trie les informations de la journée entre celles qu’il va conserver et celles qu’il va supprimer. Mais sur quels critères juge-t-il qu’une information doit rester ou non ? En fonction de son importance, de sa compréhensibilité, de sa pertinence et si l’information est divertissante ou suscite une émotion, entre autres critères.

Une fois que l’information est identifiée comme importante, elle peut passer par les différents types de mémoire, de la plus éphémère (mémoire de travail) jusqu’à être stockée dans notre esprit (mémoire à long terme). La manière dont nous apprenons va apposer une étiquette sur l’information, et le cerveau va l’identifier grâce à cela. C’est pourquoi apprendre bêtement par cœur présente le danger que l’information ait moins de chances d’être stockée dans la mémoire à long terme et soit rapidement oubliée.

Et en plus d’apprendre de la bonne manière, il est nécessaire de faire des rappels. Car ils vont faire comprendre au cerveau que si on a besoin de cette info souvent, c’est donc bien une information importante qu’il faut garder car on en a besoin. Mais encore faut-il faire des rappels de la bonne manière (et oui, c’est tout un art :).

Tout d’abord, un rappel est actif. Ça veut dire que si on prend un mot en chinois, par exemple 椅子 (Yǐzi). L’idée ne serait pas de lire du chinois vers le français et de se rappeler qu’il veut dire « chaise », car c’est passif, c’est juste de la reconnaissance. Mais de le faire dans l’autre sens, c’est-à-dire de penser au mot « chaise » en français et d’aller chercher dans notre mémoire comment il se dit et s’écrit en chinois. C’est plus exigeant au niveau cognitif, mais c’est comme ça qu’on fortifie ses réseaux cérébraux et que boostez votre mémoire. À partir de là, on organise des rappels à certains intervalles, comme le montrent les études d’Hermann Ebbinghaus, souvent considéré comme le père de la psychologie expérimentale de l’apprentissage.

Chapitre 4 : Les techniques de mémorisation qui changeront votre vie

4-1 : Pourquoi vous devez utiliser des techniques de mémorisation ?

Grâce à Internet, nous avons accès à une quantité illimitée d’informations sur tous les sujets. Cependant, toutes ces informations peuvent surcharger notre esprit et rendre difficile la distinction entre les informations utiles et inutiles.

Notre mémoire à court terme est comme une salle d’attente, et chaque jour notre cerveau y trie les informations reçues. Il décide quelles informations sont suffisamment mémorables pour être conservées et quelles informations peuvent être oubliées. Trois critères sont utilisés pour évaluer les informations : leur utilité, leur pertinence et leur mémorabilité.

Avec la profusion d’informations, le cerveau est confronté à une tâche de plus en plus complexe, car toutes les informations, importantes ou non, se retrouvent mélangées dans la salle d’attente. Et en plus, elles ont la même valeur, c’est-à-dire que les informations vitales et les informations triviales sont traitées de la même manière.

C’est un peu comme si dans la salle d’attente des urgences d’un hôpital, une personne qui a un simple rhume était traitée avec le même état d’urgence qu’une personne qui est en train de faire une hémorragie.

Et pour couronner le tout, les informations non essentielles sont constamment repassées en boucle dans les réseaux sociaux et les médias, ce qui leur donne inconsciemment un statut supérieur dans notre mémoire. Cela peut conduire à une négligence des informations importantes qui n’ont pas été exposées de la même manière.

(Ça vous ferait plaisir que le docteur s’attarde sur les éternuements de votre voisin pendant que vous êtes en train de vous vider de votre sang? 😉

Les techniques de mémorisation permettent de remettre de l’ordre pour booster votre mémoire à court terme en accordant une attention particulière aux informations importantes.

4-2 : LES TECHNIQUES DE BASE POUR MÉMORISER AU QUOTIDIEN

Voyez l’Art de la Mémoire comme un ensemble d’outils où chacun sera utilisé en fonction de la tâche à accomplir. Nous comptons quatre techniques fondamentales, à savoir :

  • les associations mentales et en chaîne
  • les voyages
  • le palais de la mémoire
  • le système chiffré

Tous les jours, sans y prêter attention, nous créons des associations, car celles-ci répondent très bien à la manière préférée d’apprendre du cerveau.

Par exemple, si je vous dis le mot « Chine », cela provoque une pensée dans votre esprit. Ça peut être l’image d’une rizière ensoleillée, un maître de Kung Fu, un plat de canard laqué, n’importe quoi. C’est déjà une association mentale automatique.

La technique ici consiste à associer volontairement quelque chose déjà connu dans notre tête à cette nouvelle information que l’on veut retenir. Ceci permet de créer un lien entre cette nouvelle information et nous. Ainsi, lorsqu’on voudra se rappeler de l’information, il sera plus facile de partir de l’image déjà présente dans notre tête, et en suivant son lien avec la nouvelle information, remonter jusqu’à elle. C’est un peu comme un fil de pêche : quand on veut remonter le poisson, depuis la canne (connue), on tire sur le fil de pêche (le lien) pour remonter le poisson (la nouvelle info).

Faire une image mentale plus efficace demande d’obéir à quelques règles, comme mettre l’image en mouvement ou exagérer l’image, entre autres. Mais en réalité, tout ceci n’a qu’un seul but : rendre l’image plus mémorable pour que le cerveau la garde en mémoire et la fasse remonter plus vite.

4-3 : LA TECHNIQUE DES ASSOCIATIONS MENTALES ET DES ASSOCIATIONS EN CHAÎNE

Notre cerveau crée naturellement des liens entre des images, des sons et des souvenirs. Parfois, ces associations peuvent sembler saugrenues et absurdes, mais c’est justement pourquoi on s’en souvient. Ainsi, une simple image peut nous rappeler quelque chose de totalement différent. Par exemple, quand je vois une guitare, je ne peux m’empêcher de penser à Elvis Presley. La technique des associations mentales consiste justement à relier de manière consciente un tas d’informations à une image, une sonorité ou un souvenir personnel.

La bonne nouvelle est que notre cerveau est capable de créer des associations pour absolument tout, même les concepts abstraits ou les mots compliqués. Pour s’exercer à créer des associations de manière plus contrôlée et consciente, l’auteur propose un exercice. Il recommande d’exagérer les images mentales pour les rendre mémorables. Par exemple, au lieu de simplement imaginer un ballon, on peut imaginer un ballon énorme de 3 mètres de diamètre, rose, ou même une pyramide de ballons. Cette déformation rend l’image plus marquante et facile à mémoriser.

Une autre astuce pour renforcer les associations mentales est d’ajouter du mouvement aux images. Une image en mouvement est plus mémorable qu’une image statique. On peut imaginer des objets inanimés se déplacer, comme des maisons qui se déplacent ou des marteaux qui dansent. Cela rend les associations mentales plus vivantes et plus fortes.

L’utilisation des cinq sens est également un moyen puissant de créer des associations mémorables.

La technique des associations en chaîne est efficace pour mémoriser les listes de mots. Chaque image est reliée à la suivante et à la précédente pour former une chaîne d’associations. Par exemple, si les mots à mémoriser sont « téléphone », « glu » et « confiture », on peut imaginer un téléphone géant d’où coule de la glu, qui tombe dans un pot de confiture de fraises.

booster votre mémoire chinois mandarin japonais. L'imagination est une aide pour mieux mémoriser. c'est plus ludique et moins monotone

4-4 : Le voyage, la plus puissante des techniques de mémorisation

Simonide de Céos était un poète de la Grèce antique considéré comme le premier homme à utiliser cette technique. Il avait été capable de se souvenir de l’identité et de l’emplacement exact de chaque invité d’un banquet dont le toit du bâtiment s’était effondré sur eux. Une fois les décombres déblayés, il était difficile d’identifier les personnes, tellement elles avaient été abîmées. Simonide avait été capable d’une telle prouesse non pas parce qu’il avait appris chaque nom de personne, mais à cause de l’endroit où se trouvaient les invités.

La technique du voyage consiste donc à associer des informations à des lieux ou des points de passage familiers afin de les mémoriser plus facilement.

La mémoire des lieux est décrite comme l’une des mémoires les plus puissantes, car on peut se rappeler facilement l’emplacement des pièces de sa maison ou les trajets fréquemment effectués. Elle est d’autant plus puissante puisqu’elle permet de retenir les infos dans un ordre logique via les étapes d’un trajet qui a un point de départ et un point d’arrivée.

Pour créer son premier voyage, on peut utiliser des lieux familiers comme sa maison. Chaque lieu est associé à un élément à retenir, on crée des images mémorables en faisant interagir les éléments avec l’environnement du lieu. Pour cela, il est recommandé de respecter trois règles d’or : créer des associations en mouvement, faire interagir les images avec les lieux et prendre le temps de créer les associations en utilisant les cinq sens.

On apprend également qu’il est possible d’augmenter la taille des voyages en choisissant davantage de lieux, réels ou fictifs, et qu’il n’est pas nécessaire de maîtriser parfaitement ces lieux. Des recommandations sont données pour créer des voyages mémorables, notamment en choisissant des points de passage suffisamment distincts et en espaçant les lieux pour éviter les confusions.

4-5 : 50 IDÉES DE VOYAGES POUR STOCKER VOS INFORMATIONS

Je pense que le titre de cette partie est suffisamment explicite pour comprendre de quoi il s’agit, et si vous voulez profiter de ce travail (mâché) de l’auteur, il va falloir vous procurer son livre.

4-6 : LE PALAIS DE LA MÉMOIRE

Cette technique est extrêmement populaire. Le Palais de la Mémoire est recommandé pour mémoriser des informations de manière durable, notamment des données sémantiques (qui concernent le sens, la signification :). Pour créer votre propre Palais de la Mémoire, il faut considérer qu’il s’agit d’un ensemble de voyages mentaux qui se connectent entre eux. Il est recommandé d’avoir une collection de voyages déjà prête. Comparé à une mémoire habituelle où les informations sont empilées de manière chaotique, le Palais de la Mémoire permet de mémoriser les informations dans un ordre précis et restituable. De plus, le Palais de la Mémoire est flexible et extensible, car il est possible de créer des extensions imaginaires. Cependant, il est important de noter que les informations stockées dans le Palais de la Mémoire ne sont pas éternelles. Elles peuvent être oubliées, donc il faut aussi faire des rappels de temps à autre. La technique du Palais de la Mémoire est puissante et permet de mémoriser d’énormes quantités d’informations de divers types.

votre palais de mémoire peut être n’importe quoi, donc pourquoi ne pas lui donner un look qui donne envie de s'y promener

4-7 : COMMENT MÉMORISER LES CHIFFRES

Les chiffres sont parmi les données les plus difficiles à mémoriser, mais ils sont présents partout dans notre vie quotidienne. Le livre propose trois niveaux de systèmes de mémorisation des chiffres :

  1. Niveau débutant : Le système simple consiste à associer chaque chiffre de 0 à 9 à une image mémorable. Par exemple, le chiffre 0 peut être associé à un œuf ou un ballon, le chiffre 1 à un stylo ou un drapeau, le chiffre 2 à un cygne, et ainsi de suite. Cette méthode est pratique pour mémoriser de petits chiffres de la vie quotidienne.
  2. Niveau avancé : Le système Dominic propose d’associer chaque chiffre de 00 à 99 à une image. Cela permet de mémoriser des chiffres plus grands et plus complexes.
  3. Niveau champion : Les champions de mémoire utilisent des systèmes plus élaborés pour associer chaque chiffre de 000 à 999 à une image. Cependant, cela demande beaucoup d’efforts et n’est nécessaire que pour la compétition ou lorsque vous devez mémoriser exclusivement des chiffres.

Le système simple est rapide et facile à mettre en place. Il suggère d’utiliser des associations en chaîne pour mémoriser des listes de tâches ou des programmes. Par exemple, si vous avez huit tâches à accomplir dans un ordre précis, comme aller chercher du pain, puis téléphoner à quelqu’un, etc., vous pouvez associer chaque tâche à une image correspondant à un chiffre. Ainsi, vous pouvez imaginer un stylo planté dans une baguette de pain si la première tâche est d’aller à la boulangerie (chiffre 1), un cygne téléphonant pour la deuxième tâche (chiffre 2) si la deuxième tâche est de passer un appel, etc.

Lorsque vous devez mémoriser un grand nombre de chiffres ou plus de dix tâches, passez au système Dominic.

4-8 : LE SYSTÈME DOMINIC, VOTRE PROPRE SYSTÈME DE MÉMORISATION VALABLE À VIE

Ce système de mémorisation appelé « Système Dominic » ou PAO (Personnage-Action-Objet) a été créé par Dominic O’Brien, un ancien champion de mémoire anglais. Ce système permet de mémoriser des chiffres en les associant à des personnages, des actions et des objets. Il est particulièrement utile pour mémoriser des données chiffrées complexes, des dates, des numéros de téléphone, etc.

Le système est construit en trois étapes :

  1. La langue des chiffres : On associe des sons de la langue aux chiffres, par exemple, le chiffre 1 est associé au son « L », le chiffre 2 au son « N », etc.
  2. Création de mots avec la langue des chiffres : On combine les sons associés aux chiffres pour former des mots. Les voyelles sont ajoutées par la mémoire pour compléter les mots. Par exemple, pour le chiffre 47, on peut créer le mot « râteau » en combinant les sons « r » et « t » ou « d ».
  3. Création de 100 personnages/actions/objets : On crée 100 images spécifiques représentant des personnages ou des personnes en utilisant la langue des chiffres. Chaque image est associée à une action unique et à un objet unique. Par exemple, le chiffre 13 peut être associé à d’Artagnan avec l’action de porter un chapeau et l’objet « épée ».

Il est recommandé de commencer par créer des images pour les chiffres évidents, ceux qui sont chargés émotionnellement ou qui ont une signification personnelle. On peut également utiliser les initiales de personnes connues pour certains chiffres.

4-9 : EXEMPLE DE SYSTÈME DOMINIC QUE VOUS POUVEZ UTILISER

Le système Dominic consiste à créer des histoires en utilisant des images pour mémoriser des suites de chiffres. La méthode propose de découper la suite de chiffres en groupes de deux chiffres. Les deux premiers chiffres représentent un personnage, les deux suivants une action effectuée par le personnage, et les deux derniers chiffres un objet utilisé dans l’action (PAO : personnage, action, objet).

Par exemple, si vous devez mémoriser la suite de chiffres 681371, on divise en groupes de deux chiffres : 68-25-71. Le premier chiffre (68) correspond au personnage Steve Jobs, le deuxième chiffre (25) représente l’action de pêcher, et le dernier chiffre (71) est l’objet, une télévision. On peut alors imaginer Steve Jobs en train de pêcher avec une télévision.

Jean-Yves encourage à utiliser ce système pour mémoriser des suites de chiffres et propose des exercices et défis pour pratiquer le système. Il explique également comment adapter le système en fonction du nombre de chiffres à mémoriser, en utilisant des images supplémentaires ou en associant les images à des lieux d’un voyage.

Il est également mentionné les techniques utilisées par les champions du monde de mémoire, qui utilisent des variantes du système Dominic avec un nombre beaucoup plus élevé d’images. Cependant, pour la plupart des tâches de mémorisation courantes, le système de base (00-99) est amplement suffisant.

Partie 2 : Apprendre à mémoriser ses cours sans souffrance

Chapitre 5 : COMMENT APPRENDRE MIEUX, PLUS RAPIDEMENT ET SANS SOUFFRIR

Les techniques enseignées dans la partie précédente sont comme des outils pour réaliser vos objectifs. Comme tout professionnel, nous devons maintenir notre matériel dans le meilleur état possible pour préserver leur efficacité. C’est ce que proposent les chapitres suivants.

5-1 : LE SECRET ET LA TECHNIQUE POUR APPRENDRE SANS SE FATIGUER

De nombreux étudiants se sentent submergés par la quantité de cours et d’informations à assimiler, ce qui entraîne de la fatigue et du découragement. Pour éviter cela, il est recommandé de changer sa façon d’apprendre en réduisant la durée des séances de travail et en augmentant leur intensité. Des sessions de 30 à 45 minutes, sans interruptions ni distractions, sont plus efficaces qu’une longue période de révision. De plus, il est conseillé de découper le travail en petites missions, en divisant le contenu à mémoriser en parties plus digestes. Par exemple, un chapitre peut être divisé en trois parties, chaque partie étant ensuite divisée en trois sous-parties. Cette approche permet de rendre l’apprentissage plus facile et moins épuisant pour la mémoire. En suivant ces conseils, les apprenants peuvent mémoriser efficacement tout en préservant leur énergie.

5-2 : QUEL EST VOTRE PROFIL D’APPRENTISSAGE ?

Lors de l’apprentissage, trois parties distinctes de la mémoire sont sollicitées : la mémoire visuelle, la mémoire auditive et la mémoire kinesthésique. Chaque individu utilise ces trois types de mémoire, mais certaines personnes ont tendance à privilégier l’un d’entre eux en raison de leurs connexions neuronales et de leurs habitudes d’apprentissage. La mémoire visuelle est utilisée par ceux qui créent des scènes mentales pour mémoriser. La mémoire auditive est caractéristique des personnes qui mémorisent en répétant les informations ou en les entendant. La mémoire kinesthésique est une mémoire plus émotionnelle qui permet de se souvenir des émotions, des mouvements et des gestes. Il est recommandé d’exploiter les trois types de mémoire pour renforcer sa mémoire globale. Par exemple, en réécrivant les informations à la main, on sollicite la mémoire kinesthésique. (La mémoire auditive est particulièrement utile pour apprendre des langues étrangères, car elle aide à mémoriser la prononciation et le vocabulaire.) Il est important de comprendre son profil d’apprentissage dominant, mais pour améliorer sa mémoire, il est essentiel d’utiliser également les autres types de mémoire. Le fait de changer de canal de mémorisation peut faire la différence entre un apprentissage réussi et un blocage définitif.

5-3 : L’IMPORTANCE DU SOMMEIL POUR VOTRE MÉMOIRE

Pendant le sommeil, le cerveau trie les informations mémorisées pendant la journée, les classe et élimine celles qui ne sont pas utiles. Un sommeil perturbé ou insuffisant empêche ce processus de tri et peut affecter la mémoire.

Le sommeil se déroule en cycles d’environ une heure et demie. À la fin de chaque cycle, on entre en sommeil paradoxal et on se réveille ou on repart pour un autre cycle. Il est recommandé d’avoir au moins 4 cycles de sommeil, soit environ 6 heures pour un adulte, et 5 cycles, soit environ 7 heures et demie pour un adolescent. Interrompre un cycle de sommeil ou repartir dans un nouveau cycle alors qu’on devrait se réveiller peut perturber le processus de classement de la mémoire et entraîner une sensation de fatigue.

Pour optimiser le sommeil et favoriser une meilleure mémorisation, voici quelques conseils pratiques :

• Évitez les écrans avant de dormir, car ils empêchent la sécrétion de l’hormone d’endormissement. Prévoyez une demi-heure sans écrans avant de vous coucher.

• Évitez le stress avant de dormir en laissant de côté vos préoccupations et en traitant les problèmes le lendemain.

• Prenez soin de votre lit en le retournant régulièrement pour éviter les maux de dos.

• Faites votre lit le matin, cela crée une sensation de confort et favorise le sommeil.

• Assurez-vous que votre chambre soit sombre en utilisant des rideaux opaques ou des stores pour bloquer la lumière extérieure.

• Évitez les écrans dans la chambre, car ils perturbent le sommeil et la sécrétion de mélatonine.

5-4 : L’IMPORTANCE DE L’EXERCICE PHYSIQUE POUR VOTRE MÉMOIRE

L’activité physique aide le cerveau à s’oxygéner et à être mieux nourri en nutriments, ce qui contribue à prévenir la diminution de la mémoire liée au vieillissement. En pensant au cerveau comme un filtre qui trie les informations pendant les périodes de repos, lorsque vous ne fournissez pas à votre cerveau l’activité physique dont il a besoin, il ralentit et devient moins efficace.

Il est recommandé de pratiquer une activité physique de type « cardio » en veillant à ne pas trop augmenter votre fréquence cardiaque. La fréquence cardiaque maximale théorique pendant l’effort est généralement estimée à 200 moins votre âge. Il est déconseillé de s’approcher de cette fréquence maximale car cela peut entraîner une diminution de l’oxygénation du cerveau. La course à pied, le vélo, le rameur sont des activités recommandées où l’effort peut être plus facilement dosé.

Le meilleur moment pour pratiquer une activité physique en lien avec la mémoire est juste après avoir fourni un gros effort intellectuel, comme une séance intense de mémorisation ou de révision. C’est à ce moment que votre mémoire commence à assimiler l’information et a le plus besoin d’oxygène et de nutriments. De plus, l’exercice physique peut souvent stimuler la créativité et aider à trouver des solutions lorsque vous êtes bloqué sur un point difficile ou que vous cherchez des idées.

En plus des bienfaits sur la santé physique, la concentration et la mémorisation, l’exercice physique stimule la sécrétion d’endorphines, ce qui améliore votre bien-être et votre moral. Un moral plus élevé facilite la mémorisation en favorisant les associations mentales rapides et puissantes.

5-5 : COMMENT RÉSISTER AU RAZ-DE-MARÉE D’INFORMATIONS

Pour résister à un flux d’informations intense, il est recommandé d’adopter une nouvelle approche de gestion du temps. Au lieu d’allouer de longues heures d’étude, on peut récolter de petites périodes de temps tout au long de la journée.

En récoltant des minutes de temps disponibles, le cerveau bénéficie de plusieurs avantages : une mémorisation moins stressante, une meilleure qualité de mémorisation et une satisfaction personnelle de progresser chaque jour.

Il est également possible de gagner du temps en travaillant en groupe sur des points difficiles plutôt que de travailler seul et d’y passer plus de temps.

De même, il est important de ne pas sur-apprendre. En effet, utiliser plus de temps pour retenir sur le bout des doigts le premier chapitre d’un cours, c’est du temps en moins pour le reste et si vous avez une échéance, vous risquez de manquer de temps. Il vaut mieux miser sur la courbe des rappels pour optimiser l’efficacité de la mémorisation, ce qui permettra de retenir aussi bien au final et d’avoir la totalité des informations.

5-6 : COMMENT DISCERNER CE QUI EST IMPORTANT DE CE QUI EST ACCESSOIRE

Quand on a quelque chose à apprendre, il est recommandé de ne pas essayer de mémoriser chaque détail, car cela demande trop d’énergie et de temps. Au lieu de cela, il est essentiel de développer un esprit de synthèse pour distinguer l’essentiel de l’accessoire. Pour cela, nous avons la « technique de l’armoire« . Cette technique consiste à voir le cours comme un meuble avec des tiroirs qui renferment des boîtes contenant des objets. Le fil conducteur logique est que chaque tiroir représente un chapitre de cours, chaque boîte représente le plan du cours, et chaque objet représente des idées, des arguments et des exemples. Il est important de repérer la logique du cours avant de mémoriser quoi que ce soit. Ensuite, il faut mémoriser les tiroirs, puis les boîtes, les petites boîtes et enfin les objets, en avançant rapidement sur tous les cours en même temps.

On applique également la règle des 80/20 aux cours, en soulignant que 80 % de ce qui doit être mémorisé se trouve dans 20 % des mots-clés du cours. Ces mots-clés sont essentiels à la compréhension du cours et il est donc important de les mémoriser en priorité. Une fois que ces mots-clés sont maîtrisés, on peut élargir la mémorisation aux exemples, aux données chiffrées et aux cas particuliers.

5-7 COMMENT AUGMENTER VOTRE VITESSE DE LECTURE ET MIEUX MÉMORISER

C’est assez contre-intuitif, mais forcer sa lecture à être plus rapide nous aide à mieux mémoriser. Lorsque vous lisez lentement, votre esprit se laisse distraire et relit souvent les mêmes choses. En lisant plus rapidement, vous vous concentrez davantage et évitez les distractions, ce qui favorise une meilleure mémorisation. Il est important de trouver la bonne cadence entre vitesse et efficacité.

Pour ce faire, on peut utiliser quelques astuces :

  • Utiliser un guide visuel. Lorsque vous lisez, utilisez un crayon, votre doigt ou même le pointeur de la souris pour guider vos yeux. Cela réduit la fatigue oculaire et vous permet de lire sur de plus longues périodes. Le guide visuel aide vos yeux à suivre le texte de manière fluide.
  • Tirer avantage de l’effet « autoroute » : Si vous lisez à une vitesse élevée pendant un certain temps, votre cerveau s’habitue à cette vitesse. Lorsque vous revenez à une lecture plus lente, cela peut sembler trop lent et vous pouvez vous sentir frustré. Vous pouvez utiliser cet effet pour accumuler plus d’informations rapidement et trouver celles qui sont importantes pour vous.
  • Le survol sélectif : Pour les lectures de divertissement, la lecture rapide n’est pas nécessaire, car cela peut nuire à votre plaisir de lecture. Cependant, pour les cours et les lectures d’information, le survol sélectif est utile. Il s’agit de chercher rapidement les réponses aux questions essentielles telles que qui, quoi, où, quand, combien, pourquoi (acronyme QQOQCP). Cela vous permet de comprendre rapidement le contenu et de vous concentrer sur la mémorisation des informations pertinentes.
  • Les mots importants et les débuts de paragraphe : Certains mots signalent des idées importantes ou des avertissements. Ralentissez votre lecture ou survolez lorsque vous rencontrez ces mots. En outre, les débuts de paragraphe contiennent souvent les idées principales. Prenez votre temps pour les comprendre.
  • Utiliser des cartes mentales : Les cartes mentales sont un outil puissant pour la mémorisation. Elles ont aidé des centaines de milliers de personnes à travers le monde. Elles peuvent vous aider à organiser visuellement les informations et à les retenir plus facilement.

5-8 LES CARTES MENTALES POUR APPRENDRE PLUS RAPIDEMENT

Les cartes mentales, également connues sous le nom de cartes heuristiques ou mind mapping, sont un outil graphique et ludique qui peut être utilisé pour diverses applications, notamment pour mémoriser des livres, aider à l’apprentissage de cours complexes, prendre des notes, trouver de nouvelles idées, résoudre des problèmes, représenter des idées, des concepts, des problèmes, et pratiquement tout ce qui existe. Elles sont simples à créer, amusantes et très efficaces pour améliorer l’apprentissage et la mémorisation.

Les cartes mentales s’articulent en suivant le mode de fonctionnement du cerveau, c’est-à-dire en utilisant des ramifications et des réseaux d’idées. Elles font appel notamment à l’utilisation de la couleur, aux associations d’idées et à la mise en relation d’idées à partir d’un point central.

Pour créer une carte mentale, il suffit de respecter quelques règles de base : commencer par le centre de la page, utiliser des couleurs pour faciliter la mémorisation, limiter chaque branche à un seul mot ou concept, utiliser des dessins pour résumer les idées et laisser l’esprit vagabonder.

Les cartes mentales favorisent la mémorisation en vous engageant de manière ludique dans un processus cognitif d’organisation de l’information. Et puisque vous êtes le créateur de la carte mentale, votre cerveau est beaucoup plus attentif. Elles peuvent donc également être utilisées comme outil de révision en redessinant la carte pour vérifier la compréhension des concepts clés.

pour booster votre mémoire et être plus efficace en chinois ou japonais, on peut utiliser les cartes mentales / cartes heuristiques ou mind map pour les règles de grammaire par exemple

Chapitre 6 : COMMENT MÉMORISER DES COURS

Dans ce sixième chapitre, il est abordé l’application pratique des techniques de l’art de la mémoire pour mémoriser des informations difficiles. Il est important de noter que ces techniques peuvent demander un temps d’adaptation au début, mais persévérer en vaut la peine. De plus, il est essentiel de se rappeler que vous pouvez mémoriser n’importe quel type d’information. Il n’y a pas qu’une seule façon d’utiliser votre mémoire. En fonction de votre style d’apprentissage, de vos préférences techniques et du type d’information à mémoriser, vous trouverez toujours un moyen d’atteindre vos objectifs.

6.3 COMMENT APPRENDRE UNE LANGUE RAPIDEMENT

Pour Jean-Yves, la meilleure façon d’apprendre une langue étrangère est de la parler avec un natif ou un bilingue. Si cela n’est pas possible, il recommande d’utiliser des techniques de mémorisation pour booster l’apprentissage. Il conseille de commencer par le vocabulaire, car cela favorise la communication plus rapidement. Voici les techniques recommandées :

Technique de mémorisation du vocabulaire :

  • Choisissez un mot et entraînez-vous à le prononcer.
  • Créez une association mentale entre le mot étranger et sa traduction en français.
  • Reliez ces deux associations mentales.
  • Utilisez la courbe de l’oubli pour une mémorisation à long terme.

Il est important de répéter ces associations en suivant la courbe de l’oubli pour consolider la mémoire à long terme.

Technique de l’immersion totale :

L’immersion totale est considérée par l’auteur comme la méthode la plus efficace pour apprendre une langue. Si vous n’avez pas la possibilité d’aller dans le pays de la langue que vous cherchez à apprendre, il recommande d’aménager votre environnement avec le plus de références possible dans la langue cible :

  • Étiquetez les objets de votre quotidien avec leur traduction pour les avoir constamment sous les yeux.
  • Regardez des films ou des émissions de télévision avec des sous-titres pour lire et entendre la langue en même temps.
  • Écoutez, lisez et parlez cette langue étrangère autant que possible.
  • Utilisez un dictionnaire de la langue cible pour chercher la signification des mots que vous ne connaissez pas.

Transformez votre apprentissage en jeu pour progresser rapidement.

Quelques idées :

  • Parlez uniquement dans la langue cible pendant une journée.
  • Intégrez des mots difficiles dans vos conversations.
  • Composez des poèmes utilisant des mots de vocabulaire spécifiques.
  • Fixez-vous des défis pour apprendre un certain nombre de mots nouveaux par jour.

Apprentissage des langues asiatiques :

Les langues asiatiques peuvent sembler plus difficiles en raison de leurs alphabets différents, mais les mêmes principes d’association mentale peuvent être utilisés.

  • Associez les caractères à des images et des sons pour les mémoriser plus facilement.
  • Les langues asiatiques ont souvent une logique de « jeu de construction », ce qui facilite la mémorisation des mots de vocabulaire et la compréhension générale de la langue.

En ce qui concerne le rythme d’apprentissage, cela dépend du contexte. Si vous apprenez pour le travail ou les études, vous devez suivre un programme spécifique. Si vous apprenez par vous-même, il est recommandé de mémoriser entre 3 et 5 mots par jour, mais ajustez ce rythme en fonction de votre capacité.

En utilisant ces techniques et en pratiquant régulièrement, vous pourrez améliorer considérablement votre apprentissage des langues chinoise et japonaise.

Le mot de la fin :

Vous venez de dévorer le succulent plat de résistance : un résumé concentré du livre « Booster votre mémoire ». Maintenant, vous vous demandez peut-être : « Attendez une seconde, où sont passées les techniques pour retenir les dates d’histoire, la géographie et le code pénal ? ». Eh bien, voici la réponse : on les a gentiment laissées de côté comme la purée de patate lors d’un buffet gastronomique. Pourquoi ? Parce que dans cet humble coin du web, on est obsédés par une chose : vous aider à dompter ces langues asiatiques complexes comme un pro.

Tout ce dont vous avez besoin pour supercharger vos compétences linguistiques se trouve dans ce résumé bien cuisiné. Les astuces et méthodes essentielles pour propulser votre mémoire dans l’empire du milieu ou du pays du soleil levant ont été soigneusement déballées ici. D’ailleurs, soyons francs : les techniques pour se rappeler les dates de batailles historiques ou les articles du code pénal ne vont pas vous aider à négocier avec un menu chinois ou à échanger des blagues en japonais lors d’une soirée. Alors, on a gardé seulement le meilleur du festin pour vous ici.

Essayez ces techniques dans votre apprentissage du chinois ou du japonais et partagez dans les commentaires vos résultats, aussi bien vos réussites que vos déboires. Cela aidera la communauté, et si besoin, on verra comment rectifier le tir. Mais avec les superbes techniques décrites plus haut, je les utilise chaque jour et je peux vous dire que ça m’aide beaucoup, surtout quand c’est fait consciemment. Peut-être que ces techniques marcheront encore mieux pour vous qu’elles ne fonctionnent pour moi, je suis impatient de vous lire.

下次见! またね !

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About the author

Passez de zéro à héro en chinois ! Avec les nouvelles techniques des neurosciences et mon expérience de professeur de chinois, je serais honoré de vous donner tout ce qu'il faut pour surmonter les obstacles que vous traversez dans votre apprentissage de la langue chinoise.

Titulaire d'un master de chinois, entré dans le MBA de l'université du Jiangsu, vécu plus de 10 ans en Chine (arrivé 2009), directeur d'une société d'import export à Shanghai, acteur dans des séries et long métrage chinois, j'ai éprouvé mon mandarin et développé une expertise de la langue. Mon système est là pour aider les apprenants à atteindre leurs objectifs.
Que vous souhaitiez vous initier aux chinois mandarin, vous perfectionner, passer le diplôme du HSK, entrer dans une université ou trouver du travail en Chine, mieux communiquer avec vos clients chinois... je suis là pour vous accompagner.

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