Comment doubler votre mémoire sans effort ?

La maîtrise d’une langue étrangère demande des qualités d’analyse, qui serviront pour mieux comprendre la grammaire.

D’organisation, si vous apprenez en autodidacte.

De confiance en soi, pour oser parler et s’améliorer.

Tout ceci parmi bien d’autres qualités tout aussi importantes.

Cependant la qualité majeure que tout le monde reconnaît dans l’apprentissage des langues c’est la mémoire.

En effet quand on pense qu’il va falloir plusieurs centaines de mots pour constituer un vocabulaire suffisant afin d’aborder un minimum de sujets, il vaut mieux avoir une bonne mémoire.

C’est encore plus important dans les langues qui ont un autre système d’écriture ou des sons différent de notre langue maternelle.

Les langues asiatiques en sont un parfait exemple :

En Coréen bien que le Hangeul soit relativement simple à apprendre et utiliser, il va falloir mémoriser les règles de lectures avec les changements de sons et les conjugaisons en plus du vocabulaire. En chinois mandarin il vous faudra 3000 caractères pour pouvoir lire un journal. Et l’exemple peut continuer avec le Japonais, le Thaï, etc.…

Depuis le cardinal Giuseppe Mezzofanti, de plus en plus de techniques de mémorisation ont vu le jour.

Aujourd’hui voyons de plus près un facteur qui peut doubler votre capacité de mémorisation et cela sans effort supplémentaire de votre part.

Cerveau : les fonctions d’apprentissage et de mémoire

Au cours des 10 dernières années, les recherches dans le domaine scientifique ont démontré que nous avions besoin de sommeil après qu’on ait appris ou étudié quelque chose. Sinon on oublie ce qu’on a appris.

Un peu comme appuyer sur le bouton “sauvegarder” de votre logiciel word quand on rédige un rapport sous peine de perdre tout ce qu’on a écrit. Ceci permet donc de ne pas oublier les choses qu’on a apprises.

Mais récemment les études ont aussi démontré que nous avons besoin de sommeil avant d’étudier. Ceci permet au cerveau de pouvoir absorber de nouvelles informations. Comme une éponge peut le faire avec de l’eau. Mais avec un manque de sommeil c’est comme si votre éponge devenait un morceau de laine. Impossible de retenir l’eau. À l’approche des examens, beaucoup d’étudiants bachotent sans compter les heures ni les nuits pour retenir le plus d’informations.

hippocampe, siège de rétention de l'information
hippocampe, siège de rétention de l’information

La vie moderne et les obligations de performance se faisant de plus en plus intense, poussent les gens à chercher du temps là où ils peuvent.

Le scientifique britannique et professeur de neurosciences et de psychologie à l’Université de Californie, Matthew Paul Walker a voulu étudier les effets sur l’apprentissage du cerveau après une nuit blanche.

Il a fait participer des volontaires qu’il a séparés en 2 groupes expérimentaux : groupe avec sommeil de 8 heures et groupe avec nuit blanche. Le jour suivant ils ont placé les participants dans un IRM (Imagerie par Résonance Magnétique) et leur a donné une liste de fait à retenir. Pendant ce temps-là, l’équipe scientifique a observé l’activité dans leurs cerveaux.

A la suite de ça, Ils ont testé les participants pour voir l’efficacité d’apprentissage sur la liste qu’ils ont apprise.

 (Nature Neuroscience 10.385.382 (2007) (current biology R183-184 (2011))
(Nature Neuroscience 10.385.382 (2007) (current biology R183-184 (2011))

La différence de rétention des informations entre les deux a été de plus de 40% !

Pour mieux se représenter l’impact de la chose voyons cet exemple : Imaginez que vous preniez l’examen du HSK.

Pour les HSK 1 et 2, il faut obtenir minimum 120 sur 200 pour réussir le test, soit 60% de bonnes réponses.

Et pour les niveaux 3 à 6 il faut obtenir 180 sur 300 pour réussir le test, soit 60% de bonnes réponses.

Nous venons donc de retrouver notre ratio 60 / 40.

Qui peut espérer obtenir 100% des réponses juste à ce genre de test ?

Ainsi, ce genre d’impact peut faire la différence entre quelqu’un qui réussira un examen et quelqu’un qui échouera sans avoir la moindre chance de s’approcher de la moyenne.

Comment améliorer votre sommeil

Maintenant que nous avons un aperçu de l’importance du sommeil pour notre rétention d’information, pour notre mémoire et notre concentration, voyons que faire pour l’améliorer.

Il nous arrive à chacun de mal dormir ou même d’avoir du mal à s’endormir.

À cette fin, chacun a sa petite routine personnelle pour se préparer au sommeil.

Quelles sont les facteurs qui troublent le sommeil ?

Les vertus de l'alcool sont elle bonnes pour le sommeil?
Les vertus de l’alcool sont elle bonnes pour le sommeil?

L’alcool peut-il aider à dormir ?

On connaît tous des personnes qui le soir pour se détendre vont boire un petit verre.

Il y a aussi une croyance populaire qui donne à l’armagnac des vertus pour avoir un sommeil plus profond.

Malheureusement, c’est plus une légende urbaine que la réalité.

L’alcool a un pouvoir sédatif certes, mais c’est différent du sommeil.

Quand on boit de l’alcool, notre cortex cérébral est comme mis hors service. Cependant pendant qu’on dort, le sommeil est beaucoup plus léger avec beaucoup plus de période de réveil spontané durant la nuit.

On ne s’en souvient pas le lendemain mais des périodes de réveils très court se manifestent durant toute la période de sommeil.

La conséquence de ça c’est que le lendemain matin vous sentirez que votre sommeil n’aura pas été réparateur, vous ne vous sentirez pas frais.

Enfin, le problème avec l’alcool c’est qu’il inhibe la possibilité de rêver et les mécanismes qui vont avec.

Ces fonctions ont un lien avec notre santé mentale et émotionnelle.

Le Cannabis peut-il préparer au sommeil ?

Certains consommateurs de Cannabis afin de dissiper leur anxiété où pour se relaxer d’une journée stressante vont utiliser le cannabis.

Même si le cannabis peut accélérer la sensation d’entrée en sommeil, malheureusement tout comme l’alcool mais par un autre mécanisme, il va bloquer la faculté de rêver durant le sommeil.

Et si cette étape importante du sommeil n’est pas effectuée, cela peut créer encore plus d’anxiété le lendemain, accroître les effets de dépression et par conséquent pousser les utilisateurs à en consommer encore plus. Un cercle de cause à effet commence à prendre place.

Comment récupérer une nuit blanche ?

Ce qu’on voit souvent c’est des gens qui se sont couché très tard mais qui ont des impératifs le lendemain matin et pour cette raison vont raccourcir leur nuit.

Ou encore une nuit de travail ou de festivité qui se termine quand le jour se lève et finalement pour ne pas décaler son cycle de sommeil, les personnes entament leur journée normalement pour se coucher normalement le soir du deuxième jour.

Enfin ceux qui dorment peu pendant la semaine et qui font la grasse matinée pendant le week-end.

La mauvaise nouvelle est que le corps n’accepte pas de faire des crédits de sommeil.

Se priver de sommeil pendant la semaine et essayer dormir plus le week-end pour rattraper ne marche pas.

Les heures perdues ne pourront pas être remboursées/récupérées.

L’astuce vietnamienne

Cette technique m’a été donné par un professeur de physique qui était d’origine vietnamienne qui parlait le français quasiment comme un natif.

La méthode est séparée en 5 étapes :

La première étape c’est d’étudier votre vocabulaire ou le contenu de votre cours normalement au moment où vous le souhaitez durant la journée.

Ici la méthode que vous utilisez n’a pas d’importance, le fond de la tâche c’est juste d’étudier.

La deuxième étape consiste à relire simplement ou revoir le contenu de ce que vous avez étudié dans l’heure avant que vous vous endormiez, lumière éteinte.

La troisième étape consiste à revoir ce même contenu le lendemain à n’importe quel moment de votre choix. Ici la révision sera une révision basique, c’est-à-dire ce n’est pas du sur-volage mais bien vérifier ce que vous avez retenu et réapprendre ce qui vous manque au besoin.

L’avant-dernière étape consiste à revoir ce même contenu 7 jours plus tard avec une révision basique.

La dernière étape consiste à faire une révision au plus tard 30 jours après.

Si pendant ce laps de temps vous voulez refaire une révision par vous-même pour n’importe quelle raison, soyez libre de le faire.

Mais avec cette méthode, vous placez ce vocabulaire dans l’entonnoir de votre esprit.

En effet, à la première session d’apprentissage, votre contenu est frais dans votre esprit mais encore en haut de l’entonnoir de votre mémoire. À la première occasion il peut tomber de l’entonnoir.

Le fait de revoir avant votre sommeil c’est comme mettre un couvercle pour le garder là où il est et pendant la nuit il va rester dans votre esprit.

Activer juste avant le sommeil, il va faire partie de vos pensées consciente et se mêler a votre inconscient pendant votre sommeil.

Les répétitions suivantes vont ancrer de plus en plus profondément ces informations dans votre mémoire à long terme.

J’ai testé cette méthode dans plusieurs situations avec différent contenu, ça marche à chaque fois.

Le contenu n’est pas toujours réutilisable immédiatement dans notre tête, car si par exemple c’est pour de l’oral ou quelque chose d’assimilé, il faut utiliser la technique complémentaire adéquate. Mais en général, avec cette méthode, si vous oubliez du contenu ce n’est pas en totalité. Je me suis aperçu que les choses qui m’échappent encore ne me sont plus inconnues, qu’il y avait juste besoin de les rappeler, mais pas de les ré-apprendre.

Bonus

Et maintenant, le petit bonus.

Au fil de cet article, nous avons vu l’impact du sommeil sur votre mémoire, et mieux retenir les choses qu’on apprend n’est qu’une partie des bénéfices.

Car il y en a plein d’autres, dont un en particulier, les testicules.

Les hommes qui ne dorment que 5 heures par nuit, ont significativement de plus petits testicules que les hommes qui dorment 7 heures ou plus.

De plus, les hommes qui ne dorment qu’entre 4 et 5 heures par semaine ont un niveau de testostérone équivalant à des hommes qui ont 10 ans de plus qu’eux.

Donc le manque de sommeil, en matière de bien-être et santé, peut vieillir un homme à hauteur d’une décennie.

En d’autres termes, si vous avez 29 ans, les performances de votre corps et vos sensations dans la vie de tous les jours seront aux alentours de celles d’un homme de 40 ans, et à ce moment-là, ce n’est plus la même chanson.

Mais ne croyez pas que ceci ne cible que les hommes. On observe les mêmes effets sur l’appareil reproducteur féminin.

Le mot de la fin

Restez consistant sur votre temps de sommeil. Conservez 7 à 9 heures par nuit pour que votre hippocampe puisse faire son travail d’absorption.

Comme vous le voyez ici vous n’avez pas à faire un effort intellectuel. Vous avez juste à dormir (je n’ai rien de plus facile à vous proposer 🙂

Cela vous fait gagner 40% de mémoire en plus.

Ajouter à ceci l’astuce vietnamienne, et si vous êtes comme moi, vous allez doubler le vocabulaire que vous êtes en général capable d’assimiler.

N’hésitez pas à me dire comment ces méthodes ont fonctionné pour vous ou si vous connaissez d’autres méthodes qui font bon usage de notre sommeil. Vous pouvez laisser un message dans les commentaires.

Test et examen de chinois HSK, BCT, YCT, MCT, HSKK

Diplôme de réussite du HSK
Diplôme de réussite du HSK

Avec son dynamisme économique, de plus en plus d’étudiants, de professionnels, d’auto-entrepreneurs sont attirés par la chine.

Même si l’utilisation d’interprète où parler anglais peut suffire, savoir parler chinois est un plus non négligeable pour mieux s’établir sur le long terme et pour mieux s’intégrer.

Il existe plusieurs tests de langue du chinois.

À qui ils s’adressent ?

Pour quel niveau ?

Ou les passer?

Toutes les infos utiles ici.

Logo du HSK test d'aptitude de langue chinoise 汉语水平考试
Logo du HSK 汉语水平考试 Test d’aptitude de chinois

Le HSK  汉语水平考试 Test d’aptitude de chinois

C’est un examen international standardisé pour tester le niveau de maitrise du mandarin.

Le HSK, a été conçu sous l’autorité du Ministère de l’éducation de Chine. Il est la référence internationale dont se servent les universités et les entreprises pour évaluer le niveau de mandarin des non natifs chinois (pas de questions de civilisation). Il a donc une valeur solidement établie.

Ce test ambitionne de devenir la norme de référence internationale pour l’évaluation du niveau de langue chinoise comme le TOEFL pour l’anglais.

A qui s’adresse le HSK ?

À ceux qui souhaitent :

• postuler pour rentrer dans une université chinoise

Pour suivre les cours d’un cursus normal (Licence, Master…) de plus en plus d’établissements d’enseignement supérieur chinois imposent aux candidats de présenter un certificat de HSK le niveau 4 avec une note minimum de 180 pour pouvoir s’inscrire en licence dans une université chinoise. Certaines universités renomment demande le niveau 5. Cependant les universités ne reconnaissent au diplôme qu’une validité de 2 ans. Après il faudra le repasser.

• Satisfaire au prérequis d’entreprise

Même si une majorité d’entreprise en chine évaluera votre niveau de Chinois par elle-même, les entreprises hors de chine qui n’ont pas d’employé natif chinois se feront une idée de votre niveau grâce au HSK.

• Valoriser leur CV

De plus en plus de gens apprennent le mandarin. Plutôt que d’affirmer un niveau subjectif (débutant, intermédiaire, courant.) présenter un CV avec un niveau de HSK donne plus de crédibilité.

• Évaluer clairement leur niveau de Chinois

Le HSK vous permet d’évaluer votre niveau de chinois tout au long de votre apprentissage en rapport avec des standards internationaux.

• Valider leur apprentissage du chinois par un diplôme

Vous avez appris le chinois mandarin par curiosité, par passion ou par hobby et vous souhaitez concrétiser tout ce temps par un diplôme, le HSK est une excellente référence.

Les niveaux du HSK

HSK se compose de six niveaux, à savoir du plus facile HSK (niveau I) au plus haut HSK (niveau VI).

Il se veut suivre une correspondance avec les niveaux du Cadre européen commun de référence pour les langues (CECR).

New HSKVocabulaire requisCECR
HSK (Niveau VI)+ de 5,000C2
HSK (Niveau V)2500C1
HSK (Niveau IV)1200B2
HSK (Niveau III)600B1
HSK (Niveau II)300A2
HSK (Niveau I)150A1
Niveaux requis par le HSK

Où et comment passer le HSK ?

Le test se passe dans des centres d’examens spécialisés. En France entre Paris et dans les grandes villes de province, il en existe une dizaine environ. Les sessions sont ouvertes deux à deux fois par an.

L’inscription au test se fait en ligne. Il est recommandé de s’y inscrire à l’avance car les places sont limitées.

Bourses aux lauréats du HSK

Pour encourager les candidats à mieux réussir le test, la Commission nationale du HSK, relevant du Ministère de l’Éducation de Chine, octroie des bourses d’études en Chine pour les lauréats du HSK.

Selon les disponibilités, il y a 3 durées de bourses :

  • 10 mois
  • 5 mois
  • 1 mois

Ces bourses sont à utiliser dans l’année universitaire du passage du test.

BCT test de chinois Chinois des affaires 商务汉语考试

BCT 商务汉语考试 Test de chinois Chinois des affaires

Le BCT 商务汉语考试 Chinois des affaires

Le BCT (Business Chinese Test), est aussi un test international standardisé de maîtrise de la langue chinoise.

Cependant ce test se concentre sur l’évaluation des non natifs chinois dans un environnement de travail réel.

Il vise également à fournir des références aux entreprises pour recruter et sélectionner des employés.

A qui s’adresse le BCT ?

Quiconque est un locuteur non natif, qu’il soit capable de communiquer de base ou de communiquer assez habilement en chinois, peut passer le BCT. Il n’existe aucune restriction quant à l’âge, à l’éducation ou à la durée de l’enseignement du chinois.

Il est particulièrement recommandé à ceux qui souhaitent :

  • Satisfaire au prérequis d’entreprise

La note du test peut servir de référence pour certains recruteurs, sélection et promotion.

  • Valoriser leur CV

Le BCT montre votre capacité pratique à utiliser le chinois dans un environnement professionnel. L’engouement mondial pour la langue chinoise met la barre de plus en plus haute pour les demandeurs d’emplois qui doivent se démarquer de la compétition. Ainsi plutôt que d’affirmer un niveau subjectif (débutant, intermédiaire, courant.) présenter un CV avec un niveau de BCT démontre une utilisation pratique et concrète de la langue.

  • Évaluer clairement leur niveau de chinois en milieu professionnel

Le BCT vous permet d’évaluer vos compétences professionnelles en chinois en rapport avec des standards internationaux et d’avoir des références pour déterminer les endroits à améliorer dans votre apprentissage.

  • Valider leur apprentissage du chinois par un diplôme

Vous avez appris le chinois mandarin par curiosité, par passion ou par hobby et vous souhaitez maintenant vous orienter vers une direction plus commerciale et la valoriser par un diplôme, le BCT est une excellente référence.

Les niveaux du BCT

Le BCT a cinq niveaux de chinois :

Niveau 1 : le candidat n’a pas à proprement parler de compétence pour communiquer dans les affaires commerciales. Cependant il peut comprendre et utiliser des mots et des phrases chinoises très simples, répondre aux besoins fondamentaux de communication et posséder la capacité de poursuivre leurs études de chinois.

Niveau 2 : capacité à utiliser un chinois simple pour une communication basique dans les affaires commerciales.

Niveau 3 : le candidat s’exprime dans un chinois plus élaboré pour une communication convenable en milieu professionnel.

Niveau 4 : le candidat peut utiliser le chinois couramment lors d’une communication commerciale.

Niveau 5 : le candidat maitrise le chinois couramment et peut l’utiliser de manière efficace en communication commerciale.

Où et comment passer le BCT ?

La BCT se tient régulièrement en Chine continentale et dans d’autres pays chaque année. Les sessions sont ouvertes trois fois par an.

Le BCT comporte deux formes : l’examen écrit sur papier et l’examen sur ordinateur. Ce dernier n’a lieu qu’à Singapour.

En outre, Le BCT peut fournir des services de test spéciaux selon les besoins d’entreprises ou d’organisations concernées.

Pour plus d’informations en français sur les dates de tests et les centres de tests pour le BCT, vous pouvez consulter le site Web du service de test chinois :

http://www.chinesetest.cn/ChangeLan.do?languge=fr&t=1586524894187

Centre d’examen spécialisé pour le MCT 医学汉语水平考试  Chinois médical
Centre d’examen spécialisé pour le MCT 医学汉语水平考试 Chinois médical

Le MCT 医学汉语水平考试 Chinois médical

Le MCT (Medical Chinese Proficiency Test) est un test standardisé de langue pour évaluer le niveau d’application du chinois médical. Il est développé conjointement par le siège de l’Institut Confucius et cinq grandes écoles de médecine des Nations Unies à Hankao International.

A qui s’adresse le MCT ?

Le MCT est principalement destiné aux étudiants internationaux en médecine qui étudient la médecine en Chine et vérifient leurs capacités de communication en chinois avec les patients, les travailleurs médicaux et les personnes apparentées dans le domaine médical.

Le MCT pourrait devenir un certificat requis pour qu’un étudiant en médecine puisse effectuer un stage en Chine.

MCT se compose de quatre parties :

Une partie d’écoute, une partie orale, une partie de lecture et une partie écriture avec 3 niveaux.

Ressources :

Autant comme les manuels font légion pour les tests précédents, autant comme il n’y a quasiment rien pour les étudiants en médecine en France qui aimeraient perfectionner leur Chinois dans le domaine médical.

La plupart des écoles qui font passer le test utilisent leurs propres matériaux pour préparer les élèves au test.

Pour les autodidactes :

Voici une série d’ouvrages qui couvrent le vocabulaire des actes très basiques comme interroger les symptômes ou expliquer les symptômes, à des tournures plus spécialisées comme : avez-vous de l’hypertension artérielle ? etc.…

À noter, les manuels ci-dessous sont tous en anglais et chinois.

Liste non exhaustive :

-Practical Medical Chinese 4 (Preclinical) (with 1 MP3)

ISBN: 9787560097725 | Publisher: Foreign Language Teaching and Research Press

manuel des termes du Chinois médical pour étudiant
manuel des termes du Chinois médical pour étudiant

(La série Practical Medical Chinese comprend trois catégories : élémentaire, préclinique et clinique. Avec intégration de l’étude de la langue chinoise à l’apprentissage médical. Le volume en photo présente principalement les connaissances médicales en pathologie, physiopathologie et pharmacologie ainsi que les expressions chinoises courantes.)

-Chinese Medical Chinese: Grammar and Vocabulary

Par Nigel Wiseman (Auteur), Ye Feng (Auteur)

-A Handbook of Practical Medical Terms (English-Chinese), Fourth Edition

Par William Wei (Auteur), W. K. Stephen Cheng (Auteur), Anthony Ng (Auteur)

New Practical English-Chinese Medical Dictionary Hardcover – 1991

Par LU WAN LI (Auteur)

Où et comment passer le MCT ?

Inscription se fait en ligne sur www.chinesetest.cn

Lors de l’enregistrement de la candidature il sera proposé de choisir le lieu de l’établissement du test.

Frais d’examen

Les frais du MCT varient selon les différentes régions du monde. Pour les frais détaillés, se renseigner auprès du site local d’examen.

Logo du YCT 中小学生汉语考试 Test de chinois pour les jeunes
Logo du YCT 中小学生汉语考试 Test de chinois pour les jeunes

Le YCT 中小学生汉语考试

Il existe également un équivalent au HSK pour les enfants de moins de 15 ans : le YCT (Youth Chinese Test).

Son but est de renforcer le potentiel linguistique des étudiants du primaire, collège et lycée qui présentent un intérêt pour apprendre le chinois.

Les niveaux du YCT

Le YCT se compose de quatre niveaux, à savoir par ordre de difficultés :

HSKYCTNombre de motsNormes internationales du chinoisCEF
HSK (niveau 6) Plus de 5000Niveau 5C2
HSK (niveau 5) 2500C1
HSK (niveau 4) 1200Niveau4B2
HSK (niveau 3)YTC (niveau 4)600Niveau 3B1
HSK (niveau 2)YTC (niveau 3)300Niveau 2A2
HSK (niveau 1)YTC (niveau 2)150Niveau 1A1
 YTC (niveau 1)80  
Le HSKK 汉语水平口语考试  Test Oral du HSK
Le HSKK 汉语水平口语考试 Test Oral du HSK

Le HSKK 汉语水平口语考试 Test Oral du HSK

Le HSKK ne contient pas d’épreuve écrite, il s’agit seulement du test oral du HSK. Cependant il n’a seulement que 3 niveaux (débutants, intermédiaires et avancés). Il est également ouvert à tout le monde.

L’examen HSK est assez court par rapport aux autres examens de langue. Il dure entre 20 minutes (débutants) et 25 minutes (avancés)

Pendant l’épreuve orale, des appareils d’enregistrement sonore sont utilisés.

Remarque : Toutes les instructions du test HSK sont données exclusivement en chinois

NiveauStructure du testDurée
(Min)
Vocabulaire
HSKK
débutants
Écoute et répétition: 15 Qs
Écoute et réponse: 10 Qs
Réponse personnelle : 2 Qs
20150-300
HSKK
intermédiaires
Écoute et répétition: 10 Qs
Écoute et réponse: 2 Qs
Réponse personnelle : 2 Qs
23600-1200
HSKK
avancés
Écoute et répétition: 3 Qs
Écoute et réponse: 1 Qs
Réponse personnelle : 2 Qs
252500-5000+
Structure du test HSKK

Qs = questions

Où et comment passer le HSKK ?

Aujourd’hui en France le test se passe dans des centres d’examens spécialisés entre Paris et les grandes villes de province et suivant les niveaux, les villes seront différentes.

La liste des villes et centre d’examens en France et partout dans le monde est mise à jour sur le site chinesetest que vous pourrez consulter le jour de votre inscription.

Les sessions sont ouvertes une à deux fois par an.

L’inscription au test se fait en ligne sur le site officiel  http://www.chinesetest.cn/.

Il est recommandé de s’y inscrire à l’avance car les places sont limitées.

Les tests sont très accessibles financièrement puisque en général le coût d’inscription est entre 15 et 40 euros suivant le niveau du test.

Plus peur de parler ! techniques peu ordinaires mais efficaces pour s’exprimer en chinois et coréen

La peur de prendre la parole ou même de devoir dire un simple mot dans une langue étrangère qu’on ne maitrise pas encore, qu’on est justement en train d’apprendre est une situation très commune.

On se sent gêné, on a peur d’être ridicule avec notre prononciation, on a peur de dire quelque chose de faux, que l’autre ne nous comprenne pas ou qu’on se moque de nous.

Surtout si on est timide de nature, au moment où on commence à parler, le regard des autres se fait plus intense et on est encore moins enclin à parler.

Le plus étrange c’est que cette angoisse reste toujours plus ou moins présente même quand on est déjà bilingue et qu’on apprend sa troisième langue.

Il est dommage de consacrer tellement de temps à une nouvelle langue, pour au final se sentir gêné de l’utiliser.

Alors que le plus intéressant et le plus fun, c’est justement de pouvoir échanger !

Sans compter que sur le moyen terme, le fait de ne pas pouvoir parler va avoir un impact sur nos progrès et si nous ne nous voyons pas progresser, nous risquons d’abandonner et tout le temps et les efforts investis seront perdus. Quel gâchis !

Afin d’éviter cette angoisse et de profiter pleinement de notre nouvelle activité, voici quelques outils et techniques pour aider à dépasser cette peur de parler une langue étrangère.

L’avantage des langues asiatiques

temple asiatique

Cela peut paraître contre-intuitif, mais il est plus facile de gagner de la confiance et de dépasser ce stress pour s’exprimer dans une langue asiatique que dans tout autre langue.

Les facteurs qui influencent l’apprentissage d’une langue étrangère sont multiple:

-méthode d’apprentissage

-état d’esprit

-Connaissance culturelle

-niveau des personnes

-but de la communication

Mais il y a un facteur qui a beaucoup de poid dans la peur de parler c’est “l’image qu’a l’interlocuteur de votre objectif”

De ce côté-là, les langues asiatiques ont des avantages insoupçonnés.

Dans certains pays, comme par exemple la France. Un étranger qui viendrait apprendre chez nous et qui par conséquent aurait un niveau de langue très bas, en général les Français ne vont pas faire attention à lui et dans certains milieux même négliger cette personne.

En Chine, la culture et l’esprit patriotique du pays fait qu’un chinois est toujours admiratif quand un non chinois apprenne leur langue. Ainsi ils donnent beaucoup d’encouragement et de soutiens.

En Corée, j’ai remarqué la même chose.

Lors d’un déjeuner au restaurant, une amie française qui apprenait à Séoul, a déchiffré les Hangeuls écrit sur le menu, les Coréens autour d’elle étaient tous très admiratifs et lui ont fait beaucoup de compliments.

Dans un tel environnement, on a déjà beaucoup moins de pression.

admiration

De plus, les langues asiatiques sont tellement éloignées en termes famille de langues, de phonétique et de grammaire par rapport aux langues Européennes, que les Asiatiques ont bien conscience que c’est un défi en soi.

Ainsi ils admirent l’effort que vos faites et la ténacité dont vous faites preuve.

Tout ceci est très motivant et permet d’encore mieux s’accrocher. Car effectivement parler couramment une langue asiatique quand on est occidental, c’est une chose qui n’est pas simple, qui est rare et qui demande une vraie compétence. C’est un fait ! Autant en être fier !

Étape 1. Comprendre le mécanisme de la peur

Peu importe qu’ils se considèrent eux-mêmes courageux ou pas, beaucoup de gens sont paralysé tellement ils ont peur.

Cette peur a deux origines :

-la première peur c’est le regard de l’autre.

Qu’est-ce que vont penser les autres de vous ? Quelle réputation ils vont vous donner.

-La deuxième peur c’est la peur de ne pas savoir à l’avance.

Vous ne savez pas ce qui va se passer car vous ne pouvez pas voir dans le futur. Cette peur se nomme “Incertitude”.

Ces réactions, la science l’expliquent très bien.

Dans le cas du regard des autres, l’humain est un animal social qui pendant des millénaires vivait dans des communautés de quelques dizaines d’individus.

Pour pouvoir se reproduire et passer ses gènes à la future génération, l’humain avait besoin du groupe. Perdre la face, et donc de la valeur, aux yeux des autres, pouvait compromettre ses chances de trouver un/une partenaire.

Comme le groupe était forme de peu d’individus, tout était su de tout le monde.

Ainsi les chances de trouver d’autre partenaires etaient très restreintes et assurer une descendance avec.

La peur de se dévaloriser aux yeux des autres était donc liée à des enjeux plus importants.

Pour l’incertitude, il faut comprendre que notre cerveau a pour mission de nous garder en vie. Ces mécanismes de survie sont enfouis dans la partie la plus primitive de notre tête qu’on appelle ‘‘cerveau reptilien “.

Même si les habitudes et les réactions que vous adoptez aujourd’hui ne vous rendent pas heureux, mais tant que vous êtes en vie, le cerveau reptilien a fait son boulot et c’est tout ce qu’il lui importe.

Si on fait un changement dans notre vie, si on fait quelque chose d’inhabituel alors le cerveau commence à être beaucoup plus alerte. Car peut-être que cette nouveauté va créer une situation périlleuse et causer notre mort.

Ainsi le cerveau tentera de résister à toute nouvelle attitude.

Pour ceci il dispose d’outils chimiques, les hormones, pour nous donner un sentiment de peur.

Ces peurs ont un tel pouvoir, qu’entre rester dans une situation qui nous rend malheureux mais dont on connaît déjà plus ou moins le résultat et faire quelque chose dont on ne connaît rien à l’avance, la plupart des gens préfèreront rester dans leurs frustrations que d’avoir à faire face à l’incertitude. Et des choses aussi simple et naturel comme prendre la parole dans une autre langue, devient tout à coup un défi intimidant.

Étape 2 Faire un état des lieux

Korean From Zero! Book 1

Maintenant que vous connaissez le mécanisme de la peur et ses origines, vous devez faire un état des lieux.

Identifiez votre peur !

Est-ce que vous appréhendez un évènement ou réaction futur ?

Est-ce que vous anticipez le fait que quelque chose se passe mal, qu’on se moque de vous ou que vous fassiez mauvaise impression ?

Ou alors

Personne ne comprend rien à ce que vous dites et il y a vraiment un problème.

Dans 90% des cas, c’est un blocage mental.

écoute,patience

Pour le blocage et prise de décision, il y a un exercice très simple que vous pouvez faire dès maintenant :

‘‘L’analyse stoïque’’

Prenez une feuille et un stylo et suivez les indications :

a) écrivez chaque raison qui vous angoisse. De quoi avez-vous peur exactement ?

Rentrer dans les détails et écrivez vos angoisses les plus personnelles ou les plus farfelus. De toute façon la feuille de papier reste la vôtre et vous pouvez la faire disparaitre après avoir fait ce test.

Donc écrivez vraiment toutes les raisons, même le plus improbable.

(J’ai peur que même le chien couché là-bas, s’il entend mon accent ridicule, qu’il essaie de me mordre, etc.)

b) Réfléchissez à des parades et écrivez-les.

Quel pourrait être pour vous le moyen de réparer ou d’atténuer la situation si ce que vous redouter tant venez vraiment à arriver.

Peut-être que c’est plus facile que vous le pensez.

c) Les scénarios les plus probables

Maintenant que vous avez défini vos peurs et que vous avez un moyen de gérer la situation.

Quels sont les scénarios qui ont le plus de chance de se produire ?

Indiquer sur votre feuille les chances pour chaque situation (certainement, peut-être, peu probable, impossible, etc.)

d) Quels sont les avantages et les bénéfices que vous allez retirer si vous essayez de parler un minimum.

Vous allez améliorer votre langue, obtenir des informations qui vous intéressent, faire de nouvelle relation, prouver que vous pouvez le faire et gagner en confiance et estime de soi…

e) Qu’est-ce que vous perdez si vous ne parlez pas ?

À quoi allez-vous devoir renoncer si vous ne passez pas à l’action ?

Quelqu’un d’autre saisira votre opportunité devant ou derrière vous et est-ce que c’est ce que vous souhaitez ou pas ?

Une fois que vous avez bien pesé le pour et le contre et que maintenant votre réflexion est menée par un état réfléchi et basé sur de la logique, passez à l’action!

Technique mentale

Généralement quand vous êtes dans un état de stress, votre respiration devient superficielle, votre rythme cardiaque s’accélère. À ce moment-là le sang irrigue moins la partie de votre cerveau qu’on appelle le cortex près frontal.

Ce qui résulte de cet état c’est que votre fonction cognitive commence à diminuer et par conséquent lorsque vous effectuez une tâche, vous l’exécuter encore mien bien qu’à l’habitude.

Donc le but ici c’est de pouvoir revenir à un état plus calme de manière à ce que votre sang recommence à irriguer votre cerveau correctement et que vous repreniez le contrôle de vous-même et puissiez réfléchir de manière optimum.

Personnellement ce qui m’a beaucoup aidé quand je savais un peu à l’avance que j’allais avoir à m’exprimer, c’est la méditation.

Je sais que ça peut paraître curieux, mais toutes options qui peut aider à apprendre efficacement est à prendre en compte.

Savoir méditer me permet d’être plus focus lors des échanges et de réduire toute forme d’anxiété.

J’ai remarqué que j’arrive à mieux comprendre mes interlocuteurs et je suis moins affecte par la situation quand j’ai la possibilité de méditer régulièrement.

Utiliser à notre avantage la physiologie

Il n’est plus à prouver que le mental affecte le corps.

Bon nombre d’expérience, même le plus simple, montrent à quel point juste penser à quelque chose provoquent des réactions dans notre corps.

L’exemple le plus simple est quand vous êtes devant un film à sensation. Dans les situations d’action vos muscles se tendent et vous pouvez même sursauter de peur sur votre siège.

Alors que nous savons tous que c’est un simple film avec des acteurs, que le sang et la situation, tout est faux ! Pourtant on ne peut pas s’empêcher d’avoir des réactions.

La bonne nouvelle c’est que l’inverse est vrai aussi. Votre corps peut influer sur votre mental.

Ainsi une technique qui a fait ses preuves c’est de savoir respirer avec son diaphragme.

La plupart du temps, les gens respirent en faisant monter leur poitrine.

À chaque inspiration et expiration on voit le torse monter et descendre.

Alors que quand on respire avec le diaphragme, on respire en faisant gonfler son abdomen.

Quand on respire avec la poitrine, on ne peut pas avoir une respiration aussi profonde qu’avec le ventre.

Mais il y a aussi une autre raison, c’est que cela active notre système parasympathique !

Ce système est l’opposé du système adrénergique qui déclenche une réaction de défense, fuite ou de paralysie en face d’une situation.

Tandis que le système parasympathique est à l’opposé, basé sur une physiologie de repos et de digestion.

Ainsi en respirant avec votre diaphragme, en vous calmant consciemment, c’est-à-dire en abaissant votre rythme cardiaque et ayant plus d’oxygène à disposition, votre tête peut alors recouvrir une circulation sanguine qui va desservir les régions de votre cerveau qui sont les plus utiles.

Là aussi, être dans un état de calme me permet de me suivre la conversation et d’analyser sereinement les options que je peux utiliser lorsque je m’exprime.

Sans compter que je n’ai plus aucune angoisse lorsque je parle. Du coup, je développe plus d’intérêt pour le fond de l’échange et généralement je réussis encore mieux.

Ajuster son discours

L’enthousiasme et le désir de vouloir parler couramment comme dans sa langue maternelle vont faire qu’on va utiliser un débit de parole souvent trop rapide.

En chinois c’est généralement à ce moment qu’on commence à zapper des tons et que les autres ne vont pas vous comprendre.

Certaines personnes parlent plus vite que d’autres mais d’une manière générale, le débit des personnes dans la langue française est relativement rapide.

Personnellement j’ai remarqué que les Français donnent beaucoup de détails, de descriptions et extrapolent légèrement dans leurs discours.

Alors que dans d’autres cultures, les gens se concentrent plus sur le sujet principal et donnent seulement les caractéristiques fondamentales.

En prenant exemple sur ce phénomène, vous pouvez parler plus doucement, ce qui vous laissera le temps de mieux articuler et d’avoir le temps de prononcer vos tons chinois ou faire vos liaisons et conjugaisons en coréen.

De même, restez focus sur le fond du sujet et utilisez le vocabulaire relatif à celui-ci.

Votre communication sera plus efficace et vous serez moins perturbée par vous souvenir d’un vocabulaire trop large que vous ne maîtrisez pas encore.

La méthode des petits pas

Être réaliste et pragmatique.

Si vous venez de prendre 5 cours de chinois, coréen ou tout autre langue, il est clair que vous n’avez pas encore les compétences pour devenir interprète en simultané pour le G8.

Donc donnez-vous des objectifs en rapport avec votre niveau, cela évitera de se sentir mal à l’aise.

Quand la barre est beaucoup trop haute, la pression bloque les gens.

En conséquence, si vos compétences sont en accord avec vos taches.

Même si vous êtes un peu intimide, au moins vous savez que vous en avez la capacité.

Soyons clair, vous pouvez parler la langue aussi bien que vous le voulez, en tant que non natif, vous ferez toujours un minimum d’erreurs.

Il faut être conscient de ça.

Le point fondamental c’est de comprendre que tant que vous êtes capables de communiquer, de passer une information et que l’autre répond, alors c’est réussi !

L’important est juste de ne pas saboter ce que vous pouvez faire. Dans ces conditions il suffit de faire un pas après l’autre.

Diriger son attention.

Le meilleur moyen d’être concentré sur une conversation c’est d’essayer d’avoir un sujet qui nous plaît ou au moins qui a une relation avec nous.

Dans ce cas-là, on aura quelque chose à dire ou au moins on aura envie de partager un au minimum.

Et le plus amusant c’est qu’à ce moment-là, c’est le contraire qui va se passer.

On ne pourra peut-être pas s’empêcher de dire quelque chose !

Rentrer dans le bain un orteil après l’autre.

Si vous êtes au niveau débutant, vous pouvez commencer même avec un simple mot, comme “oui-non“ déjà pour montrer que vous comprenez suffisamment pour suivre ce qu’on vous dit.

Si vous parlez comme Tarzan, au niveau débutant, c’est complètement compréhensible.

L’important n’est pas de faire une phrase parfaite, l’important c’est de communiquer, de transmettre un message !

Si quelqu’un dit :

“moi, aimer chocolat beaucoup“

Même si ce n’est pas la grammaire la plus fine, cependant on comprend très bien ce que cette personne a voulu exprimer.

Et au final, cette personne aura au moins utilisé des mots comme chocolat, le verbe aimer, etc. et les aura mieux ancré dans sa mémoire à long terme.

Peu importe votre niveau mais commencez d’abord avec des phrases simples et courtes.

Puis, petit à petit vous pouvez à dire des phrases plus longues.

Étape par étapes vous gagnerez de plus en confiance et au final vous y arriver.

Un moyen qui permet de tenir un minimum une conversation est d’avoir du matériel tout prêt. C’est-à-dire que vous avez des phrases que vous connaissez par cœur de manière à lancer ou relancer une conversation.

Cela peut être juste quelques mots, des phrases ou même carrément un script.

Une fois la conversation bien lancer, vous pouvez improviser de plus en plus.

Si vous avez bien suivi les conseils de cet article, vous aurez plus de succès dans vos tentatives et petit à petit la langue asiatique que vous êtes en train d’apprendre fera partie de vous. Et n’aura plus aucune peur de vous exprimer.

Rappelez-vous : « L’appétit vient en mangeant ! » Si vous avez d’autres techniques qui vous permettent de vaincre votre peur de parler, n’hésitez pas à la partager dans les commentaires, cela peut aider d’autres personnes et comme vous le savez, la roue tourne, et vous serez aidé en retour. Bon succès sur le chemin des langues asiatiques !

Pourquoi le coronavirus a changé le défi + nouvelle approche linguistique

Protection contre le Corona virus dans un hôpital chinois
Protection contre le Corona virus dans un hopital chinois

Depuis ces dernières semaines, l’épidémie du coronavirus a eu un impact bien plus considérable que ce que tout le monde pensait.

Fin décembre début janvier au moment où je rentrais en France, l’épidémie n’était pas encore concrète et le virus pas clairement identifie.

À Shanghai je me rappelle encore qu’une amie me disait « j’ai lu ce matin qu’apparemment il y a la grippe qui coure à Wuhan, ça pourrait venir à Shanghai, couvre-toi bien, n’attrape pas froid » .

Qui aurait pu prédire l’ampleur des dégâts et que maintenant toute la planète est concernée ?

Ce matin encore un de mes contacts au Japon qui travaille avec Toyota, me disait que cette célèbre compagnie japonaise a carrément fermé une de ces usines qui normalement acheminent ces pièces détachées vers la chine. À l’heure actuelle, quand il y a un impact en Chine, toute la planète en ressens les effets.

Même en France ou dans n’importe quel pays d’Europe, aujourd’hui en février 2020, si vous allez dans une pharmacie ou une quincaillerie, si vous trouvez un masque de protection, je vous paye un verre.

À plus petite échelle, cela a aussi un impact sur mon apprentissage de Coréen.

En effet si vous vous rappelez mon défi d’apprendre le Coréen en 12 mois garanti via l’approche naturelle, je l’avais commencé quand j’étais encore en Chine.

Pour pouvoir utiliser cette méthode, il faut s’arranger pour avoir une grande fréquence dans les échanges linguistiques en tête à tête.

J’avais commencé à former un bon petit réseau avec des amis coréens et les échanges commençaient à bien porter leur fruit. Malheureusement j’ai dû quitter la chine à cause de mon visa et entre-temps l’épidémie a rendu toute rencontre dangereuse et tout retour vers la chine très difficile.

À contre cœur, situation oblige, je n’ai d’autres choix que d’abandonner le défi avec cette nouvelle approche…

Mais (c’est le seul moment où on est content quand il y a un ‘mais’, même si je dois abandonner le défi via cette approche, je n’ai pas abandonné d’apprendre le coréen… 😊

Le tout est de savoir rebondir

J’ai vraiment adoré appliquer l’approche naturelle et j’ai eu la chance de trouver des personnes qui étaient plutôt douées dans ce genre de méthode.

Ce qui est génial c’est que les progrès sont notables, l’approche est super-motivante, on est très actif durant la pratique et un point très surprenant c’est que très tôt on arrive à obtenir ce que j’appelle la «néo sensation ».

C’est-à-dire cette sensation très particulière quand la langue s’intègre profondément dans notre tête. Quand on sort du cours, tous les mots qui flottent dans notre esprit sont dans la langue cible. Comme si la langue avait été téléchargée dans notre cerveau, comme dans le film Matrix quand Néo se réveille et dit ‘‘Je connais le Kung Fu “.

Quand on a ce genre d’expérience, on n’a pas envie de changer de système, on veut continuer et avec la même qualité. Cependant, force majeur oblige, je ne peux pas continuer puisque je ne suis plus dans la même ville et que là où je suis maintenant, la population coréenne est quasiment inexistante.

Je sais qu’en général quand quelque chose vient perturber l’organisation de départ, la majorité des gens abandonne tout d’un seul coup !

Ils ne supportent pas de ne plus avoir la même qualité ou juste d’être perturbe et ils arrêtent tout, purement et simplement.

 Cette attitude est en générée par le souci de perdre du temps en passant d’une méthode à une autre. Ils se disent qu’il vaut mieux attendre que la situation soit rétablie pour continuer à nouveau.

rester focus malgré les aléas
rester focus malgré les aléas

Personnellement je pense que quand on veut vraiment quelque chose, on trouve toujours un moyen.

Aussi, dans les langues ce qui paye, c’est la régularité. Donc la clef c’est déjà de commencer ! Même si on n’a pas la meilleure méthode.

Effectivement quand on est habitué à rouler à 100 km /heure, dès qu’on passe à 75 km/heure , on a l’impression d’être super lent alors que 75 c’est une bonne vitesse. Mais est-ce une raison pour s’arrêter sur le bord de la route ?

Un proverbe chinois dit : « N’ai pas peur d’avancer lentement, crains seulement de t’arrêter

C’est exactement ma philosophie !

Si je n’ai pas de voiture pour aller à la gare, alors même si ça me prend plus de temps, je préfère partir plusieurs tôt et y aller en vélo plutôt que de louper mon train et de manquer l’opportunité d’un beau voyage.

Aujourd’hui il y a des moyens technologiques qu’il n’y a jamais eu auparavant et l’instruction des langues est de plus en plus abordable.

N’ayant plus le même environnement, ces jours-ci j’ai donc réfléchi à deux options :

– continuer d’appliquer l’approche naturelle mais en ligne, avec Skype par exemple

Ou

– Changer complètement d’approche

En prenant en compte les éléments suivants :

– premier retour en Europe sur les dernières 7 années

– un appartement à vendre en Hongrie

– le décalage horaire Europe -Asie

– mise en quarantaine de 15 jours (par prévention du Corona Virus)

– la participation à des évènements de West Coast Swing

– travailler en même temps

– Ne pas savoir quand je pourrais avoir accès à internet à chaque fois que je change de ville

Tout ça cumulé va rendre (momentanément) la planification d’échanges linguistiques en réel ou en virtuelle (skype) plutôt difficile.

Il me faut un système qui me permet d’étudier et pratiquer la langue à n’importe quel moment de la journée et à n’importe quel endroit.

Même langue, Nouveau défi, Nouvelle approche

Même si en France nous avons tous eu des notions d’anglais quand nous Étions à l’école, j’étais incapable de saisir quelconque information orale ou écrite si elles étaient en anglais.

Le jour où mon anglais a decollé, c’est quand je me suis mis à l’étudier par moi-même. À ce moment mon approche était plutôt intuitive, et mon plan a très bien marché. Idem pour l’espagnol.

Quand j’ai appris le chinois, toute expérience et approche m’a servi, mais pour être vraiment efficace sur le terrain professionnel, j’ai compris que les cours de fac et vivre dans le pays n’étaient pas suffisants. J’ai donc au fil du temps essayé différentes méthodes et fait quelques (bons d’accord, Énormément…) erreurs qui m’ont fait perdre du temps.

Toujours avide d’améliorer mes langues et curieux d’apprendre de nouvelles méthodes, j’ai voulu tester des méthodes qui sont utilisées dans la communauté des linguistes.

Dans la communauté, il n’y a presque personnes qui est spécialisé dans les langues asiatiques, mais justement je souhaite voir si d’autres techniques ne sont pas adaptables ou modifiables pour mieux apprendre le coréen, japonais, chinois ou autres.

Il faudra sans doute casser la tirelire mais si c’est productif alors allons-y !

Première mission : trouver de bon support pédagogique

Ayant un parcours universitaire et connaissant la qualité des manuels scolaire locale pour les Occidentaux qui apprennent le chinois, je me suis dit que les manuels de Coréen de la fac de Séoul pourraient être une bonne base.

Ce sentiment m’a été confirmé par des connaissances qui sont en Corée.

Donc aussitôt dit, aussitôt fait ! J’ai cherché et réussi à me procurer les manuels et CD de l’université de Séoul.

Cependant la petite douche froide, c’est que ce genre de manuel est fait pour être encadré par un professeur de fac. L’utiliser tout seul en autodidacte me paraît impossible.

Par la suite, j’ai entendu que le centre culturel Coreen ‘’King Sejong institute’’ de Shanghai, pour promouvoir la culture coréenne, donnait des cours gratuits de coréen jusqu’au niveau intermédiaire.

Quel Chance !

Je me suis donc rendu là-bas, mais j’ai été refusé car les cours avaient commencé une semaine ou deux avants. Il me fallait donc attendre 3 ou 4 mois plus tard qu’il recommence une nouvelle classe.

Le plus drôle c’est que la nouvelle session n’avait pas été programme, donc ça pouvait commencer peut-être même dans 6 mois…

Pour un établissement qui veut promouvoir la culture coréenne et qui utilise des cours gratuits, refuser des élèves est plutôt contre-productif. Mais vu que la responsable du programme voulait faire du zèle et sans doute faire de moi un exemple, même après plus d’une heure de discussion dans leur bureau, elle n’a pas voulu. Sachant que la responsable est chinoise et qu’en chine beaucoup de choses sont négociable, cette personne étant tellement borné, je me suis donc incliné.

Et pour couronner le tout, quelque temps plus tard le Corona Virus faisait rage dans toute la chine et bientôt l‘Asie et le reste du monde.

Qu’est-ce que je pouvais faire ?

Rester chez moi et attendre 6 mois que les choses changent.

Trop peu pour moi ! J’ai donc cherché des cours en ligne.

De belles surprises

Comme j’ai un emploi du temps très chargé, ce que je cherche c’est généralement un enseignement qui m’amène de la base jusqu’à un niveau avancé via un parcours déjà tracé.

Bien souvent les cours qui sont offerts sur Youtube ou en ligne, sont souvent des petits conseils non organisés et c’est dur d’apprendre correctement une langue dans ces conditions ou alors ça va prendre des années.

En regardant sur le net français, anglais et chinois, j’ai opté pour les ressources suivantes :

(La majorité des ressources que j’ai choisie sont en anglais)

‘Talk To me in korean’, c’est fait par une équipe de Coréen à Séoul, ils sont jeunes, dynamiques et expliquent bien. Le seul inconvénient c’est qu’il n’y a pas de système prédéfini. Les cours sont divisés en plusieurs niveaux mais l’ordre à suivre dans les cours n’est pas défini. Donc je recommande leur leçon en complément si certains points ne sont pas clair dans d’autres methodes.

‘‘90 days Korean” , fait par un groupe d’américains et de Coréen qui ont créé une petite plate-forme pour leur cours. Le leçons sont organisés suivant un ordre logique et tout au long de l’apprentissage, une équipe est disponible pour vos questions, un coaching est disponible et une communauté sur l’ensemble de la plate-forme est disponible ainsi qu’un forum.

Leur cours sont principalement sous forme écrite et j’aurai préféré des vidéos, mais je m’y suis fait et la plateforme est très vivante et surtout à l’écoute. C’est assez familial si je puis dire, par exemple dans les jours qui ont suivi mon inscription, l’équipe m’a envoyé un message personnel en vidéo, et les autres membres des messages privés. Donc on sent qu’on est entouré. On n’est pas laissé sur le bord de la route une fois la méthode achetée, ça fait plaisir.

‘Coréen élémentaire’ de Thierry Laplanche et Ji Hyun Kim.

Le livre est expliqué très en détails, très intéressant et pour certaines traductions il est bon d’avoir une bonne ressource en français.

Et la cerise sur le gâteau, j’avais entendu parler d’un programme intéressant pour avoir une conversation de 15 minutes dans n’importe quelle langue en seulement 3 mois.

Je me suis donc inscrit aussi dans le programme de Benny Lewis.

À la différence des autres, ce programme n’est pas spécifique au Coréen, c’est aussi pour ça que j’étais très curieux. Aussi l’inscription se fait à date fixe, j’étais pile au bon moment, je prends ça pour un signe, alors je me suis lancé aussi.

La valeur ajoutée de Benny, c’est que les vrais fondamentaux de l’apprentissage des langues sont clairement établis dans le programme. Pour moi c’est vraiment très important. Surtout que tous les conseils sont efficaces.

Et ils comprennent très bien la psychologie et les obstacles des gens qui apprennent les langues.

Pour l’oral

J’ai entendu que beaucoup de gens utilisent la platform Italki. C’est une platform comme Facebook qui permet de trouver quelqu’un pour faire un échange linguistique ou une leçon en ligne en temps réel.

Les personnes qui enseignent sur la plate-forme sont partagé entre des professionnels certifiés qui sont formés pour enseigner les langues étrangères, et les tuteurs communautaires qui sont des natifs ou d’un niveau avancent qui aident par le biais du tutorat instantané ou de la pratique orale.

Cours de langue par vidéo conférence
Cours de langue par vidéo conférence

Ce type de cours offre de nombreux avantages comme par exemple d’avoir le choix entre une multitude de professeurs. Ce qui est commode c’est que si on n’est pas satisfait de son prof du moment, on peut en changer ou en prendre plusieurs.

Les horaires des cours sont flexibles puisqu’on s’organise avec le professeur ou le tuteur. Et c’est nettement moins cher qu’un professeur en présentiel. Cependant ça dépendra des qualifications de la personne et les prix varient entre 4 et 40 dollars américains de l’heure.

Évidemment encore faut-il que la qualité vidéo et du micro soit bonne mais je pense que c’est largement jouable.

Je vois beaucoup d’avantage à utiliser une telle plate-forme, cependant il va falloir faire un peu de recherche pour trouver le professeur adéquat et aussi un petit budget.

Suivant vos objectifs et votre budget, il y a aussi des plates-formes très proches d’Italki qui permettent d’être mis en relation avec des personnes qui souhaitent aussi faire des échanges linguistiques, mais cette fois c’est gratuit.

L’avantage est bien entendu financier, et si vous tombez sur les bonnes personnes vous pouvez faire des merveilles et même former votre partenaire à vous enseigner de la manière que vous aimez.

L’inconvénient majeur de telle plate-forme c’est que puisque les personnes ne sont pas rémunérées, certains ne seront pas à l’heure pour les rendez-vous, peut-être moins coopératif lors des cours et peu structuré…

Payer un cours ne donne pas la garantie que ça se passera exactement comme vous le voulez, mais les probabilités sont plus hautes. Parmi les plates-formes gratuites on peut penser à Speaky, Papora, Langage share, etc. Les plates-formes ont chacune leur manière de procéder et leur charme, ça dépendra de vos gouts. Il ne reste plus qu’à tester.

Le mot de la fin

Effectivement ça fait beaucoup de ressources mais quand on veut vraiment une chose il faut s’en donner les moyens. Le but c’est de parler Coréen maintenant et d’être opérationnel sous quelques mois. Pas dans 10 ans.

J’ai donc pris des ‘actions massives !’

J’ai commencé depuis 2 semaines et demie. Je suis les programmes du mieux que je peux et j’attends de voir les résultats au bout des 3 mois.

Comment Saluer en chinois mandarin 问候语

chinois qui se serrent la main
Au niveau commerciale, l’attitude pour saluer en chinois mandarin est plutôt proche du standard occidental, particulièrement chez les jeunes générations.

Quand on commence à apprendre le chinois, si on n’a jamais appris d’autre langue asiatique avant, on est surprise par la grande variété des manières de saluer en chinois madarin.

D’ailleurs quand on me demande “comment tu dis bonjour en chinois ?” je demande toujours dans quel contexte il souhaite utiliser l’expression.

Ainsi les formes de salutation en chinois mandarin vont dépendre des relations entretenues avec les personnes saluées, du moment de la journée et de l’endroit.

Cela peut paraître complexe à premières vues mais en fait, tout devient plus logique quand on connaît le principe qu’il y a derrière.

Si vous n’avez jamais habité en Chine ou si vous êtes débutant, il est très probable que vous utiliserez toujours la même formule générale comme nous le faisons dans les langues Européennes. Mais ce n’est pas grave du tout, l’important est que vous sachiez ce que les gens vous disent et en compreniez la raison.

Le standard

À votre premier cours de chinois ou plutôt au deuxième (si on vous fait commencer par le traditionnel bo-po-mo-fo suivit des tons) vous apprendrez à dire bonjour avec :

你好 [ nǐ hǎo ] Bonjour ( tutoiement )

Et

您好 [nín hǎo] Bonjour ( vouvoiement )

Cependant si vous avez déjà lu ou fait partie de forum sur le sujet, vous avez sans doute entendu qu’utiliser 你好 [nǐ hǎo] n’est pas une façon très utilisée par les natifs pour saluer :

En fait oui et non.

Cela va dépendre de la situation. Si vous utilisez 你好 [nǐ hǎo] à chaque fois, pour chaque salutation, tout le monde vous comprendra et tout se passera bien, car c’est une façon plutôt commune et plutôt formelle. Et vous ne serez pas dans le faux en étant formel mais vous ‘‘sonnerez moins natif’’. Vos interlocuteurs comprendront que vous n’êtes pas encore bien habitué aux coutumes des chinois. Maintenant si vous voulez vraiment paraître plus natif, lisez la suite et mettez ces salutations dans votre arsenal.

Les classiques et formels

1. 早上好!zǎoshang hǎo!
C’est quand vous dites bonjour le matin, c’est l’équivalent du ‘‘Good Morning’’.

2. 中午好!Zhōngwǔ hǎo!

C’est quand vous dites bonjour vers midi.

3. 下午好!Xiàwǔ hǎo!

C’est quand vous dites bonjour l’après-midi, c’est l’équivalent du ‘‘Good afternoon’.

4. 晚上好!Wǎnshàng hǎo !

Bonsoir !

5. 大家好!Dàjiā hǎo !

Bonjour à tous !


Utilisé généralement avec vos professeurs, vos supérieurs, avec des personnes avec qui vous devez ne pas être trop familier ou dans un environnement formel comme un meeting professionnel ou lorsque vous êtes auprès de plusieurs personnes et que vous vous adressez à tout le monde.

Comment répondre :

De manière générale de la façon la plus simple, juste en répétant exactement ce qu’on vient de vous dire, par exemple :

le matin un de vos supérieurs chinois vous dit :早上好!zǎoshang hǎo! , vous répondez seulement 早上好!zǎoshang hǎo! à votre tour. (Sauf pour 大家好!Dàjiā hǎo !évidemment :))

Les classiques avec les connaissances

早!zǎo !

C’est la version abrégé de 早上好!zǎoshang hǎo! Donc plus rapide et plus familière. Vous l’entendrez entre collègues le matin au bureau, entre amis, etc.

嗨! Hāi , 嘿!hēi

C’est l’équivalent de notre ‘‘Hé !’’ et du ‘‘Hi !’’ anglais.

哈喽!hā lóu

Il s’agit tout simplement de la mise en caractère de ‘‘Hello !’’.

喂!Wèi!

Quand vous décrochez le téléphone, c’est l’équivalent de notre ‘‘Allo !’’.

Comment répondre : Tout comme pour les formulations classiques et formelles, il suffit de répondre en répétant ce qu’on vous a dit. C’est aussi simple que ça.

L’intérêt porte vers l’interlocuteur

Dans la culture chinoise, la façon de saluer va aussi avoir une forme plus proche d’un début de conversation. Comme par exemple :

  • 吃饭了吗 ?    chīfànle ma  As-tu déjeuné/diné/mangé ?
  • 去哪儿 ?        Qù nǎ’er       Où vas-tu ?

C’est une manière de saluer très commune en Chine, vous l’entendrez des centaines de fois.

Si on n’est pas habitué, certaines personnes vont se sentir un peu mal à l’aise à devoir répondre à ce genre de question qui peut paraître un peu trop personnel.

En effet, si on interprète mal, on a vite fait de se dire : ‘‘là où je vais en quoi ça le regarde ? ce n’est pas ses affaires ! Pourquoi il veut savoir ?’’

Et cela risque de créer une attitude défensive et une atmosphère un peu bizarre.

En réalité, cette façon de saluer est tout simplement une manière d’être polie en témoignant de l’intérêt pour l’autre personne.

Et suivant ce principe, si vous revenez de faire les courses au supermarché ou d’avoir fait un footing à l’extérieur, votre gardien d’immeuble ou vos voisins si vous les rencontrez ne vous diront pas 你好 [ nǐ hǎo ] Bonjour ! Mais plutôt une question du style :

买菜了           Mǎi càile               tu as acheté des légumes ?

回来了         huíláile                 tu rentres ?

跑步去了?    pǎobù qùle?         T’es allé courir

Comment répondre :

Vous n’avez pas besoin de vous formaliser ni même de devoir vous arrêter pour discuter.

Il suffit juste de confirmer la question ou répondre de manière très succincte :

吃了!           J’ai mangé,

下班了          J’ai débauché

对的,买了几个西红柿 j’ai acheté quelques tomates

Ou même très souvent on utilisera juste :

嗯           en 

Qui est juste une confirmation à la question de votre interlocuteur

Dans des locaux commerciaux

欢迎光临! (huān yíng guāng lín) Bienvenue! ”

Cette salutation est souvent utilisée par le personnel d’accueil dans les restaurants, les magasins et autres lieux commerciaux. Vous entendrez aussi les deux séparées «欢迎 (huān yíng)» au début des émissions de télévision, des performances et des annonces, et 光临! guāng lín lorsque vous sortez du local commercial.

paysans chinois qui font bonjour
Les minorités ethniques auront leurs propres façons de saluer mais ils comprennent le mandarin.

Les pièges à éviter

Connaissant encore des inégalités d’éducation dans le pays, beaucoup de Chinois ne pensent pas à mal et sont vraiment curieux de connaître les différences avec les personnes des autres pays. Ainsi Ils poseront beaucoup de questions.

Cependant il n’est pas rare de rencontrer aussi des gens qui utiliseront cette coutume pour poser des questions qui sont vraiment privé, comme par exemple : ton salaire est de combien ? Est-ce que tu es marié ? etc.…

Et pour les hommes, j’ai déjà vu plusieurs fois des gens se faire demander la taille de leur sexe.

Généralement ce genre de question n’arrivera pas de but en blanc mais une fois un minimum de conversation engagée.

En de pareilles circonstances, il faudra tenir compte de la relation que vous avez avec la personne, mais j’ai déjà vu des Occidentaux se sentir insultés et commencer à se mettre en colère.

Le mieux à ce moment-là est de rester très évasif ou d’attirer la conversation dans une autre direction. Si la personne est un peu insistante ou si vous n’avez pas d’inspiration ce jour-là, vous pouvez simplement refuser de répondre ou sourire et ne rien dire. Une telle attitude démontrera que vous savez rester maître de vous-même et préserver l’harmonie, vertu centrale dans la culture chinoise.

Des salutations occidentalisées

La plupart des manuels ou autres matériels d’étude incluent le message d’accueil classique 你好吗?Nǐ hǎo ma Dès la première leçon.

D’un point de vue pédagogique et pour créer un environnement grammatical, l’idée est plutôt bonne.

Puisqu’en s’appuyant sur la salutation général 你好Nǐ hǎo («bonjour»), en ajoutant simplement un mot, il donne l’occasion d’enseigner le modèle grammatical très basique d’utilisation de la particule de question 吗

Et si on va dans cette voie, il est également très facile d’y répondre via 我很好 («Je vais bien») qui va encore s’appuyer sur le modèle de phrase de base «N + Adj» en chinois.

Mas il y a juste un petit problème…

Les Chinois ne l’utilisent pas de cette manière ! Ou du moins pas dans ce contexte

Nous l’avons vu, les Chinois vont plutôt vous demander si vous avez mangé pour vous demander si tout va bien. D’après les discussions que j’ai pu avoir à ce sujet, personne ne peut vraiment apporter une réponse définitive dessus. Mais une idée qui se dessine est la suivante.

En français quand vous demandez à quelqu’un ‘‘Ça va ? ” où ‘‘Tu vas bien ? ” c’est une marque de politesse via une question qui porte sur l’état de la personne. En effet en posant cette question nous témoignons notre intérêt pour cette personne.

Quand on médite un peu sur l’histoire de chine et les famines qui ont frappées le pays pendant des périodes très longues, on peut comprendre que les vivres ont une place très importante pour la population puisqu’elles garantissaient la survie. Et comme on dit, s’il y a de la vie, il y a de l’espoir.

Ainsi, si vous avez pu manger, vous pourrez vivre, et tout le reste devient possible.

Il est indéniable que l’histoire et le langage s’influencent en permanence, façonnant la culture d’une civilisation ou d’un pays.

Ainsi, pour vous saluer lorsqu’un français vous dira : Salut, ça va ?

Un chinois vous dira : Salut, tu as déjeuné ?

Pour revenir sur notre expression 你好吗? Littéralement : ‘‘est ce que tu vas bien ?’’

J’ai remarqué que les Chinois entre eux ne l’utilisent que très rarement car il va se manifester dans un cas de figure particulier : quand vous n’avez pas vu une personne depuis longtemps, dans ce cas-là vous utiliserez ;

好久不见, 你好吗?

Les personnes que vous voyez souvent, vous n’avez pas besoin de demander s’elles vont bien puisque vous connaissez certainement sa situation est bonne ou pas.

Par contre, l’ironie de la situation, c’est qu’ils vont l’utiliser avec les Occidentaux !

Est-ce pour tester notre niveau de chinois, pour mieux se faire comprendre, pour nous faire une blague, pour se rapprocher du monde occidental et témoigner du respect ou tout simplement pour se moquer de nous ?

En fait, chaque possibilité est envisageable et j’y ai déjà fait face. Ça dépendra vraiment de la personne qui vous le demande et de ses intentions.

Pour ma part, je suis convaincu que quand vous avez un niveau de Chinois qui est bas, vous serez plus sujet à ce genre d’expérience. Si votre niveau de chinois est haut, ils vous parleront comme un local.

Donc la clef reste la même : continuer de faire progresser votre mandarin et après c’est un cercle vertueux.

Comment vraiment demander ‘‘Ça va ? ou Comment allez-vous ?’’

Finalement la véritable formulation du « Comment ça va ? » :

(你/您)今天怎么样?(Nǐ) jīntiān zěnme yàng?

Ou encore

(你)最近怎么样?(Nǐ) zuìjìn zěnme yàng?

‘‘Comment vas-tu ces dernières semaines/mois ?’’

Ces formulations seront surtout utilisées entre amis, couples, famille et vos relations assez proche.

Comment répondre :

还好      Hái hǎo         qu’on pourrais traduire par ‘‘ça va, ça va ! ou jusque-là ça va’’

还可以    hái kěyǐ          qu’on pourrais interpréter par ‘‘pas trop mal’’

不错       bùcuò           ‘‘ça va pas mal’’

Bien entendu si vous voulez vous pouvez répondre en donnant quelques indications sur votre situation. Vous avez la possibilité de directement répondre :

(我)很忙  Wǒ hěn máng      je suis occupé      ou   plutôt occupé

(我)很累  wǒ hěn lèi             je suis fatigué       ou   plutôt fatigué

Les différences à l’écrit

En chinois il est très frappant de voir les nombreuses différences entre la langue orale 口语Kǒuyǔ et la langue écrite 书面语shūmiànyǔ.

Gardez bien à l’esprit que les façons de saluer présente tout au long de cet article sont uniquement des salutations courantes pour le Chinois à l’oral.

La façon de s’exprimer par courrier ou email, et particulièrement dans de la correspondance commerciale, sera différente et le niveau de Chinois sera beaucoup plus soutenu.

Avant de clôturer cet article, il ne reste plus qu’à vous dire :

再见Zàijiàn Au revoir !

下次见xià cì jiàn À la prochaine !

5 facteurs pour un échange linguistique réussi

échange linguistique positif
échange linguistique positif

Personnellement, j’ai adoré faire des échanges linguistiques, je trouve que c’est une des méthodes les plus naturelles et qui donne des résultats palpable si ils sont bien conduit.

Si vous trouvez de bons partenaires d’échanges, ça peut vraiment être les cours de langues les plus excitants que vous n’ayez jamais eu.

J’avoue qu’au début j’ai douté de l’efficacité du concept et que de manière générale je reste sceptique sur certaines méthodes. Mais celle-ci, imême après de longue periode sans pouvoir l’utiliser a cause de certains aleas (à mon grand regret), je me rends compte de ses bénéfices et constate à quel point ça a été efficace.

Tout d’abord, ce qui m’a le plus séduit, c’est ce côté « interactif ».

Aucune application (APP) dans le monde ne peut faire mieux que ça.

J’ai quelqu’un en face de moi qui essaie de me m’expliquer une idée ou un mot en utilisant une langue étrangère et à grand renfort des dessins, mimiques, sons, etc.

Et si je ne comprends pas, la personne va essayer une autre façon de faire passer l’info. À ce moment-là, apprendre devient un jeu ! il n’y a pas de pression, et le focus est à 100% sur l’autre.

Si vous souhaitez progresser via des échanges linguistiques, voici quelques points à respecter pour avoir un échange de qualité :

Choisissez des gens avec l’esprit ouvert

Pour pouvoir utiliser l’approche naturelle dans plusieurs échanges linguistiques, je ai découvert qu’il y a cependant pas mal de challenge.

Tout d’abord, quand j’ai commencé à apprendre le coréen, la première étape était de trouver une communauté Coréenne pour passer mon message : celui de trouver des natifs pour échanger ensemble.

Un endroit où j’en avais rencontré c’était à l’université Donghua à Shanghai. Je m’y suis rendu et effectivement chaque semestre, il y a énormément d’étudiants qui viennent participer à des programmes pour apprendre le chinois. J’ai même était choqué de voir la proportion de Coréen par rapport aux étudiants des autres pays.

J’imagine que c’est sans doute en rapport avec les villes jumelles ou les pays les plus proches des universités d’échanges. Car quand j’étais à l’université de Xi An, il y avait beaucoup d’élèves du Kazakhstan, Tadjikistan, des élèves de Mongolie extérieurs. Maintenant à Shanghai ce sont les élèves Coréens et Africains qui sont les plus nombreux.

En bref, j’étais bien parti pour trouver les personnes que j’avais besoin, ou du moins c’est ce que je croyais…

Quand on cherche des partenaires de langues, c’est la loi du nombre qui est importante ici. Ainsi je suis allé parler à tous les Coréens que je voyais. Peu importe le sexe ou l’âge, j’exposais mon projet à tout le monde et je prenais les numéros de téléphone.

En fait, j’ai remarqué que les Coréens qui avaient de 35 à 50 ans, n’étaient pas du tout ouvert aux échanges linguistiques. Ils trouvent ça bizarre, ou ne sont intéressés que pour leur enfant mais pas pour eux.

J’ai passé pas mal de temps à leur expliquer les fondements de la méthode et les avantages mais rien à faire, ça ne les intéressait pas ou il ne comprenait pas en quoi ça pouvait leur être utile… Ne vous laissez pas décourager par ce genre de personne ! Passez à une autre. Dans votre tête, dites vous simplement ‘‘Tu ne fais pas l’affaire. Suivant !’’. Et trouvez quelqu’un qui est plus ouvert, plus optimiste et suffisamment curieux pour essayer des choses nouvelles.

Il vous faut une pipelette

Fort de cette expérience, je me suis tourné vers les étudiants plus jeunes. À ce moment-là, les numéros on commencé à pleuvoir. C’était génial, les jeunes étudiants étaient super-ouverts et prêts à apprendre n’importe quelle langue. Ils trouvaient ça super de pouvoir trouver des heures supplémentaires pour pratiquer une langue étrangère et de manière gratuite. Il y a même une fille qui trouvait que mon Chinois était vraiment bon et elle souhaitait que moi, un Français, fasse un échange Chinois-coréen avec elle ! J’avoue que je ne comprenais pas comment en étant en Chine elle ne l’aurait pas fait avec un Chinois, mais apparemment elle n’avait pas réussi à se faire de relation avec des locaux et du coup l’échange avec moi l’intéressait. J’admire les gens qui ne ratent pas une opportunité de vouloir s’améliorer.

Ainsi, j’ai organisé des rencontres avec tous ces étudiants pour commencer les échanges linguistiques.

À ce moment-là on se rend compte très vite que la personnalité de votre professeur/partenaire va beaucoup influencer la qualité de votre échange. Et même si la timidité n’est pas un défaut à proprement parlé, cependant il peut être un handicap.

– Les personnes timides parfois ont peur de s’exprimer. Vu que lors d’un échange linguistique, la clef c’est justement d’avoir un maximum de contact avec les sons et la langue cible, si votre partenaire s’exprime peu, ça va être très dur. Le mieux c’est d’avoir une vraie pipelette !

Plus la personne aime parler et décrire les choses, mieux ça sera.

La clef pour l’exposition

– Il va arriver bien des fois, et peut-être même tout le temps, qu’une idée, un mot, une phrase, une règle ne passe pas ou ne soit pas compris du premier coup. Ce qui est parfaitement normal. Ainsi votre partenaire devra vous l’expliquer ou du moins vous le faire comprendre d’une autre manière.

Votre partenaire va donc devoir se creuser la tête pour trouver d’autres exemples, utiliser d’autres mots, amorcer les explications sous un autre angle, etc.

C’est justement la chose la plus intéressante et la plus enrichissante car :

  1. Ça vous expose à une plus grande diversité de vocabulaire et habitue votre oreille à une plus grande richesse de sons
  2. Au travers des exemples et de l’approche de votre partenaire/professeur, vous pouvez aborder l’angle par lequel cette culture perçoit le monde. C’est une chance unique.
  3. Cela garde votre attention au plus haut degré. En effet, une sorte de curiosité et de suspense s’installe car on essaie de savoir là où votre professeur veut en venir. C’est encore plus puissant quand vous abordez les histoires ou les films lors de vos leçons. Quand vous commencez à avoir un niveau suffisant pour comprendre des informations de base et que quelqu’un vous décrit le début d’un film, votre curiosité et a son comble et vous voulez connaitre la suite. C’est à ce moment là qu’apprendre deviens un plaisir.
  4. C’est plus fun ! Vous ne savez pas à quoi vous attendre, les explications sont originales et vous sortent des exemples bateaux ennuyeux, en bref il y a plus de couleurs dans vos échanges.
échange linguistique en extérieur
échange linguistique en extérieur ça marche aussi

Il est donc indispensable que votre professeur possède de l’imagination et puisse utiliser différentes approches originales sinon vous allez perdre de l’intérêt. Et l’intérêt dans les langues c’est primordial ! C’est l’équivalent du kérosène pour un avion. Sans lui, vous ne décollez pas.

Formez votre professeur

Si la personne ne vous reprend pas sur vos erreurs car elle a peur de vous vexer. Si elle se contente de quelque chose d’inexacte car elle ne veut pas se déranger sur des détails qui ont de l’importance ou par peur de vous contrarier, alors il va falloir lui expliquer ce que vous attendez.

Ainsi au premier cours ou en début des séances, expliquez ce que vous attendez et comment vous aimeriez que l’échange se déroule.

L’idéal, et ça sera souvent le cas si vous utilisez les méthodes et les recommandations de ce blog, c’est que l’autre personne n’aura pas une idée aussi concrète ni une méthodologie claire de comment elle souhaitera procéder et apprendre.

Ainsi dans la plupart des cas, elle utilisera votre façon de faire.

Donc vous aurez l’opportunité d’initier l’échange et commencerez par être le professeur vous-même. L’autre verra dans l’action l’attitude et la façon de gérer l’échange. Naturellement elle adoptera les mêmes manières que vous et vous obtiendrez ce que vous attendez.

Il y a aussi une autre manière que vous pouvez utiliser, c’est avoir une petite vidéo qui montre un échange tel que vous le concevez. De ce côté-là, j’ai eu un peu de chance car j’avais un ami qui avait lui aussi fait un échange pour apprendre le Coréen et qui avait pris l’habitude de filmer ses échanges. Par la suite j’ai juste pris quelques passages et j’ai fait un petit montage de 2 minutes.

Lorsque je trouvais un nouveau partenaire pour les échanges, je lui montrais la vidéo en premier, ensuite je commençais l’échange par enseigner moi-même. Quand venait son tour, la personne avait déjà tout sous la main pour pouvoir être efficace tout de suite.

Location…Location, location

Si vous êtes étudiant, vivez dans une résidence universitaire et faites un échange avec un étudiant étranger sur le campus, le rapport temps investi et bénéfice est extrêmement bon.

Vous avez des classes vides à disposition, une distance très réduite entre votre lieu d’habitation et le lieu ou vous allez faire l’échange, idem pour votre partenaire et bénéficiez de tout le système de cafeteria à prix réduit car universitaire( ce qui est bien pratique quand on aime siroter un café ou un thé pendant l’échange.)

Bref, vous avez tout sous la main et pouvez économiser beaucoup de temps et d’énergie.

Sachant que tout le monde n’a pas la possibilité d’avoir un tel environnement, et que chacun a des moyens différents, voici quelques règles qui m’ont bien servi:

Choisissez un lieu calme ou vous pouvez vous entendre et où vous ne serez pas dérangé.

une table et deux chaise
une table et deux chaise, pas besoin de plus

Toute pièce vide avec une table et deux chaises peut parfaitement faire l’affaire. Une salle de réunion, une cuisine, etc. Cela n’a de limite que votre imagination et que votre partenaire accepte l’endroit.

Je sais que pas mal de monde fait ça dans des cafés comme au Starbucks, mais personnellement c’est l’endroit que j’évite absolument.

D’abord on est rarement seul, notre attention peut-être attiré par les autres clients, ensuite le fait que d’autres personnes peuvent nous écouter parler quand on ne maitrise pas la langue, ça peut être très gênant et bloquer certaines personnes.

Mes endroits préférés si je ne peux pas accéder à une salle de classe ou de réunion, c’est chez moi ou a mon bureau. Car je maitrise l’environnement. En effet personne ne vient m’interrompre, je coupe le téléphone et si c’est l’hiver je contrôle la temperature du climatiseur comme ca m’arrange. En bonus je peux faire autant de thé que je veux.

Et en matière de gain de temps dans les transports, il n’y a pas mieux. Évidemment, pour l’autre ce n’est peut-être pas aussi pratique, mais si votre partenaire ne peut pas fournir un lieu aussi commode, peut-être que ça peut se négocier.

Couper la poire en deux. Mais pas de n’importe quelle manière !

Une fois sur deux, préférez aller chez l’autre et la prochaine fois, votre partenaire vient chez vous. Ne vous rejoignez pas au milieu ! Pourquoi ?

Tout d’abord il va falloir trouver un endroit commode, ça risque de demander du temps et ce n’est pas sûr que chaque fois vous y trouviez les mêmes conditions.

Il semble être une bonne idée de gagner du temps en se rejoignant au milieu, mais regardons la situation sous l’angle suivant :

Admettons que vous ayez 45 minutes de métro pour aller chez votre partenaire d’échanges linguistique. Si nous trouver un endroit au milieu donc ça vous prendrait disons environ 22 minutes.

Quelle tâche faisable dans le métro pourriez-vous accomplir en 22 min ?

Personnellement, j’ai trouvé que ça ne m’avantageait pas.

Par contre, admettons que j’ai 45 min de métro, c’est un laps de temps qui est relativement standard pour accomplir des tâches importantes et utiles. Donc j’utilise ce temps pour répondre à des mails sur mon téléphone ou si je peux ouvrir mon ordinateur, lire des choses dont j’ai besoin (rapport, livre, agenda), revoir un cours, préparer un plan de réunion pour le travail, etc.

Un plan que je faisais souvent c’est : 45 minutes de révision de chinois dans le métro, 5 minutes de marche jusque chez mon professeur (c’est la pause en mouvement), 1h30 de s échanges linguistiques Coréen-français, 5 minutes de marche retour au métro (deuxième pause en mouvement), 45 minutes de révision de japonais et 5 minutes de marche pour arriver chez moi, ce qui me sert aussi de pause en mouvement. Au final quand j’arrive chez moi, j’ai achevé mon quota journalier de révision dans 3 langues. Je suis libre de passer à autre chose.

Ces quelques règles sont pour moi très importantes si on veut établir un échange linguistique de qualité sur le long terme. Au sein de cet article l’idée était de voir comment créer le minimum vital de conditions adéquates.

L’organisation interne de l’échange mérite un autre article.

Et vous, dites-moi comment se sont passes vos échanges ?

Comment ces quelques suggestions ont fonctionné pour vous ?

Avez-vous des anecdotes ou des manières différentes de vous organiser ?

N’hésitez à les partager dans les commentaires, car connaissez-vous le proverbe suivant : « celui qui veut aller plus vite, y va seul, celui qui veut aller plus loin y va avec les autres »

6 astuces pour maitriser les tons du chinois mandarin comme un pro

La plus grande difficulté pour les Occidentaux qui apprennent le chinois, dans 99 % des cas, c’est l’apprentissage et la maitrise des tons.

En effet pour les Occidentaux la difficulté vient du fait que nous n’avons pas l’habitude qu’une intonation différente puisse changer le sens d’une syllabe.

Et particulièrement pour les francophones.

Car contrairement aux Anglais qui possèdent au moins un accent (l’accent tonique), les francophones ne font pas de distinction claire dans leurs intonations.

L’avantage d’avoir minimum un accent dans sa langue, permet d’avoir un élément de comparaison pour pouvoir différencier et assimiler d’autres éléments.

Mais rassurez-vous, c’est loin d’être un problème. Cela veut juste dire qu’il faudra prêter un peu plus attention à cet élément dès le début de votre apprentissage du chinois, voilà tout.

En réalité, c’est même une bonne nouvelle !

Rendez-vous compte, vous allez apprendre quelque chose de nouveau qui va vous enrichir personnellement, mais aussi vous donner une compétence supplémentaire.

Le chinois est une langue tonale, puisqu’elle a 5 tons (4 + un ton neutre), mais ce n’est pas seul. Si vous apprenez d’autres langues qui utilisent des tons, vous serez déjà en position avantageuse.

Vous développerez une acuité auditive plus importante que la moyenne. Cela améliorera les autres langues que vous parlez déjà, mais aussi vous aurez l’oreille plus sensible à la musique.

Avec une bonne carte, on arrive toujours à destination donc avec une bonne méthodologie on arrive à tout, même à parler chinois J

Jetez un œil aux quelques conseils qui vont suivre et vous m’en direz des nouvelles !

Dans la suite de cet article nous commencerons avec des choses assez simples mais efficaces et par la suite on en viendra à des techniques plus avancées.

Bonne lecture !

1. Qu’est-ce qu’un bébé peut vous apprendre ?

Il faut être conscient d’une chose : dans tous les pays du monde, dans toutes les langues du monde, tous les enfants du monde ont une chose en commun :

-avant de réellement ‘parler’, le nouveau né passe pas une phase pré-linguistique.

N’importe quel pédiatre vous le dira ; à environ deux mois, un bébé commence à émettre des petits bruits avec sa bouche ou avec la gorge, puis ses vocalisations de diversifier : ce sont les gazouillis.

Ensuite peu à peu les explorations de bébé se font de plus en plus loin, on passe au babillage, puis les premières syllabes commencent à apparaitre jusqu’au jour où l’enfant est capable d’émettre des mots, puis des phrases et puis finalement arrive le jour ou il est capable de ‘‘parler “.

Donc la première chose qu’on peut comprendre c’est que ça ne s’est pas fait en un jour. Il a fallu du temps.

Cependant beaucoup pensent encore qu’après la première semaine de Chinois, s’ils n’arrivent pas à entendre les tons et les reproduire parfaitement, c’est que c’est impossible.

C’est un peu comme si une mère disait à son enfant, ‘’ça fait une semaine et tu ne parles toujours pas.

Laisse tombé tu n’y arriveras jamais, on passe à autre chose, on va essayer de faire du vélo maintenant ’’

Évidemment non, on laisse à bébé tout le temps qu’il a besoin et bébé écoute tout ce que dit maman. Observe tout ce que les parents font et entend tous les sons qui sont émis. Tout ceci jusqu’au jour où, à force d’entendre le même son, il est capable de le reconnaitre et essaie de le reproduire.

Alors pourquoi se mettre une pression énorme et penser qu’on doit savoir le faire dès la première semaine ?

Ce genre de stress ne va pas faire accélérer les choses, au contraire. (il y a des stress particuliers qui sont très positifs mais il faut savoir les distinguer, on en reparlera une autrefois).

Ainsi les premières choses à faire c’est l’écoute !

En effet une écoute régulière de la langue va permettre de façonner votre canal auditif et aussi de faire de nouveaux sillons dans votre cerveau. Les recherches en Neurosciences et en plasticité du cerveau on démontrés qu’une langue c’est un peu comme une route qui se creuse au milieu d’un champ. SI vous n’y passer qu’une fois, l’herbe est un peu aplatie mais le lendemain, personne ne peut voir que vous êtes passé par là.

Si par contre vous y passé plusieurs fois et régulièrement, très rapidement, l’herbe va être tassé, puis peu à peut laisser place à un chemin de terre. Une fois le chemin fait, maintenant vous pouvez y passer plus chargé, ou même avec un véhicule et le chemin va se transformer en route.

C’est la même chose qui se passe dans notre cerveau, la répétition de l’écoute d’un son, l’imprime et le rend plus clair.

Donc prenez l’habitude d’écouter du chinois au moins 20 min chaque jour, même si ne vous comprenez rien, ce n’est pas grave.

Mais pas n’importe quelle écoute. L’écoute du vrai langage, pas l’écoute d’un mot pris séparément tout le temps.

Le mieux pour ça c’est les podcasts ou la radio. Je préfère vraiment la radio car les présentateurs sont généralement choisis pour leur maitrise très standard du mandarin et la clarté de leur voix.

2.Ne vous fiez pas à vos yeux, imitez les sons

La première chose qu’on voit lors de notre premier cours de mandarin c’est généralement 2 tableaux, le ‘‘Bo Po Mo Fo ” et le tableau des tons.

les tons du chinois mandarin 现代汉语普通话声调
les tons du chinois mandarin 现代汉语普通话声调

Le problème avec ça c’est que les élèves vont ‘‘lire ” le langage cible mais en utilisant les sons de leur langue maternelle.

C’est à mon avis la cause majeure d’échec dans la prononciation d’une langue et particulièrement quand les familles de langues sont si éloigné, comme dans notre cas les langues latines et les langues asiatiques.

Par exemple, prenez le mot认识. qui avec le système de romanisation du Chinois appellé Pīnyīn, s’écrirait ‘‘Rènshì “. Si maintenant on prononce ce qu’on lit avec notre phonétique française, c’est-à-dire avec un R dit consonne fricative, alors que le « R » en système Pinyin se prononce comme le « J » français. De même, les deux lettres ‘‘EN’’ sen Chinois, sont prononcé comme le son ‘‘N” dans le mot anglais « Rock’N roll » . Alors que le son ‘‘EN’ du français se prononce comme dans le mot ‘’dent “. Donc essayez maintenant de prononcer mot ‘‘Rènshì “‘ à la française = (R fricatif + EN de dent) Et comparer avec la prononciation à la chinoise = (J + N de rock’n roll)…

Ça n’a plus rien à voir !

C’est le même principe pour les tons.

Par exemple le troisième ton, d’après le dessin, c’est un trait qui monte et qui descend. Mais peut-être que vous l’entendez différemment et que si vous essayez de recréer seulement ce que vous entendez, vous serez peut-être plus proche de la réalité.

Les transcriptions pinyin sont un outil pour apprendre une langue, pas la réalité. Alors en copiant une tentative de transcription visuelle de quelque chose d’auditif, vous essayez de copier l’outil et pas la langue, pas la réalité.

Donc fiez-vous à ce que vous entendez et tentez d’imiter un son, pas de le lire.

3. Grouper les tons

Ceci est pour moi un élément clef.

Ce qui se passe souvent est que ceux qui apprennent le chinois s’entraine généralement à prononcer les tons séparément. Et comme toute chose, on est bon qu’a ce qu’on fait. Mais le problème de s’entrainer aux tons séparément c’est que d’abord on exagère trop ce ton, et c’est sortir le ton de son contexte.

En effet les chinois ne parlent pas qu’avec des mots d’une syllabe. Leurs mots sont composés de plusieurs caractères et donc de plusieurs syllabes.

De plus la prononciation des syllabes va légèrement changer quand il va falloir associer les syllabes entre elles.

Aussi il y a un rythme et des temps d’aspiration et de pause, tout ceci dans le but de rendre la tonalité de la phrase elle-même plus fluide.

Par conséquent, l’élève qui s’entraine à prononcer chaque syllabe de manière isolée, va avoir beaucoup de difficultés quand il faudra avoir un discours normal et enchainer les tons les uns après les autres.

Cela va demander un gros effort de réflexion pour remettre chaque ton pour chaque mot, et en plus ça va ralentir le discours. La phrase en deviendra si ennuyeuse que l’autre personne va décrocher, peut être même tourné les talons et s’en aller.

Ainsi un excellent moyen pour remédier à ça et améliorer sa prononciation des tons, c’est de prononcer les tons par pairs quand vous avez des mots chinois en 2 caractères, donc bi syllabiques, ce qui est souvent le cas.

Et par 3 ou trisyllabiques ou encore par 4 syllabes quand vous des Chengyu à 4 caractères par exemple.

Avec cette approche ‘‘ascendante ” petit à petit vous allez discerner exactement comment se prononce vraiment tel ou tel ton. Ensuite vous montez en gamme, vous vous entrainerez avec des phrases courtes, en faisant cette fois attention aux tons mais aussi à comment sonne l’ensemble de la phrase et ainsi de suite. Et l’exercice aidant, vous serez beaucoup plus à l’aise à l’oral. Votre reconnaissance des tons et votre capacité à les produire seront décuplées.

4. Petites dictées

C’est un excellent exercice pour tester votre reconnaissance des tons.

Le mieux c’est évidemment si vous avez des amis chinois et vous leur demandez de vous dicter quelques mots ou quelques phrases, et de revoir avec eux les mots ou vous avez fait des erreurs.

Au bout de quelques fois seulement, je vous garantis que votre acuité auditive va devenir plus fine.

Si vous n’avez personne qui peut vous aider pour le moment, vous pouvez très facilement trouver une vidéo ou un podcast avec une transcription ou des sous-titres sur internet. Ensuite prenez un petit passage que vous écoutez et que vous écrivez sur une feuille, ensuite vous comparez avec les sous-titres et voyez si vous êtes justes avec les tons.

C’est un exercice traditionnel, mais il rend de très bon service.

Parlez mandarin et écrivez des mots standard 说普通话,写规范字
Parlez mandarin et écrivez des mots standard 说普通话,写规范字

5. La technique de l’hombre

C’est une technique que les linguistes utilisent depuis très longtemps. Avec les moyens d’aujourd’hui on peut la rendre encore plus efficace.

Dans sa version de base, Il s’agit d’écouter une phrase entière et de la répéter tout de suite en essayant de reproduire la vitesse, l’intonation et le rythme de la phrase.

Au niveau suivant, on peut utiliser une application ou installer un logiciel d’enregistrement sonore comme Audacity ou Camatasia et s’enregistrer pendant qu’on répète la phrase. Et on se compare tout de suite avec la phrase de l’enregistrement qu’on écoute.

Au début personne n’aime écouter sa propre voix. Mais c’est un petit cap à passer. L’important c’est de le savoir. Cependant c ;est vraiment efficace.

Et si vous vous prêtez au jeu en essayant différent son, différentes intonations, différent rythme, différent placement de langue ou de forme de bouche, vous allez arriver petit à petit instinctivement à savoir comment recréer les sons et tons que vous entendez et les retiendrez plus facilement.

Ça marche très bien pour les tons en Chinois et en Coréen, mais aussi pour certains sons comme la jota en espagnol et certaine liaison s de mots en anglais.

Pour le niveau suivant, il va falloir y ajouter des mouvements. Écouter et répéter en marchant pendant que vous vous balader au parc ou dans votre jardin.

En effet le fait d’être en mouvement met en plus de zones de votre cortex en activité, mais aussi il y a une oxygénation du cerveau plus importante. Tout ceci en résulte que les mots et leurs façons d’être prononcés, s’imprègnent mieux dans votre tête.

D’ailleurs quand j’étais à l’université de Xi An, beaucoup d’élèves utilisaient cette technique. Le plus fort c’est que même en hiver, je voyais des étudiantes avec leur gros bonnet qui sortaient le soir dans le campus et qui répétaient à haute voix leur cours. Je me rappelle même qu’une d’entre elles m’avait dit que de faire ça après dîner lui permettait de revoir ses cours et de mieux digérer. Quelle discipline !

6. Adorez faire des erreurs

Vous êtes là pour explorer la langue et tous ces sons. Et vous n’êtes pas un natif, vous êtes un étranger et sans doute un débutant. Donc vous avez toutes les raisons pour ne pas parler correctement.

Alors faites vous plaisirs, écorcher, bafouiller, bredouiller, faite tous les bruits et sons que vous voulez avec votre bouche et votre gorge. (Cependant quand vous êtes en phase de recherche du son comme ça, évitez le métro aux heures de pointe, les gens vont vous prendre pour un fou, faite le chez vous 🙂

Rappelez-vous le bébé qui gazouille, vous avez les mêmes droits, vous êtes d’ailleurs en recherche linguistique et essaie expérimental dans une langue étrangère (pour bien rationaliser la chose:)

Vous avez l’autorisation de faire des bruits bizarres avec votre bouche car que vous le vouliez ou non, ce sont des exercices qui vous permettent de vous améliorer. Et ce n’est pas propre aux gens qui apprennent les langues seulement, c’est aussi le cas de tous les gens qui travaillent avec des sons.

Les présentateurs TV ou les gens qui font du théâtre sont parfois obligé à faire des exercices.

Par exemple, avez-vous entendu parler de l’exercice du crayon entre les dents?

Il s’agit de répéter des phrases avec un crayon entre les dents pour ensuite mieux articuler quand on parle. Les chanteurs qui font des exercices de gamme et d’échauffement de corde vocale. Quand on entend la première fois, ça peut paraître ridicule, mais c’est vraiment très important pour les professionnelles. Alors pourquoi pas vous ?

5 actions pour améliorer votre chinois tout de suite

L’une des choses les plus importantes dans l’apprentissage des langues asiatiques et particulièrement du Chinois c’est de bien organiser votre temps pour arriver à toujours vous ménager un moment dans la journée pour étudier.

Et pas besoin de préparer des plages horaires de 3 heures chaque jour (à moins que ça vous fasse plaisir), quelques minutes peuvent faire toute la différence du monde.

En effet, si vous n’avez que 5 ou 10 minutes devant vous, même avec un temps aussi limité, vous pouvez apprendre quelque chose de nouveau ou fortifier vos connaissances en chinois (ou Coréen, Japonais,..).

La première raison est que ce n’est pas la quantité sur le court terme qui est important, c’est la régularité sur le long terme qui est décisive.

La deuxième raison c’est que si vous êtes dans un jour où vous n’êtes pas d’humeur, il y a un moyen de se motiver.

Juste prenez entre 45 secondes et 5 minutes pour faire n’importe quoi que vous aimer faire en chinois.

Il est fort possible qu’après 3 min vous vouliez continuer encore juste 2 minutes de plus, puis encore 2 autres minutes car c’est vraiment intéressant ce passage… Et puis finalement, maintenant que vous êtes dans le bain, vous restez à étudier. Et le tour est joué ! C’est une technique qui résume assez bien le proverbe «l’appétit vient en mangeant »

Quelques minutes de carte mémoire

Tout le monde a en déjà entendu parle, mais pour ceux qui auraient un peu de retard, voici une courte introduction. Qu’est-ce que les cartes mémoires ?

Quelques décades en arrière, ceux qui étudiaient les langues prenaient une boîte à chaussure et y plaçaient des cartes à l’intérieur.

Sur le recto il y mettait la question et sur le verso ils y écrivaient la réponse.

Pour chaque carte qui était fausse on les remettait dans la boîte à l’avant du paquet pour être révisé dès la prochaine révision.

Ils révisaient leur vocabulaire de cette manière. C’est l’ancêtre des « systèmes de répétition espacée ».

cartes mémoires
cartes mémoires

C’est une technique qui a fait ses preuves et qui marchent très bien.

Cependant si vous êtes comme moi et avez déjà peu de temps pour vous (ne parlons meme pas de bricoler une boîte à chaussures), passez pas mal de temps dans les transports en commun, et si vous préférez un moyen plus pratique et plus moderne alors il y a une bonne nouvelle :

Il existe depuis plusieurs années des logiciels qui utilisent ces systèmes de répétition espacée et la majorité sont téléchargeables sur votre Smartphone. Donc c’est vraiment pratique, vous pouvez vous en servir partout.

Et quand vous attendez votre métro ou votre avion à l’aéroport, vous avez juste à sortir votre portable de votre poche et vous pouvez déjà réviser votre vocabulaire ou autre chose.

Il est même possible de synchroniser l’application de votre téléphone avec celle de votre ordinateur. Ce qui veut dire que si vous préférer faire vos révisions sur un écran plus grand et continuer plus tard dans la salle d’attente de votre docteur par exemple (légendairement connu pour leur rapidité :), c’est tout à fait possible.

Lire du chinois pendant quelques minutes

S’il y a bien une méthode qui peut améliorer votre compréhension, réactiver certains mots ou expression ou enrichir votre vocabulaire, c’est bien la lecture.

La lecture de caractères mobilise plusieurs zones dans votre cerveau qui en fait une véritable symphonie biochimique dans votre tête. De plus, vous allez revoir et reconnaitre beaucoup plus de mots qu’avec n’importe quelle carte de mémoire.

Personnellement j’ai toujours un livre dans mon sac partout ou je vais. Car un livre de poche ne prend pas beaucoup de place et permet de tuer le temps en apprenant des choses. Aussi j’adore prendre des notes dans les livres que je lis.

La cerise sur le gâteau, c’est qu’après un certain temps vous aurez la satisfaction et la fierté d’avoir lu un livre entier en chinois.

Et une fois n’est pas coutume, nul besoin de transporter un livre sur vous si vous n’en avez pas envie. Vous pouvez tout simplement aller sur votre Smartphone et taper un sujet qui vous intéresse dans Baidu où Google en chinois et voir les articles qui sortent.

Vous allez forcément tomber sur un article qui vous plaît et pouvez déjà pratiquer votre Chinois en quelques clics.

Il est possible aussi de télécharger des e-books chinois en PDF et les sauvegarder dans votre téléphone.

Formez-vous l’oreille

Au fur et à mesure qu’on apprend le chinois, on développe une sorte d’intuition qui fait que quand vous entendez une phrase en mandarin qui est fausse, vous ne pouvez pas expliquer pourquoi elle est fausse mais vous savez que « on ne dirait pas ça comme ça ».

C’est ce que les Chinois appellent « 语感 » c’est-à-dire : le sentiment, le feeling avec la langue que vous apprenez.

Ce type d’intuition est développé grâce et par l’écoute.

Aujourd’hui un petit tour sur Youtube ou même sur le net en général, vous allez trouver des Podcast ou des vidéos que vous pouvez écouter sur votre tablette ou votre téléphone portable et vous former l’oreille .

Vous pouvez trouver des chaines de radios chinoises et les laisser en marche pendant que vous faites vos activités chez vous, et pouvez faire d’une pierre deux coups.

Une application très populaire en Chine que j’utilise aussi beaucoup c’est «西马拉雅 » . Il y a une infinité de bandes audio sur des millions de sujets, c’est vraiment génial. Bien souvent je trouve le sujet qui m’intéresse, je vérifie que les enregistrements sont de bonne qualité, je pose le téléphone sur l’étagère et j’écoute pendant que je fais la cuisine. Le temps que le repas est prêt, j’ai déjà accompli mon temps d’écoute journalière.

Mettre à l’épreuve votre temps de réaction

Sur internet il est assez facile de trouver des « chat room » ou des sites d’échanges linguistiques qui vous permettent d’avoir le contact de la personne sur Skype, whatsup, Facebook, wechat, etc. et de converser tout de suite avec elle.

Si vous discutez dans un cadre plus réel, comme par exemple pour une rencontre romantique ou pour un projet professionnel ou personel, vous allez donner tout ce que vous avez pour arriver à conserver l’intérêt de la personne. Et la rapidité est cruciale pour garder la personne.

Vous allez donc vous creuser la tête pour mieux comprendre ce qu’elle vous écrit, déchiffrer les nouveaux caractères que vous ne connaissez pas le plus vite possible et voir dans quel cas vous êtes compris et dans quel cas vous ne l’êtes pas.

Aussi pour moi, c’est un excellent moyen de voir comment les locaux parlent un vrai chinois, avec leur argot et leur tournure et leur abréviations. Pas le Chinois des livres pour étrangers, ni le Chinois trop littéraire des cours de fac.

Aussi il y a une épreuve qui peut se transformer en armes absolument redoutables, c’est l’humour.

Quand vous arrivez à comprendre sur quoi est basé l’humour d’une autre culture, cela signifie que votre compréhension s’affine. Et vous avez accès à leur état d’esprit.

Le jour où vous arrivez à les faire rire avec l’humour du pays alors vous avez acquis un degré de maitrise supérieur de la langue.

Bien entendu je ne par le pas du gros gag cocasse qui ferait ricaner n’importeaui. Ni même du sourire de politesse sur une blague naïve. Mais bien d’un humour basé sur la culture ou sur l’utilisation des mots. Ainsi arriver à garder votre auditoire en particulier sur une plateforme sociale, c’est un excellent exercice et un test qui est très concret.

Meilleur que le Mnémotechnique

Il y a deux chances sur trois pour que vous vous disiez : « non, cette astuce, elle n’est pas pour moi ». Et pour tout vous dire, j’ai pensé la même chose. Mais je dois avouer que c’est une technique qui vu sous un œil nouveau, peut améliorer votre Chinois rapidement et être très sympa. Il s’agit d’apprendre des chansons chinoises.  

Je ne suis absolument pas fan des karaokés et je chante comme une casserole. Mais j’ai trouvé que les mélodies des chansons permettent de mieux retenir les paroles et tout le vocabulaire qu’elles comprennent.

Les rimes des chansons permettent de savoir en avance qu’elle sera le son final des mots de fin de phrase. Cette indication nous aide à nous souvenir du vocabulaire en lui-même.  

Aussi le sujet de la chanson et les paroles créent plein d’images et d’émotion dans notre esprit auquel nous allons rattacher les mots. Plus l’image sera forte et plus l’émotion sera intense, ainsi le mot et sa définition seront intégrés dans notre mémoire plus profondément.

Un avantage supplémentaire, c’est celui de la culture. Vous pourrez comprendre de qu’elle manière les Chinois envisagent certaines émotions comme : l’amour, la joie, l’amitié, les arts, etc.…

C’est est une chose vraiment importante car traduire un mot, c’est facile, mais traduire un sens ou une émotion c’est autre chose. Et si vous ressentez une émotion de la même manière qu’une personne d’une autre culture, maintenant vous avez établi un niveau de compréhension et de connexion plus intense. Votre communication et votre relation avec la personne s’en trouveront plus fortes.

Aussi les chinois font beaucoup de blagues et de jeu en rapport avec leurs chansons, leurs musiques, les tubes populaires, etc.

En ayant en tete quelques chansons, vous arriverez plus facilement à connecter avec les gens, à vous intégrer à la communauté, à comprendre le rapport qu’ils ont au monde et aux choses.

Le vison du monde d’un peuple s’exprime au travers de ses arts. La musique et la chanson ont l’avantage d’être plus facile à utiliser quand on apprend une langue, alors pourquoi s’en priver ?

Et je ne parle même pas des bénéfices pour votre rythme personnel et l’exercice de diction que ça procure à votre mandarin. Apprendre une chanson en chinois vaut bien 10 vires-langues.

Enfin vous n’avez pas besoin de chanter comme un chanteur d’Opéra, ni d’aller chanter au KTV. Vous avez juste besoin d’être capables de vous chantonner l’air à vous-même. En plus avec un peu de chance, vous allez trouver une chanson qui vous plaît vraiment et vous serez sans doute très content et très fier de pouvoir en réciter un bout ou en donner le refrain.

Pour ma part, il y a une chanson célèbre qui a été le générique de beaucoup de film de Kung Fu. Je trouve que les paroles sont très encourageantes et donnent du courage dans beaucoup de situations dans la vie. De plus je suis du style à aimer les choses plutôt viril, cette chanson était parfaite pour moi. Donc en cherchant bien je pense que vous pouvez trouver votre bonheur et améliorer votre Chinois en même temps. D’une pierre, deux coups (一石两鸟)

chanter des chansons en chinois
Pas besoin d’aller au Karaoké, mais il est fort possible que vos amis chinois vous y amènent 🙂

Si vous lisez cet article c’est que vous voulez améliorer votre chinois, japonais, Coréen ou une autre langue extrême-orientale. Mais peut-être aussi que vous avez atteint un plateau et que vous ne savez plus comment faire des progrès.

Voici une anecdote qui peut vous intéresser.

Il y a quelque temps de cela une de mes amies qui est professeur à l’université de Shanghai m’a raconté que récemment une enquête avait été fait sur le suicide des professeurs (je sais plus si c’était un pays en particulier ou dans le monde en général).

La question de l’enquête c’était : « dans quel matière il y a le moins de suicide de professeur ? »

À votre avis de quelle matière il s’agit ?

Vous avez une idée avant que je vous donne la réponse J  ?

Il s’agit des professeurs d’histoire !

En effet les profs des matières scientifiques sont souvent des gens qui analysent beaucoup et donc qui prennent les choses plutôt à cœur.

Alors que les profs d’histoire connaissent l’histoire de beaucoup de pays, ils savent que des peuples ont beaucoup souffert et que l’économie s’est effondré bien des fois. Cependant l’histoire nous montre que toutes ces catastrophes ne sont momentanées et qu’a chaque fois, les pays et les économies ont refleuri.

Ainsi quand ils ont un problème ou quand ils sont soumis à de fortes pressions, inconsciemment leurs systèmes mentaux, savent que la situation ne peut être que momentanée et donc ils arrivent à prendre leur mal en patience.

Ainsi si vous arrivez sur ce blog car vous sentez que vous ne faites plus de progrès ou que vous avez un problème quelconque qui a des effets négatifs sur votre progression, ceci ne sera que temporaire, car ce blog a pour mission de vous donner les outils et connaissances nécessaires pour parler votre langue préférée.

Alors laissez un commentaire ou contactez-moi si vous avez une difficulté particulière ou un sujet sur lequel vous aimeriez avoir plus d’informations.

Comment mieux mémoriser le vocabulaire chinois ?

S’il y a bien un point commun entre toutes les langues du monde, c’est bien de pouvoir retenir un certain nombre de mots. C’est encore plus vrai dans l’apprentissage du chinois avec tous ces caractères et tons à retenir. Donc comment mieux mémoriser le vocabulaire chinois ?

Voici quelques méthodes que j’ai utilisé et qui m’ont bien aidé dans mon apprentissage du chinois, en particulier lors des tests et interrogation. Elles vous aideront sans doute à retenir de manière plus efficace et sur une plus longue durée votre propre vocabulaire.

apprendre a lire les caractères chinois
apprendre a lire les caractères chinois

On ne se souvient que de ce qui nous marque

Il est vrai que Les mots chinois sont souvent composés de peu de syllabes et donc sont relativement courts. C’est justement ce qui fait qu’ils ont vite fait de glisser et s’échapper de notre tête.

Il est donc très clair à ce niveau que la première qualité requise c’est la mémoire.

Comment expliquer que certains mots, on a beau les rabâcher, les réviser plusieurs fois et au moment où on en a besoin, on s’en souvient plus ou très peu.

Alors que des fois, une personne nous dit une chose une seule fois, et on oubliera jamais ses paroles, mot pour mot.

C’est à cause de l’impact que ces mots ont eu sur nous.

Par exemple, quand par malchance on a vécu de mauvaises expériences, surtout celles qui nous ont le plus touché, on souhaite les oublier, pourtant on se souvient de toute la scène avec une exactitude incroyable.

Ceux qui étaient là, qui faisait quoi, comment était l’endroit, qui disait quoi…, etc.

Le plus incroyable dans tout ça, c’est que ces événements ne se sont produit qu’une seule et unique fois. Pourtant on pourrait décrire toute la scène et ce qui s’est dit avec une précision digne d’un script de cinéma. Et on s’en rappellera parfois pendant des années, voire même, toute sa vie.

Donc l’émotion permet de marquer dans notre mémoire des choses de la même manière qu’on grave des mots dans la pierre.

Cependant sans aller jusqu’à se rappeler des expériences traumatisantes, ni avoir besoin de sauter d’un avion pour se rappeler du mot « parachute », quand un sujet nous intéresse, on a tendance à retenir plus d’un cours ou d’une conversation sur le sujet. Alors qu’au contraire quand on n’a pas d’intérêt particulier pour celui-ci, on n’en retiendra même pas un quart.

Bien sur ! L’intérêt attire l’attention. Du coup on se concentre mieux et on retient plus, me direz-vous.

Ce n’est pas faux et ça semble si évident.

Mais laissez-moi aller plus loin dans le raisonnement car c’est là où se trouve une clef très précieuse que peu de gens connaissent, et même que beaucoup d’enseignants sous-estiment.

Ainsi, l’intérêt facilite la rétention, c’est un fait ! Et bon nombre d’études sur le sujet ont déjà depuis longtemps confirmé et prouver la chose.

Cependant si vous réfléchissez aux choses auquel vous avez de l’intérêt, ce sont des sujets que vous maitrisez ou tout du moins que vous comprenez. Et c’est bien parce que vous les comprenez qu’elle vous intéresse encore plus.

C’est parce que vous les comprenez, que vous les analysez plus profondément et pouvez les associer à des sujets ou des choses en relation.

Et c’est le détail qui fait toute la différence, on ne peut se souvenir que de ce qu’on ne comprend pas !

Si un mot ou une expression n’évoque rien pour vous, il ne peut pas vous toucher. Il ne peut pas créer une émotion en vous. Ce que vous ne comprenez pas restera isolé dans votre mémoire.

L’isolation ne permettra pas la connexion à d’autre chose. Au bout d’un moment le mot va glisser hors de la mémoire ou être poussé dehors par d’autres mots ou expression qui eux auront des connexions qui les stabiliseront et les fera rester.

Cependant, on ne peut pas s’intéresser à tous les sujets du monde et des choses du quotidien ne sont pas détestables mais pas plus passionnantes que ça.

C’est vrai ! Mais là encore il y a des moyens pour les rendre plus compréhensibles et plus intéressantes.

Les éléments des caractères chinois

Depuis des millénaires, les Chinois écrivent avec des caractères. Et ça n’est pas plus facile pour les Chinois que pour les Occidentaux d’apprendre et retenir autant de caractères.

Bien que la légende de la création des caractères chinois par Cang Jie (仓颉) nous indique que celui-ci les aurait créé après avoir observé un chasseur en action. En effet le chasseur aurait identifié l’animal qu’il poursuivait en voyant l’empreinte que l’animal en question avait laissé sur le sol.

À la suite de cet événement il aurait créé un premier système d’écriture qui avait pour objectif que celui qui voit les caractères puisse tout de suite reconnaitre la forme de ce qu’il représente. Ainsi à l’origine, les caractères chinois étaient formés de pictogrammes.

Le bon côté avec les caractères chinois, c’est que même s’ils ont été simplifié, ils portent encore cette marque du passé. Il y a toujours une part représentative dans chacun d’eux. Et l’étymologie de certains caractères n’a pas trop changé à travers les âges et si vous avez quelques notions à propos de comment s’est formé sa définition, sa connotation et un peu de son étymologie, vous retiendrez mieux le caractère en lui-même.

Par exemple , si vous prenez le caractère电 qui signifie : électricité.

Naturellement les anciens chinois ne connaissaient pas l’électricité comme on la connaît aujourd’hui.

Mais si on regarde d’où ça vient, a la base le caractère田(Tian) représente un champ. Au-dessus de celui-ci passe un éclair, et avec le travail du temps le caractère est devenu la forme que nous connaissons aujourd’hui电.

L’exemple ci-dessus est très simple et s’adresse aux débutants, mais le concept est applicable pour des caractères plus compliqué ou pour les expressions à quatre caractères (成语) dont voici un exemple :

l’expression 背井离乡signifie quitter son village natal plus ou moins contre son gré.

Avant dans les anciennes maisons chinoises, il y avait un puits (井) au centre de l’habitation. Ainsi quand vous tournez le dos (背) au puits de la demeure familiale, il y a de forte chance que vous quittez la région (离乡).

À la lumière de cette explication, on voit tout de suite la logique et la relation entre les éléments. Ajoutez à ça un petit contexte historique ou culturel et vous comprenez aisément la signification de背井离乡 . E avec cette methode vous vous en rappellerez pour une plus longue période

En apprenant l’histoire derrière un mot, ça ne vous aide pas seulement à vous rappeler du mot en lui-même, mais du schéma de penser qui a servi à construire tous les mots et caractères chinois.

Le regroupement de mots

Voici une technique que je trouve très efficace.

Lorsque vous avez une liste de vocabulaire assez longue, il y a fort à parier que beaucoup de mots sont composés par des mêmes caractères.

Peut-être même qu’ils ont un sens très proche et qu’il y a seulement une petite nuance à connaitre entre eux.

Par exemple :

监视

监管

监控

监督

En général, je les regroupe ensemble et les apprends d’un bloc pour les identifier clairement et connaitre le nombre définit de possibilités se rapportant au caractère commun mais en mettant en relief la différence entre chaque.

Si je les avais appris indépendamment et mélangé avec d’autres mots qui n’ont pas un rapport direct, j’en oublierai sans doute une partie. Le pire c’est que je ne ferai sans doute pas (ou peu) la différence entre chacun.

Cela marche aussi avec les mots d’autre support comme un thème, un champ lexical ou un texte que vus voulez étudier.

La prononciation

Suivant les approches, certains vous diront que la prononciation doit s’apprendre après avoir appris le caractère ou le mot écrit. D’autres pensent qu’apprendre la prononciation d’abord est plus naturel.

Pour ma part, après avoir observé comment les parents chinois enseignent à leurs enfants, comment les enfants chinois apprennent à l’école et comment les chinois échanges entre eux, je dirais que l’un ne va pas sans l’autre.

Pour mettre un maximum de chances de placer le mot dans votre mémoire, il faut qu’il ait le plus de connexion possible. Car des fois on oublie comment ça s’écrit mais on se souvient de comment le prononcer et vice-versa. Et si vous avez déjà la moitié, l’autre moitié va vous revenir rapidement.

Donc je recommande d’apprendre comment se prononce le mot en même temps que vous apprenez comment l’écrire. Et lorsque vous allez faire vos séries de caractères ou de mot pour les retenir, prononcez-les à haute voix.

Maintenant, pour que votre prononciation soit juste, connaitre les limites phonétique de la langue va vous aider baliser le terrain et donc gagner du temps. Mais aussi à prendre confiance en vous, car comprendre que la montagne n’est peut-être pas si haute après tout va vous rendre service sur le plan technique et moral.

En chinois mandarin, il y a 416 syllabes possibles. Et les 4 tons sont applicables sur l’ensemble de ces syllabes. Cependant si on sait que sur certaines syllabes spécifiques, un seul ton est utilisé et que beaucoup de syllabes sont extrêmement rares ou absentes de la langue parlé, cela réduit le nombre de son à apprendre.

Donc si vous connaissez les règles qui régissent la prononciation des caractères chinois, il sera plus facile pour vous de les retenir et de vous en rappeler.

Caractère chinois Yong
Caractère chinois Yong

Boîte à outils moderne et moins moderne

Aujourd’hui on entend beaucoup parler de grand ensemble de méthodes pour accélérer la mémorisation de vocabulaire.

Parmi les plus populaires il y a les méthodes pour aider la mémoire par des procédés d’association mentale ou plus communément appelé mnémotechnique.

Ils comprennent les techniques comme la liste du soleil ou celle du palais de mémoire.

Et de l’autre côté, il y a les méthodes dites de répétition espacé que vous pouvez construire par vous-même ou pouvez même utiliser des logiciels pour votre ordinateur ou votre Smartphone.

Ces méthodes sont très intéressantes et donnent des résultats plutôt encourageants. Cependant comme tous outils, pour arriver à faire du bon travail, il faut savoir sans servir correctement.

Car il faut bien comprendre une chose, c’est qu’un bon nombre de ces techniques ont été élaboré par des champions de mémorisation mais dans des domaines très particuliers. Par exemple, certains champions peuvent mémoriser l’ensemble d’un paquet de jeu carte en quelques minutes voire quelques secondes et vous redire toutes les cartes du paquet dans l’ordre exact.

Je reconnais que c’est très fort. Et qu’avoir une mémoire pareille ou du moins les techniques pour le faire ont un avantage certain. Cependant quelque temps plus tard, si vous lui demandez quelle était la carte en 13 et 25e positions de ce paquet d’il y a trois semaines, il ne pourra pas vous dire. Il aura déjà oublié.

Alors que pour un linguiste, même 6 mois plus tard, on doit avoir toujours le vocabulaire en tête, et je dirai même, l’avoir amélioré d’ici la.

Donc, ces techniques ont un intérêt certain, mais à condition de les utiliser de la bonne manière en opérant différemment suivant des objectifs diffèrent.

Cependant elles restent intéressantes et nous en parlerons plus en détail dans un autre article.

Le fil d’Ariane

Un langage est quelque chose de vivant qui continue d’évoluer mais aussi qui connecte les gens. Il faut donc le pratiquer. En d’autres termes il y a une certaine rigueur à tenir dans votre apprentissage. Il a été prouvé qu’étudier même seulement 20 minutes tous les jours apportaient plus de bénéfice que d’apprendre 4 heures le samedi.

Donc un minimum de discipline est à mettre en œuvre (je sais qu’a la lecture du dernier mot, une partie de l’audience est déjà perdue:) .

Mais une discipline peut être un vrai plaisir et même fun ! Il s’agit seulement de comment vous envisagez votre étude, organisez votre temps et des méthodes que vous utilisez.

Si vous voulez du fun, arrangez vous pour que ça soit fun. Si vous aimez le grand air et que ça vous motive pour mieux étudiez, apprenez à la terrasse d’un café. Personne ne vous oblige à rester dans votre chambre rideaux et volet fermé, à mémoriser des colonnes de mots nouveaux à la lueur d’une bougie. Lorsque j’apprends une langue, il m’arrive souvent de faire des jeux de rôle en utilisant la langue que je souhaite apprendre. Je peux vous dire que je me suis vraiment amusé et que j’ai beaucoup appris. Et comme toute bonne chose qu’on a apprécié, on a envie de recommencer. C’est à ce moment-là que la discipline devient un vrai bonheur et que vous attendrez avec impatience la prochaine leçon.

Apprendre le Coréen en 12 mois garanti !

Est-il possible d’apprendre la langue asiatique de son choix sans une instruction formelle ?

Y a-t-il un moyen pour apprendre même si on ne va pas dans une école ?

Bien sur 12 mois c’est très court et il ne faut pas s’attendre à parler comme un ministre ou comme le plus fin des lettres après une période aussi courte, mais si vous arriviez à tenir une conversation, échanger des points de vue, vous faire comprendre dans toutes les situations, seriez-vous content avec ça ?

Faut-il être plus intelligent, plus doué que la moyenne, être un génie ?

Est-ce qu’une personne normale peut y arriver ?


Êtes-vous prêt à connaitre les secrets pour y parvenir ?


Permettez-moi d’abord de me présenter pour ceux qui ne me connaissent pas :
Je suis Jean-Marc Gérard, j’ai 35 ans, vis en Chine depuis 2009 et je dirige une entreprise d’import export. Je suis aussi l’auteur de deux autres blogs, L’odyssée du thé (Prendre plaisir à connaitre et déguster les thés) et Carrière Académie (Plein potentiel pour trouver l’emploi qui vous convient).

GÉRARD Jean-Marc

Je suis un amoureux des langues et plus particulièrement : les langues asiatiques.

Pour les langues que je parle lis et écrit très couramment il y a le français, l’anglais, le chinois mandarin et l’espagnol. Dans le passé j’ai eu aussi une initiation au Japonais et au Thaïlandais.

Mais depuis un moment j’ai entendu parler d’une nouvelle manière d’apprendre les langues qui va à l’encontre de tout ce qu’on enseigne depuis des décennies.

Comment apprendre une langue étrangère en 12 mois ?

Avez-vous entendu parler d’ “input hypothesis”? Il s’agit d’un concept émis par des linguistes Canadiens dans les années 1970 et rendu plus populaire dans la communauté linguistique par Stephen Krashen. Le concept fondamental de cette hypothèse est qu’il y a une différence entre  « l’acquisition d’une langue »  et «l’apprentissage d’une langue ».

Et vous allez me dire : D’accord, mais quelle est la différence ?

L’acquisition est un processus inconscient alors que l’apprentissage est un processus conscient puisqu’il nécessite une démarche volontaire, celle d’apprendre.

Le processus inconscient est le fait d’apprendre une langue sans forcer les informations à rentrer dans notre tête, en respectant la vitesse naturelle d’absorption des données dont notre cerveau est capable. Ce type de méthode garantirait un apprentissage plus rapide et plus durable pour arriver à parler une langue étrangère.

Pour donner un exemple. Les bébés apprennent de cette manière. Ils apprennent ‘‘spontanément’’ une langue. C’est ce que les linguistes appellent : ‘‘la saisie compréhensible’’.

Une saisie compréhensible, c’est généralement ce qu’on absorbe quand on grandit dans n’importe quelle culture. La langue que nos parents utilisent pour communiquer avec nous. Y compris la langue que les autres adultes et autres enfants autour de nous utilisent.

En revanche, ‘‘Apprendre’’ c’est une superposition consciente des règles de grammaire pour rationaliser la langue. Donc ici on n’absorbe pas la langue de la même manière qu’on la fait quand on était enfant.

A l’âge adulte, quand on apprend une autre langue étrangère on peut aussi l’acquérir en vivant dans la culture de la langue cible, en interagissant avec les locaux et petit à petit absorber toutes ces règles.

Si on réfléchie, dans une salle de classe traditionnelle, c’est complètement l’opposé qui se passe. En effet, on donne des règles de grammaire à mémoriser par cœur et on s’attend à ce que les élèves puissent les appliquer lorsqu’ils vont parler leur nouvelle langue.

D’après des recherches faites avec des groupes de tests et des groupes témoins, il a été démontré que les élèves dont l’apprentissage d’une langue est basé sur la grammaire sont surtout efficaces pour des tests écrits de grammaire. Autrement dit, la grammaire est compliquée à apprendre et difficile à utiliser correctement dans un cadre social verbal. 

Donc on pourrait se demander comment les bébés apprennent la grammaire.

approche naturelle- bébé qui apprend
Et si nous apprenions comme quand nous étions bébés?

En fait les bébés n’apprennent pas la grammaire, ils l’absorbent naturellement. Les enfants parlent déjà leur langue natale avant de rentrer à l’école et avant même de savoir écrire. Nous sommes tous passé par là.

D’ailleurs si vous étiez comme moi quand vous aviez 7 ou 8 ans, les cours de grammaire à l’école primaire, c’était synonyme d’ennui. Je n’y ai jamais fait attention et je crois que j’ai jamais autant dessiné de toute ma vie que pendant ces cours là.

En réalité, des études * montrent que nous n’avons jamais vraiment appris la grammaire. La seule grammaire que nous connaissons vient de l’écoute et de la lecture et qui sont les réels facteurs qui ont corrigé notre langage.

En fait, il paraît qu’étudier trop de grammaire à des effets contre-productifs. En effet quand on étudie trop la grammaire, en face d’une situation réelle, ce qui va venir en premier dans notre tête c’est la grammaire, et ceci va ralentir et interférer la capacité de créer naturellement un discours.

Et nous en sommes la preuve vivante. En français avant de poser une question ou de répondre à quelqu’un, est ce qu’on se pose la question de savoir si le verbe auxiliaire est bien conjugué, que le complément d’agent est bien a sa place et que l’attribut du sujet …. Etc… Non ! On ne réfléchit pas, on parle directement. Pensez-vous que vous pourriez parler aussi rapidement et naturellement si vous analysiez grammaticalement chaque phrase que vous dites ?

Méthode de langue

Si on jette un coup d’œil au rayon langues étrangères dans n’importe quelle librairie, on s’aperçoit vite qu’il y a une bonne centaine de méthodes différentes.

Or à la vue des éléments mentionnés au début de cet article, il serait mieux et plus efficace d’apprendre de la même façon que les bébés.

Donc y-a-t-il une méthode qui serait proche de la façon dont les bébés ou les enfants apprennent une langue ?

Et la réponse est : Oui !

Il y a une méthode qui s’appelle « l’approche naturel » mis au point dans les années 1970 par deux docteurs en linguistique qui ont conçu une méthode pour acquérir une langue étrangère d’une manière similaire à comment les bébés apprennent leur langue natale.

Mon projet est donc d’apprendre une autre langue asiatique via cette approche et voir si j’aurai plus de facilité à l’assimiler que la première. Apprendre une langue est une activité qui est très enrichissante mais qui demande du temps et de l’engagement, donc je tiens à faire les choses sérieusement. Ainsi je m‘y prépare comme si j’allais escalader une montagne. C’est-à-dire avec une bonne boussole, un équipement adapté et le bon état d’esprit. J’espère seulement que la météo sera bonne J

Mes raisons pour faire ce défi :

  • Dans ma vie j’ai quelques passions dont deux très importantes : la danse (tango argentin, West Coast Swing) et l’Asie. Parler une langue asiatique supplémentaire enrichira ma connaissance de l’Asie.
  • Au niveau professionnel, maitriser une nouvelle langue c’est des opportunités supplémentaires. En chine il y a beaucoup d’occidentaux, mais ils ne parlent pas tous chinois, et le fait que je le parlais plutôt bien m’a permis de trouver du travail plus rapidement, d’avoir des rôles dans des films, séries télévisées chinoises, d’être animateur dans des enchères , et ouvert pas mal de portes ici et là. Donc je suis curieux de voir qu’est-ce que cette nouvelle compétence va pouvoir apporter. Aussi aujourd’hui le marché du travail est de plus en plus difficile, donc pouvoir agir sur plusieurs marchés donne plus de garantie. Beaucoup d’économistes s’accordent à dire que le siècle qui vient sera le siècle asiatique, donc je pense être dans le bon créneau.
  • Parce que je suis un autodidacte, dans ma vie j’ai souvent eu plus de résultats et accompli beaucoup de choses en les étudiants par moi-même, et j’adore apprendre. Je suis arrive jusqu’au  master de Chinois mais quand que je suis arrivé en chine, quand j’ai pris mon premier cours de chinois, j’ai rien compris du tout. Je me suis senti complètement perdu. Il y a beaucoup de choses que j’ai découvertes par moi-même en travaillant, étudiant et en me formant.
  • Parce que toutes les chances étaient contre moi. J’ai grandi dans une famille où on ne parlait que le français. Quand j’étais au collège, j’étais l’avant-dernier de la classe en anglais et en allemand (le dernier il venait jamais en cours..). Il y a même une prof qui avait dit à mes parents que les études ce n’était pas pour moi. Donc de la où je suis parti et arriver où j’en suis maintenant, je pense que je peux tout accomplir.
  • Parce que l’Asie est si différente de l’occident, ça m’a ouvert un monde et des possibilités extraordinaires. Envisager la vie et bon nombre de solution sous un angle différent ça décuple la créativité. Il y a des gens qui ont eu un impact incroyable dans ma vie et que je n’aurai jamais pu rencontrer si je n’avais pas su parler leur langue.
  • Parce qu’apprendre une langue supplémentaire, en écrire la progression et la poster ici alors que je travaille plus de 70 heures par semaine, et que j’aimerai un minimum de temps pour une vie personnelle sans faire un « burn out » représente un défi en soi.
  • Depuis longtemps j’ai conservé beaucoup de livre sur l’organisation personnelle, l’organisation du temps, etc. j’ai toujours voulu utiliser ces techniques. C’est l’occasion parfaite pour m’en servir.
  • Parce qu’on a qu’une vie, alors autant que ça Rock N’Roll. Avoir la vie de monsieur et madame tout le monde ça m’intéresse pas. J’ai besoin d’une vie qui porte des couleurs. Riche de découverte, de saveurs lointaines et d’expérience. Donc un défi c’est un excellent moyen de s’améliorer, d’aller encore plus loin.

Enfin, pour partager cette aventure avec d’autres aussi passionnés par les langues et la culture asiatique. Notamment en écrivant sur le chinois mandarin et en décrivant mon apprentissage des autres langues asiatiques de manière claire et concise.

Gyeongbokgung (palais Gyeongbok)
Gyeongbokgung (palais Gyeongbok)

Comment choisir la langue et comment je vais m’organiser ?

  • L’année dernière je suis allé assister à un Congres de WCS à Seoul, c’était la première fois que j’allais en Corée et je suis tombé sous le charme. J’avais eu envie de commencer à apprendre, mais de retour en chine, je croulais sous de nouveaux projets et j’avais mis de coté. Récemment je rencontre pas mal de coréens, donc je me dis que c’est un signe, un coup du destin, donc cette fois je m’y mets vraiment !
  • Trouver des natifs Coréens pour faire des échanges linguistiques et avoir un maximum de ‘’saisie compréhensible’’.
  • Trouver des ressources pour apprendre le système d’écriture Coréen car même si je vais centrer mon apprentissage via l’approche naturelle, je voudrais aussi savoir lire et écrire le Coréen dans un second temps. Mon objectif est double : tester la fiabilité de cette approche et à la fin de ces 12 mois, être capable d’être 100% indépendant dans un environnement complètement Coréen et être capable de tenir une conversation de 30 minutes à un débit moyen avec un Coréen natif. Et j’envisage un voyage à Seoul a la fin du défi pour faire le test et célébrer l’événement si ça marche. Tout au long de l’aventure, je décrirai ici ma progression en Coréen et continuerais de partager aussi sur le chinois mandarin.
  • J’aimerais bien supprimer de mon emploi du temps toutes les taches inutiles, mais je suis déjà dans un mode de vie minimaliste de ce côté-là : je ne regarde plus la TV depuis des années, pas de jeu vidéo, etc…  Je ne vois qu’une solution : améliorer mon efficacité dans mes tâches quotidiennes pour les réaliser plus vite et utiliser le temps gagné pour mon nouveau projet. J’espère bien que les méthodes de management du temps vont pouvoir me servir 
  • Je vous ferai régulièrement sur le blog un petit topo sur mes progrès et sur les techniques que j’utilise quotidiennement pour le challenge.
  • Apprendre, apprendre, apprendre. On peut avoir les meilleures méthodes, le meilleur environnement mais si on ne passe pas à l’action, ça sert à rien. Donc apprendre et pratiquer sera le mot d’ordre.

Voilà pour le cadre.

Je souhaite que mon défi démarre au 1er décembre. Mais je commencerai dès que j’aurai trouvé au moins 2 personnes pour faire des échanges linguistiques avec moi. Ce qui me laisse une semaine pour lancer les recherches. En attendant, je continuerai de publier des articles sur le chinois mandarin.

drapeau sud Coréen
drapeau sud Coréen

*la lecture volontaire était le meilleur prédicateur de la performance de la grammaire subjonctive

-Stokes, Krashen,Kratchner, 1998