Le Chinois c’est difficile ?

écriture calligraphie chinoise
la beauté de l’écriture chinoise peut charmer et aussi paraître compliquée

La question de la difficulté du chinois est la première que se pose toute personne désireuse de se lancer dans l’aventure du mandarin. C’est sans doute LA question qui revient le plus lorsque les gens savent que je parle chinois.

La question est très simple et pourtant si on la pose à plusieurs apprenants, les avis sont toujours partagés.

Le but de cet article est donc de savoir concrètement « à quoi s’attendre » lorsqu’on apprend le chinois pour avoir un point de vue éclairé.

Comme je ne veux pas qu’il soit basé sur des opinions purement subjectives, je ne donne pas uniquement mon expérience en particulier, mais j’apporterai au contraire des faits appuyés par des scientifiques, des linguistes et des apprenants de différents niveaux : pour vous aider à vous faire une opinion suivant les objectifs les plus importants pour vous.

Je vais donc commencer par vous exposer les raisons invoquées concernant la difficulté du chinois mandarin, les découvertes de la science à ce sujet, les critères les plus importants pour ne pas tomber dans le piège de la subjectivité, une revue des principales spécificités du chinois, et pour finir quelques anecdotes intéressantes.

Alors, Le chinois est une langue difficile : A tort ou à raison ?

C’est ce que nous allons éclaircir dans la suite de cet article.

Les motifs invoqués

Les raisons souvent invoquées concernant la difficulté du chinois sont la plupart du temps au nombre de deux et sont les suivantes :

D’abord l’écriture :

En effet l’écriture du chinois est différente de la nôtre. Ce n’est pas comme l’italien, l’espagnol ou l’anglais qui utilisent aussi l’alphabet latin.

On retrouve dans des langues comme le turc, le russe ou le grec, les mêmes lettres que notre alphabet, additionné de lettre propre à leur langue.

Le fait qu’on y trouve une majorité de lettres que nous utilisons en français semble moins décourageant et donc plus accessible.

Même en Hébreu ou en arabe, le système d’écriture reste un alphabet, donc ça semble plus facile.

Par contre en chinois, il y a des milliers de signes, qu’on appelle des caractères chinois ou “sinogramme” et on ne sait pas comment les aborder. C’est totalement inconnu.

Arriver à tous les retenir et les différencier semble titanesque.

Ensuite la prononciation :

à la différence du français, le chinois est une langue tonale, c’est-à-dire que si on prend un mot en chinois, et qu’on prononce ce même mot mais avec deux tons diffèrent, au final le mot aura aussi deux significations différentes.

L’écart est à peine palpable et semble trop sensible pour être perceptible par l’oreille humaine.

L’illettrisme

En relation avec l’écriture, si le Chinois est très difficile, le taux d’illettrisme en Chine devrait être élevé.

Cette situation n’a été attesté en Chine que dans des périodes de difficultés sociales et économiques, lors de phases de grands troubles.

Tout comme ailleurs, un niveau de vie et une scolarité suffisante permettent de corriger le phénomène.

Aujourd’hui la chine, top puissance économique mondial assure un niveau de vie élevé à la majorité de sa population et le niveau d’illettrisme n’est pas plus important qu’en France ou qu’aux États-Unis.

Shanghai « Perle de l’Orient », l’une des plus grandes mégapoles du monde

Cela n’empêche pas encore un grand nombre d’Occidentaux de penser que la complexité des sinogrammes rend leur apprentissage difficile et croit que la simplification des caractères en 1956 a contribué à une plus grande alphabétisation des masses populaires.

Une telle relation n’est pas confirmée.

Même si les caractères simplifiés sont plus rapides à écrire, cependant ils ne sont pas plus faciles à lire et à mémoriser que les caractères traditionnels. D’ailleurs dans les endroits où les caractères n’ont pas été simplifié comme à Taïwan, le niveau d’illettrisme est très bas.

Au niveau cérébral

Deux séries d’expériences publiées en 1979 ont mis en perspective que non seulement c’est la même région du cerveau mais aussi les mêmes propriétés fonctionnelles qui sont sollicitées pour la lecture du chinois et d’un alphabet.

Ainsi à âge égal, les écoliers chinois et européens normalement doués et ayant fait la même durée de scolarité, lisent aussi facilement – ou difficilement – les uns que les autres, en fonction des qualités de l’enseignement et des facteurs individuels et sociaux. L’écriture chinoise n’est pas intrinsèquement plus difficile que les systèmes alphabétiques, simplement les efforts ne s’appliquent pas au même point.

Des études comparatives montrent qu’il y a approximativement le même ratio d’enfants contractants des difficultés de lecture à Taïwan, au Japon et aux États-Unis. Il s’agit généralement de carences plus culturelles que techniques.

Concernant l’apprentissage de l’écriture chinoise dans la société, elle demande des efforts différents de ceux requis par une écriture alphabétique mais, au final, pas davantage.

La difficulté du chinois n’est donc soutenue par aucun fondement scientifique.

Le piège du subjectif

Puisque les efforts d’apprentissage et les fonctionnements cérébraux entre la langue chinoise et les langues qui ont un système d’écriture alphabétique sont très similaires, alors pourquoi, le chinois a encore cette réputation d’être difficile ?

Les stéréotypes du lettré chinois dans son cabinet de travail où des élèves préparant les examens mandarinaux ont très certainement aidé à la réputation des difficultés du chinois et se sont ancré dans l’inconscient collectif.

Un complément d’information, nous vient des linguistiques qui attirent notre attention sur deux éléments très importants :

Le premier élément est que :

Ce qu’une personne estime difficile peut-être considéré très facile par une autre.

Ainsi, “est-ce que le Chinois c’est difficile ?

C’est trop subjectif, car ça dépend du point de vue personnel de chacun.

En réalité, toute langue a une part de difficulté.

N’importe quelle personne qui prend des cours de langues même d’anglais, d’Allemand ou d’espagnol s’est heurté à certains inconvénients :

-les conjugaisons de l’espagnol

-les prépositions de l’Allemand,

-les déclinaisons du russe

– etc.…

Tout ceci est loin d’être simple.

Pourtant en France, le Chinois a toujours la réputation d’être difficile.

Le deuxième élément, c’est qu’a contrario, si vous allez au Japon ou en Corée et que vous interrogez des gens qui apprennent le chinois et l’anglais ou le français, ils vont répondront qu’il trouve l’anglais beaucoup plus difficile que le chinois.

Vous l’aurez compris, la proximité des langues aussi bien au niveau culturel que géographique va avoir un impact sur leur l’accessibilité.

Pour cette raison, les linguistes optent pour le concept de “langue distante”.

L’idée fausse du rapport au temps

Du fait de leur racine et de leur place géographique sur la planète, le chinois et le français sont objectivement des langues distantes.

De ce fait, plus la langue cible sera distante des langues qu’on parle, plus on mettra de temps à l’apprendre.

Mais le temps n’est pas un marqueur de difficultés.

En effet quand vous éprouvez du plaisir ou de l’intérêt à faire quelque chose, le temps n’a plus d’importance.

Passer une heure à résoudre des équations mathématiques me semble difficile.

Passer 2 heures à faire du Kung-fu est une activité intense mais qui me plaît et donc me semble très facile alors que j’y ai passé deux fois plus de temps !

À la lumière de ce concept, si les langues que vous parlez sont toute distante du chinois, il est certain qu’il faudra passer un certain temps avant d’être capable de pouvoir pleinement lire un journal chinois.

Mais ça, c’est bien une question de distance, pas de difficultés.

Ainsi une question mieux formulé pourrait être :

Quelles sont les difficultés du chinois pour un francophone ?

L’écriture comme motivation

Nos appréciations relatives à l’écriture chinoise sont souvent inexactes parce que nous surestimons les difficultés de son apprentissage.

En réalité c’est la longueur du parcours qui est un inconvénient, car c’est vrai il faut un certain temps pour un Français pour apprendre tous les caractères nécessaires à la lecture d’un journal.

Cependant l’écriture est un facteur de motivation et parfois le principal facteur de motivation de certaines personnes.

En effet, si on considère qu’il faut connaître plus ou moins 3000 caractères pour lire un journal chinois, quand on commence à peine à apprendre et que par exemple on connaît seulement 8 caractères. Ça signifie qu’il en reste encore 2992, et au lieu d’être démoli, généralement on se sent très fier d’en reconnaître déjà quelques-uns.

Très souvent, cette fierté génère une motivation qui fait qu’on veut en apprendre davantage. Il y a une valorisation via l’accomplissement de cet acte.

Il est intéressant de savoir que bon nombre de professeur de l’enseignement supérieur ont fait carrière dans le chinois du fait justement de cette motivation lié à l’écriture.

Donc il y a un aspect “défie” qui est directement lié aux caractères chinois.

Défi qui aujourd’hui, avec le développement de nouvelles pédagogies et stratégies didactiques, permet d’allier le meilleur de l’enseignement traditionnel et des découvertes récentes, rendant l’apprentissage des sinogrammes de plus en plus aisé et accessible.

La prononciation

Pour ceux qui ne parlent que le français ou les langues européennes, et qui apprennent le chinois, généralement la première difficulté c’est les tons du chinois.

Il y en a seulement 4 et pourtant ils posent problème.

Là encore, la notion de langue distante va influencer l’acquisition de la prononciation.

En réalité c’est la même raison qui fait qu’on se demande pourquoi les enfants ont plus de facilité à apprendre les langues étrangères que les adultes.

Les recherches actuelles démontrent que les adultes n’arrivent pas à reconnaître certains sons à cause de l’environnement dans lequel ils évoluent depuis des années.

En effet, le cerveau est façonné par deux choses :

-l’environnement

-le programme génétique

Le programme génétique lui, permet aux neurones de se connecter les uns aux autres, il construit des chemins neuronaux.

L’environnement lui, utilise ces chemins, en y faisant circuler des messages.

Un bébé, dispose d’une quantité de chemins disponible, qui n’attendent qu’une chose : être activé.

Quand il entend un son français, le message va emprunter un chemin (neuronale).

Quand il entend un son chinois, puisque l’information est nouvelle, elle va donc emprunter une autre route disponible.

Cependant, les routes du cerveau, sont comme les chemins dans la nature, c’est-à-dire qu’il faut les entretenir.

Ainsi quand l’enfant entend encore des mots en français, les routes se creusent, elles sont renforcées.

En revanche, si l’enfant n’entend plus de Chinois, car autour de lui, personne ne parle chinois. On suppose que la route neuronale va être de moins en moins renforcée, et petit à petit va être moins efficace pour faire circuler les informations, et finir par disparaître.

Représentation des chemins neuronaux

Enfin, si des années plus tard, l’enfant entend du chinois, l’information ne pourra plus passer par cette route précédente qui est désormais inutilisable.

Notez bien que ça ne veut pas dire que cet enfant, ni un adulte, ne sera pas capable d’apprendre le chinois, ça veut juste dire que ça va demander un peu plus d’efforts et de temps.

A ce sujet, les progrès technique et pédagogique en la matière font que l’acquisition de ce genre de compétences est beaucoup plus rapide et ludique aujourd’hui qu’il ne l’a jamais été.

Dédramatiser le chinois

L’avantage de comprendre que le chinois n’est pas une langue plus difficile qu’une autre mais que c’est seulement une langue distante, c’est qu’on dédramatise l’apprentissage du chinois.

En effet, si on dit que le chinois c’est difficile, tout de suite dans la tete, on met une barrière.

Il est bien connu que tout nouvel apprentissage c’est un cheminement et une amélioration progressive.

Si on dit que le chinois c’est difficile, dans ce cas-là, on n’a même pas fait le premier pas qu’on se met déjà un blocage.

Tandis que si on parle de langue distante, à ce moment-là, on invite au voyage, on attise la curiosité.

Et comme lors de tout voyage, on sait bien que sur le trajet il y aura des difficultés, car il y toujours des imprévus, mais on continuera car on veut aller jusqu’à la fin. Car quand on voyage c’est bien pour découvrir quelque chose ou se réaliser.

Quand on prend l’initiative d’apprendre la langue d’une culture aussi distante et spéciale qu’est le chinois, on va forcément découvrir des choses et en apprendre sur soi. Croyez-moi sur parole !

Les facilités du chinois

On notera au passage, qu’on ne mentionne presque jamais les avantages et facilités du chinois. C’est sans doute pour les mêmes raisons que dans la presse, les mauvaises nouvelles attirent davantage l’attention (si tout va bien à quoi ça sert qu’on en parle…).

Et pourtant, les avantages du chinois sont nombreux et pèsent lourd dans la balance.

Tout d’abord, le nombre de syllabes possibles en chinois est d’environ 1200, comparé aux 8200 syllabes anglaises, cela semble plus aisé.

Mais, justement, ce qui est encore plus facile par rapport aux autres langues, ça reste la grammaire :

-pas de conjugaison de verbes irrégulier

-pas d’exception

-pas de pluriel

-pas d’articles : “de”, “the” ou “die/das/der”

Simplicité des temps :

En chinois, on exprime seulement 3 aspects : passé, présent ou futur en rajoutant une particule. Voilà, c’est tout ! 🙂

Pas de genres !

En effet, en tant que francophone, les genres sont intégrés dans notre tête, mais en réalité, il n’y a aucun indice et aucune raison de pourquoi tel ou tel objet est féminin ou masculin. Et c’est perturbant quand on sait qu’en espagnol certaine chose sont en réalité d’un genre diffèrent du français :

El coche (le voiture) / la voiture

El color (le couleur) / la couleur

El diente (le dent)  / la dent

Les faux débutants

Certains débutants pourraient avoir une opinion différente concernant la facilité de la grammaire chinoise. En réalité, c’est simplement car quand on débute une activité, il faut toujours un temps pour s’habituer.

Le temps justement de comprendre la “logique chinoise”. On pourrait dire que c’est un “coup de main” à prendre, qui une fois acquis, devient automatique.

Autres avantages

Imaginons que vous ayez le projet de partir à la découverte des cultures d’Asie et faite le plan de traverser la chine en deux mois en sac à dos.

Savoir dire des choses simples comme :

-Bonjour, je m’appelle Marc

-je viens de France

-Enchanté de faire votre connaissance

Ce genre de choses peut s’apprendre en moins d’une heure.

Juste le fait d’avoir quelques bases en chinois peut vous ouvrir tellement de portes, parce que les chinois apprécient beaucoup de voir quand les occidentaux font un effort pour apprendre leur langue et leur culture.

Apprendre de simple phrase comme celle-ci va complètement changer votre expérience.

Voyager à travers toute l’Asie en sac à dos, ils sont de plus en plus nombreux à le faire. Le dernier que j’ai vu était un italien qui avait décidé de faire le tour de chine en vélo. Point de départ Shanghai.

Si ceci peut se produire après quelques phrases apprises en une heure, imaginez le résultat après deux mois ou un semestre à apprendre le chinois !

Bien entendu si vous vous préparez pour faire du commerce ou pour suivre des cours à l’université en chine, ou passer le HSK, quelques mois ne seront pas suffisants, mais plus vous en connaîtrez et mieux vous arriverez à vos objectifs.

De par mon expérience, il y a tellement de choses qui sont perdues ou omises lors des traductions. Les communications entre occident et chine sont souvent tenues en parallèle. Les Français disent ce qu’ils disent, les Chinois disent ce qu’ils disent, mais ils ne sont jamais vraiment en train de se connecter et communiquer entre eux. Les discussions ne sont pas réellement établies.

Bien sur, si vous faites du commerce en Chine, vous pouvez passer par un traducteur, mais ne pas pouvoir comprendre et vous exprimer en chinois avec vos clients, c’est un terrible désavantage.

Juste en passant par quelqu’un d’autre, vous perdez 25% de votre efficacité, c’est littéralement jeter un quart de vos ventes par la fenêtre.

Sans compter que les communautés chinoises sont présentes dans tous les pays du monde. Il m’est arrivé plein de fois de faire un meilleur usage du chinois quand j’étais à Athènes, à Budapest ou à Buenos Aires que de l’anglais.

Apprendre le chinois est très amusant

Les gens sont tellement concentrés sur les pseudos-difficultés de la langue qu’on ne fait pas attention au fait qu’on peut vraiment passer de bons moments et même s’éclater à apprendre le chinois.

Je me rappelle d’avoir fait pas mal de jeux durant mes cours de chinois et c’était vraiment drôle comment on arrivait à jouer avec les mots, parfois c’est même aller jusqu’au fou rire.

Aussi, je vois le neveu d’un ami qui apprend le chinois, il a commencé il n’y a pas tout à fait deux ans. Il peut se débrouiller à commander dans les restaurants, se déplacer sans problème dans les transports en commun, échanger par téléphone avec son professeur, etc.

Il ne parle pas encore couramment, mais son chinois a un très bon niveau “pratique”, il peut répondre à n’importe quelle demande.

Le mot de la fin

En réfléchissant une minute, j’ai été le témoin de centaines d’entrepreneurs venu de tout pays pour faire du commerce en Chine et s’en sortir en chinois alors qu’ils ne sont presque pas capables de le lire. Ça prouve bien que c’est une langue plus accessible qu’on veuille nous faire croire. Au fond, la difficulté du chinois n’est pas plus importante que dans les autres langues.

La réalité c’est que le chinois est une langue “distante“, c’est-à-dire qu’elle ne partage aucune racine avec nos langues européennes. Par conséquent, c’est une langue qui, pour un adulte dont la langue maternelle n’est pas asiatique, au niveau débutant, demandera une attention supplémentaire.

Il faudra en effet comprendre la logique chinoise, apprendre des mots qui ne ressemblent en rien au français, former son oreille à la sonorité du chinois et s’habituer à prononcer les tons. Faire tout ceci n’est pas difficile mais ça demande du temps.

Personnellement pour moi la vraie difficulté du Chinois, c’est de trouver un bon professeur ou un bon système qui donne une méthodologie approprié aux particularités du chinois et qui sache transmettre le savoir nécessaire.

Ceci n’est pas aisé car les chinois dont c’est la langue natale ne comprennent pas toujours les difficultés des non natifs et la plupart des occidentaux s’attachent trop à la théorie car au final, l’expérience de terrain est très limité.

L’idée est donc de trouver le bon équilibre entre la partie théorique qui est très importante, et de l’associer à la réalité de terrain afin de rendre l’apprentissage plus accessible et s’améliorer de manière plus concrète.

C’est tout l’objet de ce blog 😉

Voilà, j’espère que ce (long) article vous aidera à mieux aborder le chinois. Pensez à le partager avec vos amis qui se posent la question ! 🙂

Et n’oubliez pas de partager l’article ! 🙂

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