Pourquoi le coronavirus a changé le défi + nouvelle approche linguistique

Protection contre le Corona virus dans un hôpital chinois
Protection contre le Corona virus dans un hôpital chinois

Depuis ces dernières semaines, l’épidémie du coronavirus a eu un impact bien plus considérable que ce que tout le monde pensait.

Fin décembre début janvier au moment où je rentrais en France, l’épidémie n’était pas encore concrète et le virus pas clairement identifié.

À Shanghai je me rappelle encore qu’une amie me disait « j’ai lu ce matin qu’apparemment il y a la grippe qui coure à Wuhan, ça pourrait venir à Shanghai, couvre-toi bien, n’attrape pas froid » .

Qui aurait pu prédire l’ampleur des dégâts et que maintenant toute la planète est concernée ?

Ce matin encore un de mes contacts au Japon qui travaille avec Toyota, me disait que cette célèbre compagnie japonaise a carrément fermé une de ces usines qui normalement acheminent ses pièces détachées vers la chine. À l’heure actuelle, quand il y a un impact en Chine, toute la planète en ressens les effets.

Même en France ou dans n’importe quel pays d’Europe, aujourd’hui en février 2020, si vous allez dans une pharmacie ou une quincaillerie, si vous trouvez un masque de protection, je vous paye un verre.

À plus petite échelle, cela a aussi un impact sur mon apprentissage de Coréen.

En effet si vous vous rappelez mon défi d’apprendre le Coréen en 12 mois garanti via l’approche naturelle, je l’avais commencé quand j’étais encore en Chine.

Pour pouvoir utiliser cette méthode, il faut s’arranger pour avoir une grande fréquence dans les échanges linguistiques en tête à tête.

J’avais commencé à former un bon petit réseau avec des amis coréens et les échanges commençaient à bien porter leur fruit. Malheureusement j’ai dû quitter la chine à cause de mon visa et entre-temps l’épidémie a rendu toute rencontre dangereuse et tout retour vers la chine très difficile.

À contre cœur, situation oblige, je n’ai d’autres choix que d’abandonner le défi avec cette nouvelle approche…

Mais (c’est le seul moment où on est content quand il y a un ‘mais’, même si je dois abandonner le défi via cette approche, je n’ai pas abandonné d’apprendre le coréen… 😊

Le tout est de savoir rebondir

J’ai vraiment adoré appliquer l’approche naturelle et j’ai eu la chance de trouver des personnes qui étaient plutôt douées dans ce genre de méthode.

Ce qui est génial c’est que les progrès sont notables, l’approche est super-motivante, on est très actif durant la pratique et un point très surprenant c’est que très tôt on arrive à obtenir ce que j’appelle la «néo sensation ».

C’est-à-dire cette sensation très particulière quand la langue s’intègre profondément dans notre tête. Quand on sort du cours, tous les mots qui flottent dans notre esprit sont dans la langue cible. Comme si la langue avait été téléchargée dans notre cerveau, comme dans le film Matrix quand Néo se réveille et dit ‘‘Je connais le Kung Fu « .

Quand on a ce genre d’expérience, on n’a pas envie de changer de système, on veut continuer et avec la même qualité. Cependant, force majeur oblige, je ne peux pas continuer puisque je ne suis plus dans la même ville et que là où je suis maintenant, la population coréenne est quasiment inexistante.

Je sais qu’en général quand quelque chose vient perturber l’organisation de départ, la majorité des gens abandonne tout d’un seul coup !

Ils ne supportent pas de ne plus avoir la même qualité ou juste d’être perturbé et ils arrêtent tout, purement et simplement.

 Cette attitude étant générée par le souci de perdre du temps en passant d’une méthode à une autre. Ils se disent qu’il vaut mieux attendre que la situation soit rétablie pour continuer à nouveau.

rester focus malgré les aléas
rester focus malgré les aléas

Personnellement je pense que quand on veut vraiment quelque chose, on trouve toujours un moyen.

Aussi, dans les langues ce qui paye, c’est la régularité. Donc la clef c’est déjà de commencer ! Même si on n’a pas la meilleure méthode.

Effectivement quand on est habitué à rouler à 100 km /heure, dès qu’on passe à 75 km/heure , on a l’impression d’être super lent alors que 75 c’est une bonne vitesse. Mais est-ce une raison pour s’arrêter sur le bord de la route ?

Un proverbe chinois dit : « N’ai pas peur d’avancer lentement, crains seulement de t’arrêter

C’est exactement ma philosophie !

Si je n’ai pas de voiture pour aller à la gare, alors même si ça me prend plus de temps, je préfère partir plusieurs tôt et y aller en vélo plutôt que de louper mon train et de manquer l’opportunité d’un beau voyage.

Aujourd’hui il y a des moyens technologiques qu’il n’y a jamais eu auparavant et l’instruction des langues est de plus en plus abordable.

N’ayant plus le même environnement, ces jours-ci j’ai donc réfléchi à deux options :

– continuer d’appliquer l’approche naturelle mais en ligne, avec Skype par exemple

Ou

– Changer complètement d’approche

Observant la situation sanitaire et les nouvelles conditions internationales se degrader, tout ça cumulé va rendre momentanément les échanges linguistiques en réel ou en virtuelle plutôt difficile. J’opte alors pour changer d’approche.

Il me faut un système qui me permet d’étudier et pratiquer la langue à n’importe quel moment de la journée et à n’importe quel endroit.

Même langue, Nouveau défi, Nouvelle approche

Même si en France nous avons tous eu des notions d’anglais quand nous etions à l’école, j’étais incapable de saisir quelconque information orale ou écrite si elles étaient en anglais.

Le jour où mon anglais a decollé, c’est quand je me suis mis à l’étudier par moi-même. À ce moment mon approche était plutôt intuitive, et au final mon plan a très bien marché. Idem pour l’espagnol.

Quand j’ai appris le chinois, ca a été completement different. Les strategies valable pour des langues proche ne fonctionnait pas pour apprendre une langue lointaine comme le chinois. De plus pour être vraiment efficace sur le terrain professionnel, j’ai compris que les cours de fac et vivre dans le pays n’étaient pas suffisants. J’ai donc au fil du temps essayé différentes méthodes et fait quelques (bons d’accord, Énormément…) d’erreurs et perdu beaucoup de temps.

Toujours avide d’améliorer mes langues et curieux d’apprendre de nouvelles stratégies, j’ai voulu tester des méthodes qui sont utilisées dans la communauté des polyglotes.

Dans la communauté, il n’y a presque personnes qui est spécialisé dans les langues asiatiques, mais justement je souhaite voir si d’autres techniques seraient adaptables ou modifiables pour mieux apprendre le coréen, japonais, chinois ou autres langues lointaine.

Il faudra sans doute casser la tirelire mais si c’est productif alors allons-y !

Première mission : trouver de bon support pédagogique

Ayant un parcours universitaire et connaissant la qualité des manuels scolaires locales pour les Occidentaux qui apprennent le chinois, je me suis dit que les manuels de Coréen de la fac de Séoul pourraient être une bonne base.

Ce sentiment m’a été confirmé par des connaissances qui sont en Corée.

Donc aussitôt dit, aussitôt fait ! J’ai cherché et réussi à me procurer les manuels et CD de l’université de Séoul.

Cependant la petite douche froide, c’est que ce genre de manuel est fait pour être encadré par un professeur de fac. L’utiliser tout seul en autodidacte me paraît impossible.

Par la suite, j’ai entendu que le centre culturel Coréen ‘’King Sejong institute’’ de Shanghai, pour promouvoir la culture coréenne, donnait des cours gratuits de coréen jusqu’au niveau intermédiaire.

Quel chance !

Je me suis donc rendu là-bas, mais j’ai été refusé car les cours avaient commencé une semaine ou deux avants. Il me fallait donc attendre 3 ou 4 mois plus tard qu’il recommence une nouvelle classe.

Le plus drôle c’est que la nouvelle session n’avait pas été programmé, donc ça pouvait commencer peut-être même dans 6 mois…

Pour un établissement qui veut promouvoir la culture coréenne et attirer du monde en offrant des cours gratuits, refuser des élèves est plutôt illogique. Mais vu que la responsable du programme voulait faire du zèle et sans doute faire de moi un exemple, même après plus d’une heure de discussion dans leur bureau, elle n’a toujours pas voulu me laisser integrer les cours. Bien que ce soit un centre pour promouvoir la culture coréenne, la responsable de l’organisation est chinoise, et généralement les chinois font preuve de flexibilité et sont souvent d’accord de negocier, mais cette personne étant tellement borné, je n’ai eu d’autre choix que de m’incliner.

Et pour couronner le tout, quelque temps plus tard le Corona Virus faisait rage dans toute la chine et bientôt l‘Asie et le reste du monde.

Qu’est-ce que je pouvais faire ?

Rester chez moi et attendre 6 mois que les choses changent.

Trop peu pour moi ! J’ai donc cherché des cours en ligne.

De belles surprises

Comme j’ai un emploi du temps très chargé, ce que je cherche c’est généralement un enseignement qui m’amène de la base jusqu’à un niveau avancé via un parcours déjà tracé.

Bien souvent les cours qui sont offerts sur Youtube ou en ligne, sont souvent des petits conseils non organisés et c’est dur d’apprendre correctement une langue dans ces conditions ou alors ça va prendre des années.

En regardant sur le net français, anglais et chinois, j’ai testé pour les ressources suivantes :

(La majorité des ressources que j’ai choisie sont en anglais)

‘Talk To me in korean’, c’est fait par une équipe de Coréen à Séoul, ils sont jeunes, dynamiques et expliquent bien. Le seul inconvénient c’est qu’au moment ou j’ecris ces lignes, les cours sont divisés en plusieurs niveaux mais l’ordre à suivre n’est pas défini. Donc je recommande leur leçon en complément d’autre chose.

‘‘90 days Korean » , fait par un groupe d’américains et de Coréen qui ont créé leur petite plate-forme. Les leçons sont organisés suivant un ordre logique, et tout au long de l’apprentissage une équipe est disponible pour vos questions, un coaching est disponible et une communauté sur l’ensemble de la plate-forme est disponible ainsi qu’un forum.

Leur cours sont principalement sous forme écrite et j’aurai préféré des vidéos, mais je m’y suis fait et la plateforme est très vivante et surtout à l’écoute. C’est assez familial, si je puis dire, par exemple dans les jours qui ont suivi mon inscription, l’équipe m’a envoyé un message personnel en vidéo, et les autres membres des messages privés. Donc on sent qu’on est entouré. On n’est pas laissé sur le bord de la route une fois la méthode achetée, ça fait plaisir.

‘Coréen élémentaire’ de Thierry Laplanche et Ji Hyun Kim.

Le livre est expliqué très en détails, très intéressant et pour certaines traductions il est bon d’avoir une bonne ressource en français.

Et la cerise sur le gâteau, j’avais entendu parler d’un programme intéressant pour avoir une conversation de 15 minutes dans n’importe quelle langue en seulement 3 mois.

Je me suis donc inscrit aussi dans ce programme de Benny Lewis.

À la différence des autres, ce programme n’est pas spécifique au Coréen, c’est aussi pour ça que j’étais très curieux. Aussi l’inscription se fait à date fixe, j’étais pile au bon moment, je prends ça pour un signe, alors je me suis lancé aussi.

La valeur ajoutée de Benny, c’est qu’il encourage les gens a se jeter a l’eau et a chercher a parler le plus tot possible. L’idee étant que plus vous parlez, plus vous etes au contact de la langue. Au fil du temps, avec assez d’exposition, vous finirez par avoir une certaine maitrise de la langue. Sachant que la methode est surtout basé pour etre actif a l’oral, c’est plus fun et donc il y a moins de chance que vous abandonniez. C’est un peu l’idée du systeme.

Pour l’oral

J’ai entendu que beaucoup de gens utilisent la platform Italki. C’est une platform comme Facebook qui permet de trouver quelqu’un pour faire un échange linguistique ou une leçon en ligne en temps réel.

Les personnes qui enseignent sur la plate-forme sont partagé entre des professionnels certifiés qui sont formés pour enseigner les langues étrangères, et les tuteurs communautaires qui sont des natifs ou d’un niveau avancent qui aident par le biais du tutorat instantané ou de la pratique orale.

Cours de langue par vidéo conférence
Cours de langue par vidéo conférence

Ce type de cours offre de nombreux avantages comme par exemple d’avoir le choix entre une multitude de professeurs. Ce qui est commode c’est que si on n’est pas satisfait de son prof du moment, on peut en changer ou en prendre plusieurs.

Les horaires des cours sont flexibles puisqu’on s’organise avec le professeur ou le tuteur. Et c’est nettement moins cher qu’un professeur en présentiel. Cependant ça dépendra des qualifications de la personne et les prix varient entre 4 et 40 dollars américains de l’heure.

Évidemment encore faut-il que la qualité vidéo et du micro soit bonne mais je pense que c’est largement jouable.

Je vois beaucoup d’avantage à utiliser une telle plate-forme, cependant il va falloir faire un peu de recherche pour trouver le professeur adéquat et aussi un petit budget.

Suivant vos objectifs et votre budget, il y a aussi des plates-formes très proches d’Italki qui permettent d’être mis en relation avec des personnes qui souhaitent aussi faire des échanges linguistiques, mais cette fois c’est gratuit.

L’avantage est bien entendu financier, et si vous tombez sur les bonnes personnes vous pouvez faire des merveilles et même former votre partenaire à vous enseigner de la manière que vous aimez.

L’inconvénient majeur de telle plate-forme c’est que puisque les personnes ne sont pas rémunérées, certains ne seront pas à l’heure pour les rendez-vous, peut-être moins coopératif lors des cours et peu structuré…

Payer un cours ne donne pas la garantie que ça se passera exactement comme vous le voulez, mais les probabilités sont plus hautes. Parmi les plates-formes gratuites on peut penser à Speaky, Papora, Langage share, etc. Les plates-formes ont chacune leur manière de procéder et leur charme, ça dépendra de vos goûts. Il ne reste plus qu’à tester.

Le mot de la fin

Effectivement ça fait beaucoup de ressources mais quand on veut vraiment une chose il faut s’en donner les moyens. Le but c’est de parler Coréen maintenant et d’être opérationnel sous quelques mois. Pas dans 10 ans.

J’ai donc pris des ‘actions massives !’

J’ai commencé depuis 2 semaines et demie. Je suis les programmes du mieux que je peux et j’attends de voir les résultats au bout des 3 mois.

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